Une mission historique

Comme l’enseigne l’histoire de l’Académie, l’étude de l’homme et le progrès des sciences et de la raison sont les missions historiques confiées à l’Académie des sciences morales et politiques.

Les « sciences morales et politiques » sont apparues au XVIIIe siècle dans la mouvance des Lumières, d’abord portées par l’activité de « clubs »  – comme le Club de l’Entresol fréquenté par Montesquieu – et d’Académies de province qui proposent des sujets de concours comme « Le progrès des sciences et des lettres n’a-t-il pas contribué à corrompre ou à épurer les mœurs ? »  (Académie de Dijon, 1750) dont Jean-Jacques Rousseau fut le lauréat.

Lorsqu’elle est restaurée par ordonnance royale après avoir été suspendue par Napoléon, la classe des « sciences morales et politiques » est constituée en Académie en 1832 pour

 

  • Cultiver les sciences morales et politiques en commun
  • Propager hors de son sein l’étude et le développement
  • Fille des lumières, raffermir les lumières et la raison
  • Contribuer au perfectionnement et au rayonnement des « SHS »

La restauration de la classe des smp par ordonnance royale sous le nom d’asmp le 26 octobre 1832
Il s’agit alors, sous la Monarchie de juillet, de constituer les sciences morales et politiques en un corps savant destiné à les cultiver en commun, à en propager, hors de son sein, l’étude et le développement, et de « seconder le progrès de l’intelligence humaine sans redouter ses égarements » en s’attachant à raffermir les lumières et la raison

La loi de programme n°2006-450 du 18 avril 2006 pour la recherche, en son article 35, précise que les académies ont pour mission de contribuer à titre non lucratif au perfectionnement et au rayonnement des lettres, des sciences et des arts.

 

Cette visée concerne au sens large l’éducation de la personne et du citoyen

Le site de l’académie présente l’originalité de l’asmp et le besoin auquel elle répond en des termes qui rejoignent la visée de la formation par la recherche de la personne et du citoyen :

  • Eclairer les enjeux et défis du présent avec recul et sagesse pour préparer l’avenir
  • Accompagner le développement des savoirs en favorisant le dialogue des disciplines
  • Articuler la réflexion et l’action par des conseils et des propositions
  • Produire un discours scientifique total étendu à toutes les formes d’activités humaines
  • Favoriser le perfectionnement (dimension éthique et civique) des civilisations
  • Etudier et comprendre l’humain dans sa dimension personnelle et collective

Pourquoi avons-nous besoin d’une Académie des sciences morales et politiques ? 

Son rôle : « éclairer, avec le recul et la sagesse que lui confèrent ses statuts et son histoire, les enjeux et les défis du temps présent, en vue de préparer l’avenir. »

Sa vocation : « accompagner le développement de ces savoirs qui ont renouvelé notre regard sur l’homme, sa vie en société et son rapport au monde, en favorisant le dialogue entre toutes les disciplines engagées dans ces recherches ».

Son originalité : « associer à ce travail de réflexion une finalité pratique, à l’articulation de la réflexion et de l’action, qui s’exprime aussi bien dans les conseils que sollicitent d’elle les décideurs politiques que dans les propositions qu’elle leur soumet dans l’intérêt de notre pays. »

Son champ : « répond à l’ambition des encyclopédistes de produire un discours scientifique total, étendu à toutes les formes d’activité humaine, aussi bien les modes de vie (les mœurs, d’où l’adjectif « morales », dont fait aujourd’hui partie l’éthique) que l’organisation des sociétés et de la Cité (les institutions politiques).

Sa dimension civique : « puisqu’en dégageant les grandes lois présidant à l’évolution des civilisations humaines, les philosophes des Lumières entendaient contribuer à leur perfectionnement. La Révolution reprend à son compte cette démarche intellectuelle, née dans les salons et les clubs de réflexion. En 1795, les sciences morales et politiques donnent leur nom à la deuxième classe de l’Institut de France, supprimée en 1803 par Bonaparte », restaurées en 1832 par Guizot sous la forme d’une Académie « pour seconder et diriger les idées nouvelles » :

Une réponse à l’entrée dans un âge de mutations : « dans un siècle marqué par l’instabilité politique et les mutations économico-sociales de l’âge industriel, le caractère utilitaire de ces savoirs apparaissait plus que jamais évident », qui touche à l’humain et à la personne : « L’objet d’étude de l’Académie des sciences morales et politiques est donc tout ce qui se rapporte à l’humain, envisagé aussi bien dans sa dimension personnelle que collective. »

 

L’identité de l’académie la dispose à construire un regard transversal – mobilisant l’apport croisé des disciplines – sur l’homme, la société et ses transformations

 

 

Règlement

 

Liste des prix par classement thématique

 

Prix de l’Institut

 

Prix à concourir en 2019 (classement par jury d’attribution)

 

Prix et palmarès par année