Prix Louis Cros

Le prix Louis Cros a été créé en 2003, sous l’égide de l’Académie des sciences morales et politiques, par convention avec le Comité Universitaire d’Information Pédagogique (CUIP), en hommage à la mémoire de Louis Cros. Celui-ci fut inspecteur général de l’Instruction publique pendant plus d’un demi-siècle, fondateur du CUIP, créateur de l’Institut Pédagogique National et des Centres régionaux et départementaux de documentation pédagogique, président honoraire des Centres d’entraînement aux pédagogies actives (CEMEA), directeur de l’Administration générale et financière du ministère de l’Education nationale. Il a toujours été soucieux de concevoir une politique d’éducation qui assure l’accès de tous au savoir et à la culture. Il a également été le premier, en France, à identifier le phénomène mondial qualifié d’ »explosion scolaire », à en prédire l’ampleur, à analyser sa nature et à en discerner la portée politique.

En sa mémoire, le prix Louis Cros récompense, annuellement, l’auteur ou les auteurs d’un ouvrage ou d’un travail universitaire (thèse soutenue avant la date de forclusion) édité ou non, rédigé exclusivement en français. Le jury apprécie particulièrement les travaux susceptibles d’éclairer non seulement les spécialistes et les praticiens, mais également le grand public, sur les enjeux et les défis contemporains de l’éducation et de la formation.

Informations détaillées sur le Prix Louis Cros sur le site du CUIP

Le jury

Jury ad hoc composé de membres de l’Académie et du CUIP.
Après examen des dossiers de candidature par une commission de présélection au CUIP, le jury se réunit à l’Académie pour la délibération finale.

Les lauréats

2019 – partagé entre :

  • Mara Donato di Paola, pour sa thèse, « Enseigner les Lettres au XIXe siècle. Histoire sociale et politique comparée des professeurs de l’enseignement secondaire public en Belgique et en Italie », soutenue en  2018 à l’Université Libre de Bruxelles.
  • Bénédicte Girault, pour sa thèse Mémoires d’un ministère. Une analyse secondaire de l’enquête orale du Service d’histoire de l’éducation (c.1950-c.2010), soutenue en 2018 à l’Université de Cergy-Pontoise ;
  • Edenz Maurice, pour sa thèse « Faire l’école dans une « vieille colonie » », soutenue en juin 2018 à l’Institut des Sciences politiques (CERI) de Paris.

2018 – partagé entre :

  • Dounia Lahoual, pour sa thèse Conceptualiser les activités constructives et le développement du sujet capable : le cas de la médiation à l’art orientée jeune public dans un musée d’art moderne et contemporain, soutenue le 22 juin 2017 à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis ;

  • Paul Lehner, pour sa thèse Les conseillers d’orientation dans l’enseignement secondaire (1959-1993) : un métier « impossible » ?, soutenue le 4 mai 2017 à l’université Paris-Nanterre ;

  • Nguyen Thuy Phuong, pour son ouvrage L’école française au Vietnam de 1945 à 1975. De la mission civilisatrice à la diplomatie culturelle, Amiens (Encrage), 2017.

2017 – partagé entre :

  • Ghislain Leroy, pour sa thèse Figures de l’enfant et pratiques des maîtres de l’école maternelle contemporaine, soutenue le 14 mars 2016 à l’Université Paris-Descartes ;

  • Jean Rakovitch,  pour sa thèse Makarenko, l’écrivain, le combattant et le pédagogue: fiction(s) et pédagogie, soutenue le 20 octobre 2016 à l’Université Louis-Lumière Lyon 2 ;

  • Chiara Diana, pour sa thèse L’éducation préscolaire en Égypte (1981-2011) : une sociohistoire de la construction sociale de la petite enfance, soutenue le 25 septembre 2015 à l’Université d’Aix-Marseille.

2016 – partagé entre :

  • Charles Coustille, pour sa thèse Antithèses. Thèses d’écrivains français aux XXe et XXIe siècles, thèse de doctorat soutenue en novembre 2015 (EHESS, Northwestern University Ill.) ;

  • Matthieu Devigne, pour sa thèse Classe de guerre. Une histoire de l’École entre Vichy et République. 1938- 1948, thèse de doctorat soutenue en novembre 2015 (Université Paris-Sorbonne) ;

  • Nicolas Charles, pour son ouvrage Enseignement supérieur et justice sociale. Sociologie des expériences étudiantes en Europe, Paris (La Documentation française), 2015.

2015 – partagé entre :

  • Pierre Clément, pour sa thèse de doctorat, sous la direction de Bertrand Geay, soutenue à l’Université de Picardie Jules- Verne, Réformer les programmes pour changer l’école ? Une sociologie du champ du pouvoir scolaire ;

  • Amélie Duguet, pour sa thèse de doctorat, sous la direction de Sophie Morlaix, soutenue à l’Université de Bourgogne, Les pratiques pédagogiques en première année universitaire : description et analyse de leurs implications sur la scolarité des étudiants ;

  • Alexandre Fontaine, pour son ouvrage Aux heures suisses de l’école républicaine. Un siècle de transferts culturels et de déclinaisons pédagogiques dans l’espace franco-romand, Paris (Demopolis), 2015.

2014 – partagé entre :

  • Joanie Cayouette-Remblière, pour la publication de sa thèse Le marquage scolaire. Une analyse « statistique ethnographique » des trajectoires des enfants de classes populaires à l’école, soutenue en 2013 à l’École des Hautes Études en Sciences sociales ;

  • Stanislas Morel, pour son ouvrage, L’école dessaisie. La médicalisation de l’échec scolaire, Paris (La Dispute), 2014 ;

  • Vanessa Pinto, pour son ouvrage À l’école du salariat. Les étudiants et leurs petits boulots, Paris (PUF), 2014.

2013 – partagé entre :

  • Séverine Kakpo pour son ouvrage Les devoirs à la maison. Mobilisation et désorientation des familles populaires, Paris (PUF), 2012 ;

  • Damiano Matasci, pour la publication de sa thèse L’école républicaine et l’étranger. Acteurs et espaces de l’internationalisation de la « réforme scolaire » en France (1870- première moitié du XXe siècle), soutenue le 23 mars 2012 à l’Université de Genève.

2012

  • Sophie Orange, pour sa thèse L’autre supérieur. Aspirations et sens des limites des étudiants en BTS,  soutenue à l’Université de Poitiers.

2011 – partagé à parts égales entre :

  • Gwenaëlle Joët pour sa thèse Le sentiment d’autoefficacité en primaire : de son élaboration à son impact sur la scolarité des élèves ;

  • Ugo Palheta pour sa thèse L’enseignement professionnel dans l’école massifiée.

2010 – partagé à parts égales entre :

  • Geoffroy Lauvau pour sa thèse Rationalité économique, rationalité académique. Le devenir de l’université face aux exigences de la justice sociale dirigée par Alain Renault soutenue le 11 décembre 2009 à l’Université Paris – Sorbonne ;

  • Laurence Martin pour sa thèse La startégie de Lisbonne et l’économie de l’éducation : vers l’émergence d’un cadre juridique européen des services de l’éducation ?, dirigée par Renan Le Mestre soutenue le 11 février 2010 à l’Université de Nantes.

2009 – partagé à parts égales entre :

  • Bruno Robbes, pour sa thèse Du mythe de l’autorité naturelle à l’autorité éducative de l’enseignant : des savoirs à construire entre représentations et action, soutenue le 2 juillet 2007 à l’Université Paris X – Nanterre ;

  • Céline Labrune-Badiane, pour sa thèse Processus de scolarisation en Casamance : rythmes et logiques (1860-1960), soutenue le 8 décembre 2008 à l’Université Paris VII.

2008

  • Manon Pignot, pour sa thèse Allons enfants de la patrie ? Filles et garçons de la Grande Guerre : expériences communes, construction du genre et invention des pères (France, 1914-1918), soutenue à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (17 décembre 2007).

2007 – partagé entre :

  • Ludivine Thiaw-Po-Une, pour son ouvrage L’État démocratique et ses dilemmes. Le cas des Universités, Paris (Hermann), 2007 pour trois-quarts du prix ;
  • Sylvain Grandserre, pour son ouvrage École : droit de réponses. Lettres d’un jeune maître d’école, Paris (Hachette), 2007 pour un quart du prix.

2006 – partagé à parts égales entre :

  • Isabelle Dumez-Féroc, pour sa thèse Imaginaires des usages du réseau Internet. Les modes d’appropriation enfantine du média ;
  • Bénédicte Gendron, pour son essai Le capital émotionnel en éducation. Un essai conceptuel.

2005 – partagé à parts égales entre :

  • Cypora Petitjean-Cerf, pour L’école de la dernière chance. Un an en classe-relais, Paris (Stock), 2005 ;
  • François Muller, pour son Manuel de survie à l’usage de l’enseignant (même débutant), Paris (L’Étudiant), 2004.

2004 – partagé à parts égales entre :

  • Agnès Villechaise-Dupont et Joël Zaffran, maîtres de conférence en sociologie à l’Université de Bordeaux II – Victor Ségalen, pour leur ouvrage Illettrisme : les fausses évidences (éd. L’Harmattan) ;
  • Yassine Zouari, chercheur au laboratoire des sciences de l’éducation, pour sa thèse Modernité et pédagogie. Le cas du système éducatif tunisien, soutenue à l’Université de Rouen.