Olivier GRENOUILLEAU
(né le 20 avril 1962, à Rumilly, Haute-Savoie)
Élu le 29 avril 2024, dans la section Morale et sociologie, au fauteuil laissé vacant par le décès de Jean Baechler
Fauteuil n°2

Carrière – Œuvre – Activités académiques – Ouvrages déposés en séance
Carrière
De formation historienne, ouvert aux diverses sciences de l’Homme et de la société, Olivier Grenouilleau s’est peu à peu forgé une méthode originale afin de comprendre de grandes questions de la sociologie historique. Il est un chercheur, un enseignant et un expert du système éducatif. Ses travaux portent sur de nombreux sujets, en rapport avec des questions éthiques. Après avoir étudié de multiples et parfois originales facettes de la modernité occidentale, il s’oriente vers l’étude de cette modernité en tant que telle, du Néolithique à nos jours.
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Il enseigne d’abord dans le secondaire (1985-1995), en collège et en lycée, comme professeur certifié d’histoire et géographie (1985) puis agrégé de l’université (1988).
Il soutient son doctorat d’histoire, en 1994, à l’université de Rennes II Haute-Bretagne : « Négoce maritime et monde moderne. Le milieu négrier nantais du milieu du XVIIIe siècle à 1914. Contribution à l’étude des rapports entre dynamique sociale et histoire » (4 volumes, dont pour les sources et les documents, 890 pages). Présidé par Louis Bergeron (Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, EHESS), le jury est aussi composé des Professeurs Alain Croix, directeur de thèse (Rennes II), Jean-Clément Martin (Nantes), Jacques Marseille (Paris I) et André Lespagnol (Rennes II). La mention très honorable, à l’unanimité, avec les félicitations du jury, lui est attribuée. L’habilitation à Diriger des Recherches est soutenue en 1997, à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Elle porte sur « Les structures du changement ». Le jury est composé de Louis Bergeron, Directeur d’habilitation (Directeur d’études à l’EHESS), Guy Chaussinand-Nogaret (Directeur d’études à l’EHESS), ainsi que des Professeurs Alain Plessis (Paris X), Alain Croix (Rennes II) et François Crouzet (Paris IV- Sorbonne). La mention très honorable, à l’unanimité, avec les félicitations du jury, lui est attribuée.
Olivier Grenouilleau est successivement maître de conférences (1995-1999) et Professeur des universités (1999-2006) à l’université de Lorient. En 1999, il intègre l’Institut universitaire de France comme membre junior (1999-2004). En délégation au CNRS en 2006-2007, il est élu Professeur des universités à l’Institut d’Études Politiques de Paris (2007-2009). Devenu Inspecteur Général de l’Éducation nationale en 2009, il est aussi, jusqu’à sa retraite, en 2025, directeur de recherche au Centre Roland Mousnier et membre de l’École Doctorale de Paris-IV Sorbonne.
Olivier Grenouilleau a enseigné à tous les niveaux, depuis la classe de sixième, au collège, jusqu’au post-doctorat, en France et à l’étranger, où il a été invité à de multiples reprises pour des conférences. Il a travaillé à la rédaction de manuels scolaires, rédigé des articles sur le système éducatif, fondé une collection pour la préparation des concours d’enseignement, et une autre afin de promouvoir la culture générale historique, élément important de la formation de l’individu et du citoyen. L’organisation de colloques internationaux, la direction d’ouvrages collectifs, la participation à des comités éditoriaux de revues, témoignent du rôle qu’il accorde à la dimension collective de la recherche.
Ses axes de recherche se sont progressivement enrichis. Une démarche intellectuelle de nature spiralaire (il étudie un phénomène, puis un autre, connecté au premier mais différent – en passant, par exemple, de l’esclavage, forme d’activité contrainte, au travail en général) l’a incité à étudier des phénomènes toujours plus larges. Il est ainsi passé de l’étude du capitalisme maritime (nantais, français et européen) des XVIIe-XXe siècles, à la traite (un type de capitalisme maritime), puis aux traites (VIIIe-XXe siècles), aux esclavages (depuis le Néolithique) et à leurs abolitions. Le capitalisme maritime a conduit à interroger le marché (Et le marché devint roi, 2013) et « l’économie morale ». Les abolitions (comme moment dans l’histoire des idées dans le monde occidental, comme radical réformisme d’un point de vue politique, comme recombinaison des liens entre sacré et profane, comme élément des relations internationales …) ont posé les questions de la « grande moralisation du monde » et de « l’ingérence d’humanité » ; l’esclavage a soulevé celle du travail … À cela s’ajoutent quelques « pas de côté » : une biographie intellectuelle de Saint-Simon (en liens avec la question du passage entre Ancien Régime et monde moderne), un livre sur les petites patries (qui subsistent et se recombinent alors que se constitue l’État-nation moderne), un ouvrage sur Noël (dans ses rapports, sur la longue durée avec la modernité occidentale) …
Les travaux sur le négoce maritime ont essayé de résoudre les grandes questions des rapports entre dynamique sociale et dynamique économique, commerce colonial et développement de l’Europe, négoce et industrialisation, en étudiant les négoces nantais, français et européens (sans se limiter au seul modèle britannique) du local au global, à travers leurs stratégies commerciales, éducatives, sociales, politiques, culturelles … et leurs rapports à l’État. Concernant Nantes, le port européen où la traite a joué le plus grand rôle, Olivier Grenouilleau s’est intéressé aux armateurs négriers, à leurs familles et à leur évolution sur la longue durée, afin de voir ce qu’ils ont fait de « l’argent de la traite ». Une démarche impliquant le croisement de la microhistoire (étude d’individus) et l’analyse quantitative (mise en série de deux cent familles et de plusieurs centaines de personnes, selon les principes d’une démarche prosopographique processuelle). Toutes les sources publiques (nantaises et parisiennes) utiles sont pour cela consultées, ainsi que plusieurs dizaines de mètres linéaires de papiers privés totalement inédits conservés par des familles ayant eu des armateurs parmi leurs ancêtres. Le travail montre que la traite a favorisé l’essor et l’enrichissement d’une bourgeoisie négociante. Un facteur souvent fort négligé dans les études anglo-saxonnes, à savoir celui des relations entre traite et dynamique sociale, se trouve ainsi mis en avant. Les liens entre traite et dynamique économique sont plus mitigés. Du fait de l’univers culturel du négociant, de l’évolution du négoce négrier nantais et des modalités de son emprise sur sa cité et sa région, les bénéfices tirés de la traite furent assez peu productifs pour l’économie de Nantes et de la basse Loire. Une forte et réelle dynamique sociale s’y accompagna de phases de croissance économique, sans forcément conduire à une puissante dynamique en termes de développement économique.
L’histoire des traites, des esclavages et de leurs abolitions était fortement compartimentée, par thèmes, régions, périodes. Ces domaines étant fermés les uns autres, on pouvait écrire qu’avec un taux de profit moyen annuel autour de 10%, la traite ottomane au XIXe siècle ne pouvait avoir joué un rôle économique quelconque, alors que des décennies de travaux, dans le cas de l’Europe occidentale de l’époque moderne, avaient conduit, avec des taux de profit souvent bien plus faibles, à soulever la question du rapport entre traite et révolution industrielle. Abordant toutes ces questions sur la longue durée, Olivier Grenouilleau rectifie nombre d’idées reçues. Se refusant à trier parmi les victimes des traites négrières, toutes méritant la même attention, il étudie les traites dans leur ensemble. Le pluriel (les traites) ne vise pas à les réduire à l’identique (on ne compare jamais deux choses identiques) mais à saisir leurs dynamiques et la manière dont chaque système évolue, plus ou moins connecté aux autres. Il tente ensuite d’élaborer une définition de l’esclavage qui soit fiable, quelle que soit l’époque et le lieu. Car on ne peut combattre un système (toujours présent) qu’en sachant le définir et le connaître. Ce faisant, il revisite nombre d’aspects. Il montre, par exemple, que l’affranchissement résulte aussi de la manière d’agir de l’esclave, qu’il n’est pas « gratuit » et le fait du seul maître, même s’il s’insère à chaque fois, quel que soit le lieu et l’époque, dans des stratégies de reproduction des systèmes esclavagistes. Les abolitions sont étudiées dans leurs dimensions morales, politiques, économiques, culturelles, philosophiques, théologiques … Le rapport du christianisme à l’esclavage fait l’objet d’une synthèse unique, depuis la Bible et les premiers chrétiens jusqu’à nos jours, soulignant les insuffisances de lectures souvent manichéennes.
« L’économie morale » est appréhendée, sur la longue durée, avec l’étude des argumentaires pour et contre le marché, depuis Aristote, à travers le monde occidental. L’invention du travail rappelle que le travail n’est nullement condamné dans la Bible, que le rapport des Anciens au travail est plus complexe qu’on ne veut souvent le dire, et qu’il en va de même pour la plupart des questions relatives à ce sujet, depuis « l’invention » du travail attribuée au Néolithique jusqu’aux perceptions wébériennes et marxiennes du travail. Les travaux sur l’abolitionnisme éclairent les origines du « devoir d’ingérence » pour raisons humanitaires, ainsi que le jeu complexe entre droits de l’Homme et intérêts nationaux…
D’un point de vue méthodologique, les recherches d’Olivier Grenouilleau s’articulent autour de trois principes directeurs : la longue durée, une approche compréhensive et globale.
Initialement spécialiste des XVIIIe et XIXe siècles, il élargit peu à peu le champ temporel de ses investigations, en incluant les temps médiévaux et anciens. Même lorsqu’ils portent sur un « moment » (la « découverte » de l’Afrique intérieure occidentale, vers 1795-1830) ou sur un homme (Saint-Simon), ses recherches sont articulées à une approche globale.
Les qualificatifs d’histoire globale, totale ou mondiale fleurissent aujourd’hui. Par effet de mode, ils servent parfois à qualifier des travaux n’ayant pas grand-chose à voir avec ces termes emblématiques ; lesquels ne sont pas toujours définis. Parfois utilisée comme cheval de bataille contre l’histoire dite traditionnelle, qu’il faudrait déconstruire et désoccidentaliser, l’histoire dite mondiale est aussi généralement mise en œuvre par des équipes de dizaines de chercheurs. L’approche globale telle que la pratique Olivier Grenouilleau se refuse à ces positionnements, avant tout idéologiques. Son originalité réside dans les méthodes mises en œuvre. Dans le fait d’associer et de mettre en relations l’ensemble des éléments constitutifs d’un même objet d’étude, à diverses échelles (de l’individu au global), ainsi qu’en étudiant cet objet dans toute sa durée, depuis son émergence jusqu’à ses terminaisons récentes. Tout en passant de l’analyse à la mise en perspective théorique (car l’on part d’abord des faits). Ce qui, outre le fait de dépasser les frontières thématiques classiques (le culturel, le social, le religieux …) conduit à franchir celles liées au découpage du temps en quatre périodes. Globale, cette approche l’est aussi par la volonté d’associer la diversité des sciences sociales et humaines. En fonction des sujets, sont ainsi tout à tour mobilisés l’histoire, l’économie, la sociologie, le droit, la philosophie, la théologie … Avec Max Weber, Olivier Grenouilleau reste persuadé, qu’une approche, en sociologie historique, doit être compréhensive. C’est-à-dire consacrée à l’étude de la manière dont les hommes percevaient le monde et y agissaient. Ce qui peut servir à décrypter le présent, mais nullement à l’expliquer. Fort heureusement d’ailleurs. Car, sinon, cela voudrait dire que notre monde est conditionné par son passé. Ce qui reviendrait, contre toute logique, à dénier toute liberté d’action aux acteurs de l’histoire et de l’univers social. Et à oublier que les sciences de l’homme et de la société ont avant tout, insiste Olivier Grenouilleau, pour objet la recherche de la manière dont les hommes usent de cette liberté.
Des années de recherche, un long compagnonnage avec des spécialistes d’époques différentes, ainsi qu’une démarche intellectuelle de nature spiralaire, permettent de mener à bien ce programme colossal. La méthode s’apparente à celle de la sociologie historique, dans ses dimensions macroscopiques, théoriques et relationnelles. Avec l’ambition d’essayer de comprendre de grandes questions. Peut-on penser une définition de l’esclavage valide au-delà de la diversité des sociétés et des époques ? Comment comprendre les phases de moralisation du monde ? Comment définir la modernité occidentale ? Les outils heuristiques utilisés sont le plus souvent empruntés à ou construits à partir de l’univers sociologique : l’histoire compréhensive définie par Max Weber, l’analyse configurationnelle chère à Norbert Élias, la systémique, ou bien le concept de schéma d’organisation fonctionnelle qui associe l’idéal-type wébérien, la mécanique sociale et le mouvement historique … Un exemple illustre ce croisement des disciplines. Il s’agit de la notion d’embeddedness ou d’enchâssement. Mise en avant par un économiste (Karl Polanyi) ouvert à la sociologie, ensuite revisitée par un sociologue regardant vers l’économie (Mark Granovetter), et aujourd’hui largement usitée en sociologie des réseaux, cette notion sert à Olivier Grenouilleau à sa réflexion sur la définition de la modernité.
Quel que soit le sujet d’étude (traites, esclavages, abolitions, capitalisme maritime, marché, travail …) étudié par lui, des notions reviennent en effet (archaïsme, modernité, rationalité, utilité, morale …) qui interrogent la modernité occidentale à partir de facettes différentes. Relationnel mais susceptible d’effets d’entrainement le débordant largement, le capitalisme maritime était-il archaïque ou moderne ? Comment définir l’utilité (wébérienne) de l’esclavage ? En fonction de conceptions générales relatives à l’évolution des sociétés (faisant alors de la persistance de l’esclavage une sorte d’archaïsme dans un monde de plus en plus moderne) ; à partir, dans une démarche « compréhensive », des avantages que certains de ses acteurs (les « maîtres ») pouvaient en retirer ; ou bien en comparant l’esclavage à d’autres systèmes d’exploitation du travail, à travers le temps et l’espace, afin de mettre en avant ce que son « utilité » pouvait ou non avoir de spécifique ? À chaque fois, les réponses sont nuancées. En partie parce que chaque domaine, à chaque époque, voit s’agencer des éléments empruntant à des temporalités et cinétiques différentes.
Présente dans chacun des textes d’Olivier Grenouilleau (la thèse, en 1995, porte comme sous-titre Contribution à l’étude des rapports entre dynamique sociale et histoire), la question de la modernité occidentale est mise en toute lumière lors de la réflexion menée autour de « L’invention du travail » (Cerf, 2022). Fidèle à sa démarche, à la fois spiralaire et globale, qui incite à étudier des phénomènes toujours plus larges, il étudie désormais la question de la modernité occidentale dans sa globalité.
Car une question se pose : à quelle modernité faut-il se référer ? À celle née à la jointure entre les XVIIIe et XIXe siècles, autour d’Adam Smith, du libéralisme économique et de la Révolution industrielle ? Mais n’est-ce pas là confondre l’une des phases de la modernité occidentale, celle l‘amenant à son climax, et le phénomène dans son ensemble ? Si l’équation classique, modernité = valorisation du travail est exacte, alors, en effet, il faut remonter plus en avant dans le temps, aux origines mêmes de la civilisation occidentale. Pour Olivier Grenouilleau (article dans Odysseus, 2023), il n’y a pas, pour le monde occidental, de pré-modernité, de modernité et de postmodernité, mais un processus de disjonction des différentes sphères de l’humain qui s’appelle modernité. La fin, aujourd’hui, du processus de disjonction des sphères de l’humain (conséquence logique de la modernité et non « postmodernité »), favorise l’établissement de ces sphères disjointes en ensembles concurrentiels, ainsi que la dissolution des liens politiques et sociaux. C’est la raison pour laquelle Olivier Grenouilleau pense que la sociologie historique de la dynamique de la modernité occidentale peut, par le détour du temps long, contribuer à réinterroger le présent.
Œuvre
Olivier Grenouilleau a publié une trentaine de livres, écrit près de 90 articles (revues scientifiques et chapitres d’ouvrages collectifs) et rédigé une centaine de comptes rendus d’ouvrages.
Livres publiés
- La Révolution française, Paris, Le Cerf, 2025.
- Le Néolithique, Paris, Le Cerf, 2024.
- Noël. Toute une histoire, Paris, Le Cerf, 2024
- L’invention du travail, Paris, Le Cerf, 2022.
- Christianisme et esclavage, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 2021.
- Mémoires d’un négrier. Joseph Mosneron Dupin, (1748-1833), Paris, Le Cerf, 2021.
- Nos Petites Patries. Identités locales et État central, en France, des origines à nos jours, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 2019.
- Fortunes de mer, sirènes coloniales. Économie maritime, colonies et développement : la France, vers 1660-1914, Paris, CNRS Éditions, 2019.
- Quand les Européens découvraient l’Afrique intérieure. Afrique occidentale, vers 1795-1830, Paris, Tallandier, 2017, Texto 2021.
- La révolution abolitionniste, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 2017.
- Qu’est-ce que l’esclavage ? Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 2014, folio 2021.
- (Avec Jacques Annequin), Esclavages. De Babylone aux Amériques, Paris, La Documentation photographique, 2014.
- Et le marché devint roi. Essai sur l’éthique du capitalisme, Paris, Flammarion, 2013.
- (Dir.), Esclaves. Une humanité en sursis, Rennes, PUR, 2012.
- (Dir.), Dictionnaire des esclavages, Paris, Larousse, 2010.
- (Avec Michel Hermann), Le cri des Africains. Regards sur la rhétorique abolitionniste, Houilles, Manucius, 2009.
- Histoire de l’esclavage, Paris, Plon, 2008. Traduction portugaise.
- (Dir.), Abolir l’esclavage. Un réformisme en action (France, Suisse, Portugal, XVIIIe-XIXe siècles), Rennes, PUR, 2008.
- (Dir., avec Pieter Emmer), A Deus ex Machina Revisited. Colonial Trade and European Economic Development (1500-1940), Leyde, Brill, 2006.
- (Dir.), Lorient, la Bretagne et la traite (XVIIe-XIXe siècles), Musée de la Compagnie des Indes, Lorient, 2006.
- Les traites négrières. Essai d’histoire globale, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 2004, folio 2006, traduction italienne (Il Mulino, 2006).
- (Dir.), From Slave Trade to Empire. Europe and the Colonisation of Black Africa (1780-1880), Londres, Routledge, 2004 (réédition 2015).
- Nantes. Histoire d’une ville, Quimper, Pallantines, 2003, nombreuses rééditions. Nouvelle publication, Ouest-France, Rennes, 2018.
- Les traites négrières, Paris, La Documentation française, 2003.
- Saint-Simon (1760-1825). L’utopie ou la raison en actes, Paris, Payot, 2001.
- La démocratie aux États-Unis et en Europe de 1918 à 1989, Paris, Bréal, 2000.
- Nantes au temps de la traite des Noirs, Paris, Hachette, 1998. Réédition 2008.
- La traite des Noirs, Paris, PUF, Que sais-je ? 1997. Rééditions 1998, 2018.
- Les négoces maritimes français XVIIe-XXe siècle, Paris, Belin Sup, 1997.
- L’argent de la traite. Milieu négrier, capitalisme et développement : un modèle, Paris, Aubier, 1996, réédition, 2009.
- Moi, Joseph Mosneron, armateur négrier nantais (1748-1833). Portrait culturel d’une bourgeoisie négociante au siècle des Lumières, Rennes, Apogée, 1995.
Numéros spéciaux de revues
- « Le temps des abolitions », codirection avec Michel Porret du dossier de Beccaria. Revue d’histoire du droit de punir, IV, 2018 (publié en 2019).
- « Traites et esclavages : vieux problèmes, nouvelles perspectives ? », Outre Mers, Paris, second semestre 2002.
Activités éditoriales
- Fondateur et directeur de la collection La bibliothèque à remonter le temps, aux éditons du Cerf.
- Membre du comité de rédaction du Journal of Global History (Cambridge University Press).
- Membre du Conseil scientifique d’Outre Mers (ancienne Revue Française d’Histoire d’Outre-Mer).
- Conseiller scientifique pour Bois d’Ebène, film de Moussa Touré (2016).
- Membre du Centre National du Livre (commission sciences humaines, 2010-2014).
- Codirecteur de la collection « L’Autre et l’Ailleurs » (Bruxelles, 2007-2010, avec Bouda Etemad).
- Membre du comité éditorial des Presses Universitaires de Rennes (2002 – 2007).
- Fondateur et directeur de la collection « Amphi. Comprendre, rechercher, s’entraîner » (histoire moderne et contemporaine, Paris, Bréal, 1999-2003), pour la préparation du Capes et de l’Agrégation.
Invitations à l’international et expertises
- Conférences invitées : Cambridge (Trinity College), Londres, Vigo, Ploiesti, Edmonton, Montréal, Ottawa, Toronto, Pittsburgh, Harvard (Mass.), Yale, Leyde, Genève, Lausanne, Florence, Venise, Bruxelles …
- Professeur invité au département d’histoire économique de l’université de Genève (Centre Paul Bairoch), semestre d’automne 2010-2011. Professeur invité par la Faculté des Lettres et la Maison de l’histoire de l’université de Genève, printemps 2016.
- Congrès mondiaux. Chairman de la table ronde “Is there a global approach to history?”, World Congress of Historical Sciences (Amsterdam, 2010) ; co-chairman de “The Right of intervention for humanitarian reasons” (World Congress of Historical Sciences, Jinan, Chine, 2015) …
- Expertises pour l’Agence nationale de la recherche (ANR), Le Haut Conseil à l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES, ex-AERES), l’AIRD (Agence inter-établissement de recherche pour le développement), le Social Sciences and Humanities Research Council of Canada, les Agences belge, flamande et portugaise de la Recherche Scientifique. Membre de The European Science Foudation College of Expert Reviewers …
Monde de l’entreprise
- Référent de l’inspection générale pour les Entretiens Enseignants / Entreprise (Institut de l’Entreprise (2017-2019).
- Auditeur à l’Institut des Hautes Études de l’Entreprise (2002-2003).
- Expert consultant pour la chaîne Public Sénat (2006-2008).
Autres académies
Membre titulaire de l’Academia Europaea (depuis 2007), de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de Loire (2012), de l’Académie catholique de France (2018), de l’Académie des sciences d’outre-mer (2018).
Prix
- 2023 Prix Louis Marin de l’Académie des sciences morales et politiques pour L’invention du travail, Paris, Le Cerf, 2022.
- 2022 Prix Pierre-Antoine Bernheim du livre d’histoire religieuse, Académie des inscriptions et belles-lettres, pour Christianisme et esclavage, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 2021.
- 2020 Prix Guy Lasserre de l’Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux pour Fortunes de mer, sirènes coloniales, Paris, Éditions du CNRS, 2019.
- 2018 Prix Guizot-Institut de France et prix de l’Académie des sciences d’outre-mer pour La révolution abolitionniste, Paris, Gallimard, 2017.
- 2015 Prix Gobert d’histoire de l’Académie française pour Qu’est-ce que l’esclavage ? Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 2014.
- 2014 Prix Jean Sainteny de l’Académie des sciences morales et politiques pour Qu’est-ce que l’esclavage ? Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 2014.
- 2011 Prix du documentaire, Académie littéraire de Bretagne et des Pays de Loire pour le Dictionnaire des esclavages (Paris, Larousse, 2010).
- 2004/2005 Prix de l’essai de l’Académie française, prix du livre d’histoire du Sénat, prix Chateaubriand pour Les traites négrières. Essai d’histoire globale, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 2004.
- 2004 Prix de l’Académie de Bretagne pour Nantes, Histoire d’une ville, Quimper, Pallantines, 2004.
Décoration
Officier dans l’Ordre des Palmes académiques.
Activités académiques
Notice
- Notice sur la vie et les travaux de Jean Baechler, séance du lundi 10 octobre 2025
Autres travaux
- Dans le cadre des conférences « Regards sur l’égalité, un semestre avec les académiciens », conférence, le 9 avril 2025, sur le sujet : « Abolir l’esclavage : une question d’égalité ? ».
- Dans le cadre du cycle d’étude Del Duca sur « L’avenir de la démocratie » : « De la démocratie, ici et maintenant », 22 septembre 2025.
Cérémonie d’installation d’Olivier GRENOUILLEAU et Lecture de la notice sur la vie et les travaux de Jean BAECHLER (1937-2022)
Cérémonie d’installation d’Olivier Grenouilleau et Lecture de la notice sur la vie et les travaux de Jean Baechler (1937-2022) L’Académie…
« De la démocratie, ici et maintenant. Le prisme de l’école » Audition d’Olivier GRENOUILLEAU dans le cadre du cycle d’études sur l’avenir de la démocratie
L’académicien Olivier Grenouilleau a été auditionné par le groupe de travail « Philosophie de la démocratie » piloté par Chantal Delsol dans…
Accueil d’Olivier Grenouilleau à l’Académie
Olivier Grenouilleau, élu le 29 avril 2024, au fauteuil 2 de la section Morale et Sociologie, laissé vacant par le…

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