Réflexions complémentaires sur le programme de l’année 2023 consacré à « La bonne gouvernance »

Synthèse de la séance de clôture du programme 2023 du lundi 11 décembre

Le Président a rappelé brièvement que le concept de la « bonne gouvernance », comme d’ailleurs l’expression elle-même, est récent.

« C’est dans les années 1970 que le concept apparaît, appliqué au secteur privé d’abord puis aux questions de développement, avant de devenir une référence essentielle pour la gestion publique à tous les niveaux, local, régional, national, multilatéral et mondial.
Les communications de l’année ont été organisées pour permettre à notre compagnie d’explorer le tableau de la « bonne gouvernance » dans toutes ses dimensions contemporaines, publique et privée, allant de l’entreprise et des collectivités décentralisées à la gouvernance mondiale.
Nous avons pu entendre en procédant à cette exploration méthodique :

  • Cinq anciens Premiers Ministres, dont deux de la France et trois de pays étrangers ;
  • Six Présidents, actuels et anciens, d’entreprises privées de dimensions mondiales, parmi lesquels quatre Français, dont l’un de nos confrères, et deux étrangers ;
  • Cinq dirigeants d’institutions multilatérales, régionales et mondiales, dont deux anciens Directeurs généraux du FMI, parmi lesquels l’un de nos confrères ;
  • Trois Gouverneurs et anciens Gouverneurs de Banques centrales, dont deux Français, parmi lesquels l’un de nos confrères et un étranger.
  • Enfin, quatre consœur et confrères nous ont en outre confié leurs expériences, leurs analyses et leurs recommandations. Chacun aura reconnu notre chère professeure de l’Université de Pékin, notre emblématique Ambassadeur de France, le Président fondateur d’un colloque mondial et d’un think tank également mondial, enfin notre cher et regretté Jean Baechler.

Nous avons par ailleurs consacré quatre sessions à des questions d’actualité.

  • La guerre en Ukraine,
  • la transition énergétique,
  • l’intelligence artificielle,
  • enfin, aujourd’hui même, la guerre entre le Hamas et Israël et la question de la Palestine.

Huit de nos confrères doivent être particulièrement remerciés pour nous avoir éclairés sur ces questions si importantes. Cette innovation a été très appréciée.
S’agissant de gouvernance publique mondiale, nous sommes à la croisée des chemins, nous ont dit plusieurs communicants. Comme Jean Baechler nous l’a suggéré, il n’y a pas aujourd’hui d’accord (très loin de là) sur ce qu’est une gouvernance « bonne », contrairement à ce qui était le cas dans les années 1990 et au début des années 2000. Comme Kant, cité récemment par Henry Kissinger, le notait dans Vers la paix perpétuelle, celle-ci peut advenir selon deux cheminements : soit celui de la lucidité, ex ante, et de la sagesse humaine, soit celui de catastrophes d’une telle ampleur qu’elles ne laisseraient pas d’autre choix, ex post, à l’humanité.

C’est ce second embranchement qu’il nous faut absolument éviter, nous ont dit nos conférenciers.

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