L’atelier d’écriture au temps du coronavirus

 

Le Labo des histoires a fait du confinement un défi créatif 

Le Labo des histoires, structure associée à la Fondation pour l’écriture abritée par l’Académie, développe des ateliers d’écriture sur l’ensemble du territoire grâce à ses antennes régionales. Charles Autheman, son délégué général, présente la manière dont en quelques semaines, le labo a mobilisé ses ressources, le savoir-faire de ses équipes et le talent de ses intervenants pour s’adapter à une situation exceptionnelle.

  • Est-ce que le confinement a interrompu les ateliers d’écriture sur le territoire ? Avez-vous été amené à proposer d’autres formes d’activités ? 

Le confinement est une période pleine de paradoxes. Pour une association qui propose habituellement des ateliers d’écriture collectifs, il est évident que l’organisation des activités est chamboulée. Dans quelques cas, nous sommes parvenus à proposer des ateliers à distance, mais pour la majorité, nous avons essayé de proposer d’autres activités. Par exemple, avec l’Institut pour la Photographie, nous avons proposé d’écrire à partir de photos recueillies dans le cadre d’une collecte participative. C’est le projet « Si j’étais« .

 

Tous les mercredis, dans la rubrique #mercredinumerique, nous diffusons sur notre site internet et les réseaux sociaux des tutoriels pour apprendre à utiliser des applications innovantes d’aide à l’écriture comme BDnF ou Framapad.

  • Pouvez-vous nous donner des exemples de cet accompagnement à distance… et d’ateliers en téléprésence ?

Pour les projets avec un nombre de participants relativement contenu, nous avons dans certains cas réussi à faire la bascule vers des ateliers numériques en téléprésence. C’est le cas par exemple avec le Théatre du Nord et la jeune auteure Haïla Hessou. Dans l’atelier qu’elle anime « Dans ma famille aussi, il y a des héros », les participants ont pu écrire et échanger leurs textes par skype tout en restant confinés chez eux. Elle revient sur cette expérience d’atelier virtuel dans un article.

  • La situation que nous vivons serait-elle, finalement, l’occasion de mettre en valeur l’importance de l’activité d’écriture chez les jeunes et de favoriser sa reconnaissance ? 

Pour notre association, il était en effet important que dans le foisonnement des initiatives qui sont apparues à la suite du confinement, l’écriture des jeunes soit présente. Pour beaucoup de parents qui, soudainement, se retrouvent à accompagner l’école à la maison, l’écriture n’est peut-être pas l’activité la plus simple à mettre en place. Toutefois, nous pensons qu’avec un peu d’accompagnement, la période actuelle peut être bénéfique pour changer le regard que chacun porte sur l’écriture. C’est pourquoi nous avons mis en ligne une série de dossiers thématiques pour accompagner les pratiques d’écriture. Il y en a pour tous les goûts, de Boris Vian au patrimoine en passant par les Océans ou les intelligences du futur. Ces dossiers peuvent également être utilisés de façon autonome par des jeunes désireux d’écrire ou par des parents souhaitant proposer des activités d’écriture, notamment dans le cadre de la continuité éducative. 


 

 

 

 

En outre,  dans la rubrique « Nos intervenants vous proposent », nous élargissons et diversifions encore la palette des propositions créatives : ateliers, concours d’écriture, défis et appels à textes y fleurissent, à distance et parfois « en live » comme on dit, en enrôlant les réseaux sociaux dans ces aventures de la créativité littéraire…  

Les actions du Labo des histoires durant le confinement s’inscrivent dans la dynamique #CultureChezNous du ministère de la Culture.

 

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