[16 décembre 2019] Philippe Hayez : Sapere aude ! Le renseignement, une politique nationale indispensable et exigeante

 

Séance ordinaire du 16 décembre 2019

Allocution de présentation de Philippe Hayez

par M. Georges-Henri Soutou, Président de l’Académie

 

Cher Monsieur,

Après une maîtrise en droit des affaires à Paris I et le cursus de Sciences Po Paris, vous entrez à l’ENA en 1985.
À votre sortie, vous intégrez la Cour des Comptes où vous accomplissez toute votre carrière jusqu’à aujourd’hui : vous y êtes devenu conseiller maître en 2005.
Par détachement, vous avez été affecté à différents postes au ministère des Affaires étrangères et au ministère de la Défense.

En 2000 vous êtes détaché à la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), d’abord auprès de son directeur général, Jean-Claude Cousseran, puis comme directeur adjoint à la Direction du renseignement. Au commencement était l’action ; mais ensuite, à partir de 2007, vous donnez un cours sur le sujet à l’École des Affaires internationales de Sciences Po Paris (PSIA). Depuis 2011, vous êtes responsable avec Jean-Claude Cousseran de la spécialité « Renseignement » de l’école en tant que conseiller scientifique. Vous y dispensez un cours avec Jean-Claude Cousseran jusqu’en 2016, puis avec le général Olivier Bonnet de Paillerets, commandant de la cyberdéfense à l’état-major des Armées.

Vous êtes l’auteur, outre de très nombreux articles et communications, de deux ouvrages, écrits avec Jean-Claude Cousseran :

  • Renseigner les démocraties, renseigner en démocratie — c’est le titre de votre cours — paru en 2015
  • Leçons sur le renseignement en 2017.

Je note également une contribution en 2018 à l’ouvrage de Pierre Pascallon, Rendre le renseignement plus efficace dans la lutte contre le terrorisme, intitulée : « La nécessité demain d’un pilotage plus affirmé de notre appareil de renseignement ».

En 1998, l’amiral Lacoste faisait paraître La culture française du renseignement, dans lequel il faisait le constat « que les universités anglo-saxonnes avaient produit une masse importante de travaux de qualité sur le renseignement et que nous étions très loin en France de disposer d’un savoir équivalent ». Vingt ans après, les choses ont grandement évolué et la « communauté du renseignement » est mieux prise en compte par les pouvoirs publics et s’est rapprochée, et vous y contribuez, du monde académique. Lequel s’est départi de certains préjugés et de beaucoup d’ignorance, tout en espérant que la loi d’archive du 15 juillet 2008 soit un jour assouplie…

Je vous laisse, Cher Monsieur, la parole afin que vous nous expliquiez ce que devrait être, aujourd’hui, dans un contexte international, politique, technique bouleversé, une politique publique du renseignement pour notre pays.

« Sapere aude ! Le renseignement, une politique nationale indispensable et exigeante »

par Philippe Hayez
Ancien directeur adjoint du renseignement de la DGSE, professeur à Sciences Po

Les séances ordinaires de l’Académie des Sciences morales et politiques sont ouvertes à toute personne intéressée, sans inscription préalable. Pour y assister, se présenter à la loge d’entrée du palais de l’Institut :

23, quai Conti – 75006 Paris.

L’horaire des séances ordinaires est fixé à 15 heures, sauf indication contraire.