Accueil d’Emmanuel DE WARESQUIEL à l’Académie

Le Président a ouvert la séance du lundi 16 juin 2025 en donnant lecture du décret du 2 juin 2025, signé du président de la République et approuvant l’élection d’Emmanuel de Waresquiel, élu le 5 mai 2025 au fauteuil n°4 de la section Histoire et Géographie, laissé vacant par le décès d’Emmanuel Le Roy Ladurie. Le Président lui a remis la médaille de l’Académie en signe de bienvenue.

Présentation d’Emmanuel de Waresquiel

Emmanuel de Waresquiel est né à Paris le 21 novembre 1957.

Ses débuts sont ceux de ses concours académiques. Il est ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, docteur en histoire sous la direction de Jean Tulard (Paris IV, 1996 : La chambre des pairs héréditaires de la Restauration : débat idéologique et pratiques politiques, 1789-1831), docteur habilité à diriger des recherches en décembre 2004 sur le thème Comprendre la Restauration 1814-1830 : le débat socio-politique des élites, idées et représentations. Son habilitation et sa thèse ont été publiées aux éditions Fayard : L’histoire à rebrousse-poil en 2005, Un groupe d’hommes considérables en 2006.

Il a été nommé en 1999, professeur à l’Ecole pratique des Hautes études (IVe section), avec le titre d’ingénieur de recherche hors classe. Il y a conduit un séminaire en iconographie politique sur la période contemporaine (Révolution, XIXe siècle), autour des rapports qu’entretiennent les textes et les images dans l’histoire des représentations sociales et politiques.

Il a publié une soixantaine d’articles scientifiques, participé ou présidé une trentaine de colloques internationaux et journées d’études, siégé dans une quinzaine de comités et jurys de thèse. Il dirige actuellement une équipe autour de la publication intégrale et critique des mémoires de Charles de Rémusat, l’une des figures de proue du libéralisme politique au XIXe siècle.

Il travaille depuis une trentaine d’années sur l’histoire des cultures et des représentations politiques, sociales, esthétiques des XVIIIe et XIXe siècles, sur la question de l’opinion publique, des mémoires révolutionnaires et contre-révolutionnaires, de leurs imaginaires, des institutions et de leurs symboles, du « concert européen », de la place des élites et de l’idée de « peuple », de l’expérience parlementaire sous la Révolution et la Restauration au regard des grands dogmes révolutionnaires et de leur postérité : indivisibilité de la nation, liberté, égalité, fraternité, laïcité, etc.

Ses ouvrages sur la Restauration et les monarchies constitutionnelles (Histoire de la Restauration ; Penser la Restauration), sur les Cent Jours (Cent jours. La tentation de l’impossible), sur les commencements de la Révolution française en juin 1789 (Sept Jours), sur ses mythes et leurs déformations de mémoires (Il nous fallait des mythes) sont autant de contributions à ses axes de recherches qui parfois trouvent certains échos dans notre actualité politique et sociale. Ses travaux universitaires l’ont conduit à siéger dans divers organismes institutionnels et autres comités de rédaction éditoriaux.

Il est également biographe. Il aborde dans ses biographies des thèmes proches de ceux de ses essais, déclinés sous l’angle singulier d’une « vie ». A ce titre il a publié plusieurs articles sur l’écriture biographique, sur les sources de l’historien, sur sa méthode, sur la construction de son récit autour de la notion de ce qu’il appelle le « récit analysé ».

Ses biographies du duc de Richelieu, de Talleyrand, de Fouché, de Marie-Antoinette et de Jeanne du Barry ont été salués par la presse comme par de nombreux prix littéraires et réédités à plusieurs reprises. Son Talleyrand et son Fouché sont aujourd’hui considérés comme des classiques.

Par tempérament et par goût, il a consacré en contrepoint de ses recherches plusieurs essais à des artistes (Félicie de Fauveau) et à des écrivains (Stendhal, Ligne, Constant, Nerval, Léautaud, Rigaud et Vaché, Zweig, Gracq) (J’ai tant aimé le soleil ; Entre deux rives). Il a publié des extraits de son Journal (Le temps de s’en apercevoir ; Tout est calme, seules les imaginations travaillent ; Rien ne passe, tout s’oublie), ses souvenirs d’enfance (Voyage autour de mon enfance) et plusieurs recueils de poésie, entre autres Brèves machineries du silence, au Cherche Midi éditeur en 1995. Il s’intéresse également à la botanique et a publié à ce titre une monographie sur le jardin classé de Kerdalo en Bretagne près de Tréguier et sur son « inventeur » Peter Wolkonsky (La Maison rustique, 1999).

Il a été en charge dans les années 1990 d’un département éditorial, directeur d’ouvrages et de collections chez Perrin, Tallandier et Larousse. Principales collections créées : « L’histoire en mémoires » (Perrin, 12 titres, dont les mémoires de Boni de Castellane dont il a assuré l’édition critique) ; « Textes essentiels » (Larousse, 21 titres, recueils de textes en sciences humaines). Il a dirigé chez Larousse de grands ouvrages collectifs : Le Siècle rebelle. Dictionnaire de la contestation au XXe siècle (1999), le Dictionnaire des politiques culturelles de la France, de 1958 à nos jours (2001, en coédition avec les éditions du CNRS) ; aux éditions de l’Iconoclaste : Mémoires du monde. Cinq siècles d’histoire inédite et secrète au Quai d’Orsay (2002) ; Mémoires de la France, deux siècles de trésors inédits et secrets à l’Assemblée Nationale (2006).

Il s’est beaucoup intéressé comme éditeur aux rapports des textes et de l’image et a été à ce titre commissaire scientifique de plusieurs expositions. Il a dirigé, coécrit et publié autour de ce thème divers catalogues d’exposition : Talleyrand ou le miroir trompeur (Somogy, 2005) ; Les lys et la république. Henri, comte de Chambord (1820-1883), (Somogy, 2013) ; et dernièrement, aux Archives nationales, Louis XVI, Marie-Antoinette et la révolution : la famille royale aux Tuileries,1789-1792, (Gallimard, 2023)

Il a été membre de la Commission d’avance sur recette du cinéma au CNC (Centre national du cinéma) de 1999 à 2001, membre du Conseil scientifique des Rendez-vous de l’Histoire de Blois de 2005 à 2012. Il a été nommé en 2010 par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, membre de la commission scientifique d’évaluation de la Maison d’histoire de France. Il a été chargé en 2011 de la rédaction d’un rapport scientifique au CMN (Centre des Monuments nationaux) sur l’aménagement muséographique des sites de la Sainte-Chapelle et de la Conciergerie.

Il a fondé et codirigé la Revue de la Société d’Histoire de la Restauration et de la Monarchie Constitutionnelle (1987-1996). Il est membre des comités de rédaction de la revue Commentaire et de la Revue des Deux Mondes, de la revue en ligne Napoleonica publiée par la Fondation Napoléon. Il a été critique régulier au Monde des livres dans les années 2000, chroniqueur régulier au quotidien La Croix (2019-2021) et au mensuel Historia (depuis 2017)

Il a rédigé une dizaine de préfaces, préside ou siège dans plusieurs prix littéraires : le prix de la Fondation Napoléon, le prix du livre d’histoire du château de Versailles, le prix Talleyrand, le prix Max Gallo créé en 2024. Il donne régulièrement des conférences en France et à l’étranger.

Il préside en Mayenne depuis 1997 une association a vocation culturelle déclarée d’utilité publique : les Arts réunis de la Mayenne. Il est membre de l’Académie du Maine, de l’Académie de Versailles, de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire. Chevalier des Arts et Lettres en 2005, chevalier de la Légion d’honneur en 2011.

Œuvre

Principaux ouvrages publiés :

  • Le duc de Richelieu, un sentimental en politique (Perrin, 1991, 498 p., nouvelle édition 2009, Grand prix Gobert de l’Académie française) 
  • Histoire de la Restauration, 1814-1830. Naissance de la France moderne (en collaboration avec B.Yvert, Perrin, 1996, 512 p., rééd. poche Perrin/Tempus, 2003) 
  • Talleyrand, le prince immobile (Fayard, 2003, 856 p., nouvelle édition augmentée. 2006, rééd. poche Tallandier/Texto, 2014, Grand prix de la Fondation Napoléon 2003, prix Thiers de l’Académie française, sélectionné parmi les dix meilleurs livres de l’année 2003 par Le Point et Lire)
  • L’Histoire à rebrousse-poil (Fayard, 2005, 190 p., rééd. poche Tallandier/Texto 2014)
  • Un groupe d’hommes considérables. Les pairs de France et la Chambre des pairs de la Restauration (1814-1831) (Fayard, 2006, 538 p.) 
  • Cent Jours. La tentation de l’impossible (mars-juillet 1815) (Fayard, 2008, 704 p., rééd poche Tallandier/Texto 2014, grand prix d’histoire de la Vallée aux loups 2009, prix des écrivains combattants 2009) 
  • Une femme en exil. Félicie de Fauveau (1801-1886) (Robert Laffont, 2010, 275 p. ; rééd. poche Robert Laffont/Documento, 2013, sous le titre Félicie de Fauveau. Portrait d’une artiste romantique
  • Talleyrand, dernières nouvelles du Diable (CNRS éditions, 2011, 214 p., prix Du Guesclin, prix des Ambassadeurs 2012) 
  • Entre deux rives. Dix écrivains devant la mort (L’Iconoclaste, 2012, 336 p.) 
  • Fouché, les silences de la pieuvre (Fayard-Tallandier, octobre 2014, 832 p., élu meilleure biographie de l’année 2014 par le magazine Lire, prix spécial de la biographie politique, prix du Cercle de l’Union, prix André Castelot, prix Essai France Télévisions 2015, prix du Mémorial de la ville d’Ajaccio) 
  • C’est la révolution qui continue ! La Restauration (1814-1830), (Tallandier, 2015, 430 p., rééd. poche sous le titre : Penser la Restauration 1814-1830, Tallandier/Texto, 2020) 
  • Juger la reine. 14-16 octobre 1793 (Tallandier, 2016, 350 p., rééd. poche sous le titre : Les derniers jours de Marie-Antoinette, Tallandier/Texto, 2020, prix Combourg, prix Brantôme 2017) 
  • Fouché, dossiers secrets (Tallandier, 2017, 318 p.) 
  • Le temps de s’en apercevoir, (l’Iconoclaste, 2018, 266 p., prix des Deux-Magots, prix Marianne 2019) 
  • J’ai tant vu le soleil. Pour Stendhal (Gallimard, 2020, 128 p.) 
  • Sept jours. 17-23 juin 1789. La France entre en révolution (Tallandier, 2021, 480 p., rééd. poche Tallandier/Texto, 2023, prix Jules Michelet) 
  • Tout est calme, seules les imaginations travaillent (Tallandier, 2021, 252 p.) 
  • Voyage autour de mon enfance (Tallandier, 2022, 184 p., prix Jean d’Ormesson 2022) 
  • Jeanne du Barry. Une ambition au féminin (Tallandier, 2023, 586 p., sélectionné parmi les 30 meilleurs livres de l’année 2023 par Le Point, Prix de la biographie de la ville d’Hossegor 2024)
  • Il nous fallait des mythes. La révolution et ses imaginaires de 1789 à nos jours (Tallandier, 2024, 446 p.)
  • Rien ne passe, tout s’oublie (Tallandier, avril 2025, 222 p.)

Éditions de textes :

  • Lettres d’un Lion. Correspondance inédite de Georges Mouton, comte de Lobau,1812-1815 (Nouveau Monde éditions, 2005)  
  • Mémoires et correspondances du prince de Talleyrand (Bouquins, Robert Laffont, 2007)

Principaux articles scientifiques (avec comité de lecture) :

  • 1.« Note sur la fonction sociale et politique du portrait sous la Restauration. Le cas Clermont-Tonnerre ». Revue de la Société d’histoire de la Restauration et de la Monarchie Constitutionnelle, n°1, 1987, pp. 83-91.
  • 2.« Le duc de Richelieu et le comte Decazes d’après leur correspondance inédite pendant le congrès d’Aix-la-Chapelle (septembre-novembre 1818) ». Revue de la Société d’histoire de la Restauration et de la Monarchie Constitutionnelle, n°2, 1988, pp. 79-107.
  • 3.« Le duc de Richelieu et la réforme de la cour, novembre 1820 ». Revue de la Société d’histoire de la Restauration et de la Monarchie Constitutionnelle, n°4, 1990, pp. 27-34.
  • 4.« Fortune et patrimoine du marquis Jacques de Pange, pair de France (1770-1850) ». Les Cahiers lorrains, 1991, n°1, pp. 49-64.
  • 5.« Un paradoxe politique. La Chambre introuvable et la naissance du parlementarisme français (octobre 1815-avril 1816) ». Commentaire, n°58, été 1992, pp. 409-416.
  • 6.« Les Doctrinaires et l’éloge du centre (1816-1820) ». Commentaire, n°62, été 1993, pp. 349-357.
  • 7.« Quand les Doctrinaires visitaient l’Angleterre au début du XIXe siècle ». Commentaire, n°66, été 1994, pp. 361-367.
  • 8.« La crypte « ultramontaine » de Poligny ». 303. Arts, recherches et créations. Revue des Pays de Loire, n° XLII, 3e trimestre 1994, pp. 43-51.
  • 9.« Benjamin Constant et la Chambre des pairs. Liberté, égalité, hérédité. Histoire d’une hésitation constitutionnelle ». Commentaire, n°73, printemps 1996, pp. 159-167.
  • 10.« Une introduction à l’iconographie politique de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Champs, méthodologie, problématique ». Revue de la Société d’histoire de la Restauration et de la Monarchie constitutionnelle, n°8, 1996, pp. 11-21.
  • 11.« L’émigration dans les débats politiques français de la Restauration à la IIIe République. Naissance d’un mythe ». Colloque : L’Europe des émigrés. Institut français de Londres, juillet 1997. Article complété et publié sous le même titre dans la Revue d’histoire administrative. Histoire, droit, société, juillet 2008, n° 364, pp. 410-417. Repris dans les Actes de la journée d’études du 16 octobre 2007. Histoire du droit public et de l’administration, École pratique des hautes études, sept. 2009, pp. 15-23.
  • 12.« La caricature antinobiliaire sous la Restauration, de l’émigration à l’ultracisme (1814 -1820) ». Colloque : Histoire, Images, Imaginaire (fin XVIe – début XXe siècle). Université du Maine, 21-23 mars 1996. Actes publiés sous le même titre par l’Université du Maine (M. Ménard dir.), 1998, pp. 427-441.
  • 13.« Intolérance et Révolution ». Revue des Deux Mondes. « Les nouvelles intolérances », novembre-décembre 1999, pp. 369-374.
  • 14.« Talleyrand. Portrait d’un ministre de Bonaparte ». Commentaire, n° 104, 2003, pp. 1025-1028.
  • 15.« Talleyrand diplomate. La méthode et la manière ». Revue des Deux Mondes. « La Parole diplomatique », avril 2004, pp. 103-116.
  • 16.« La Restauration est-elle juste-milieu ? ». Colloque : « Juste Milieu ». The search for a middle way between Revolution and tradition. Huizinga Institut. Utrecht, 11-12 novembre 2004.
  • 17.« La figure de Napoléon dans la bataille : Austerlitz, Iéna, Wagram. Variations héroïques, de l’Empire à la Troisième République ».  Cahiers du Centre d’Etudes d’histoire de la Défense, n° 23, 2004 : « Nouvelle histoire bataille » (II), pp. 201-220.
  • 18.« Portraits du roi et de ses élites sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Une contribution à l’étude des représentations du pouvoir ». Versalia. Revue de la société des amis de Versailles, 2006, n°9, pp. 178-194.
  • 19.« Talleyrand et la légitimité : la « révolution » du 31 mars 1814 ». Colloque : (Re)penser la Restauration (1814-1830). Université de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines, 22-24 septembre 2003. Actes publiés sous le même titre (J.Y. Mollier dir.), Nouveau Monde éditions, 2005, pp. 57-68.
  • 20.« Talleyrand : une vision européenne ». Colloque : Regards sur la politique européenne de Napoléon. Fondation Napoléon/Direction des Archives du ministère des Affaires étrangères, 18-19 novembre 2004. Actes publiés sous le titre : Napoléon et l’Europe, coordonné par Thierry Lentz, Fayard, 2005, pp. 131-141.
  • 21.« Talleyrand et la vente du duché de Bénévent. Les dessous d’une négociation internationale, d’après les lettres inédites de Talleyrand conservées aux archives de Naples. » Convegno internazionale di studi storici. Charles-Maurice de Talleyrand principe di Benevento 1806-2006. 24-25 marzo 2006. En ligne sur le site des Amis de Talleyrand.
  • 22.« Le roi Léopold à Compiègne en 1832, d’après un récit inédit : la Vie historique et anecdotique du maréchal Sébastiani par le docteur Fauconneau-Dufresne, Châteauroux, 1875 ». Museum Dynasticum, Anvers, 2006-2, pp. 11-14.
  • 23.« Talleyrand et Napoléon : Tilsit, échec et mat – première partie ». Journée d’étude : La Russie et la France en 1807. Institut français de Saint-Pétersbourg, Saint-Pétersbourg, 21 juin 2007.
  • 24.« Louis XVIII et la Charte du 4 juin 1814 : transaction d’un homme, transaction d’un texte ». Colloque: Transitional politics. The quest for stability after war and revolution in modern European history. Utrecht University, 6-9 décembre 2007.
  • 25.« Talleyrand et la paix, de Paris à Vienne (1814-1815) ». Colloque: Assecuratio Pacis. Les conceptions françaises de la sûreté et de la garantie de la paix de 1648 à 1815. Institut historique allemand, 16 mai 2008. Actes publiés en ligne http://www.perspectivia.net.
  • 26.« La personnalisation de l’action administrative sous la Restauration : le duc de Richelieu et la réforme de la Cour (nov. 1820) ». Actes de la journée d’études du 23 octobre 2008. Histoire du droit public et de l’administration, Ecole pratique des Hautes études, sept 2009, pp. 118-124.
  • 27.« Après l’Empire, le peuple était-il royaliste ? Eléments d’un royalisme populaire sous la première Restauration (avril 1814-mars 1815) d’après les archives de la Police ». Grandes signatures, « La vie en France de Napoléon à Charles X », hors-série, mars 2009, pp. 68-73.
  • 28.« Fouché et la fin des provinces Illyriennes (29 juillet – 3 octobre 1813) » Actes du Colloque : Les Croates et les Provinces Illyriennes (1809-1813) Académie croate des Sciences et des Arts, Zagreb-Zadar, 1-03-10-2009.
  • 29.« Talleyrand, homme des Lumières (1754 -1838) » Colloque : Napoléon, l’Empire et l’héritage des Lumières, Fondation Napoléon et Cercle Condorcet-Voltaire, Divonne-les-Bains, 9-10-10-2009. Actes publiés in Napoleonica. La Revue, n° 8, octobre 2010/2, pp. 77-82.
  • 30.« Présence et permanence de Talleyrand » Colloque : Talleyrand et la négociation, Association des Amis de Talleyrand, Paris, hôtel de Clermont, 29 mai 2010. En ligne sur le site des Amis de Talleyrand, http://www.amis-talleyrand.org.
  • 31.« Du pouvoir et de la disgrâce de M. Fouché » Colloque : 1810. Le tournant de l’Empire, Fondation Napoléon – Direction des Archives du ministère des Affaires étrangères, Paris, 8 et 9 juin 2010. Actes publiés sous le même titre in Nouveau Monde éditions, 2010, pp. 117-130.
  • 32.« Le serment fraternel du 14 juillet 1790. Grandeur et décadence d’une promesse » Colloque : La fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Histoire et héritage, Paris, École militaire, 25 juin 2010.
  • 33.« Henri IV et la Restauration. De la mémoire politique et des nécessités de la légitimité » Centre d’Études historiques, Le Mans, 8-11-07-2010.
  • 34.« Talleyrand et la délégation française au congrès de Vienne (septembre 1814-juin 1815) ». École pratique des hautes études, IVe section. Journée d’études 2010 : La collégialité et la décision administrative. Actes publiés par l’EPHE en 2011, pp. 13-19.
  • 35.« Napoléon, la police de Fouché et le pouvoir militaire. Quels héritages pour la Révolution ? » École pratique des hautes études, IVe section. Journée d’études du 25 janvier 2011 : La collégialité et les dysfonctionnements dans la décision administrative. Actes publiés par l’EPHE en 2011, pp. 97-103.
  • 36.« Le Conseil d’État sous la Restauration (1814-1830) à travers les mémoires de Pasquier, Molé, Barante, Broglie et Guizot » Comité d’histoire du Conseil d’Etat, journée d’études du 20 mai 2011 : Le conseil d’Etat et le développement économique de la France au XIXe siècle.
  • 37.« Écrire l’Histoire sous la Restauration (1814-1830) » Journée d’étude de l’INHA (Institut national d’Histoire de l’art) du 17 novembre 2011 : Le Musée des monuments français et la construction de l’Histoire.
  • 38.« Joseph Fouché et la question de l’amnistie des émigrés (1799-1802) » Journée d’études de l’Ecole pratique des hautes études du 16 janvier 2012 : Experts et décision. Article repris et augmenté in Annales historiques de la Révolution française, n° 372, avril-juin 2013, pp. 105-121.
  • 39.« Les lieux du pouvoir policier à Paris sous les deux ministères Fouché ». Actes de la Journée d’études du 14 janvier 2013 : Les « lieux » de la décision. École pratique des Hautes études, 2014, pp. 23-29.
  • 40.« L’obstination d’un roi. Louis XVIII en exil, 1791-1814 ». Napoleonica. La revue, 2015/1, n° 22.
  • 41.« Joseph Fouché et la mémoire révolutionnaire » in L’écriture d’une expérience. Histoire et mémoires des conventionnels (M. Biard, H. Leuwers, Ph. Bourdin, O. Yoshiaki [dir.]), Société des études robespierristes. Collection Études révolutionnaires, n° 15, 2016, pp. 159-166.
  • 42.« Le sacre de Charles X et le tournant de 1825 », in Actes du colloque : Rien appris, rien oublié ? Les restaurations dans l’Europe post napoléonienne (1814-1830) (J.-Cl. Caron, J. -Ph. Luis [dir.]), Presses universitaires de Rennes, 2015, pp. 319-328.
  • 43.« Fouché contre Napoléon. Cent jours pour un combat singulier », in Actes du colloque : L’année 1815. Revue du Souvenir napoléonien, 78e année, hors série n° 8, décembre 2015, pp. 76-83.
  • 44.« Talleyrand au congrès de Vienne et les caricatures du Nain jaune », inActes duColloque : 200e anniversaire du congrès de Vienne : Talleyrand l’indispensable, Association des Amis de Talleyrand, ambassade des Etats-Unis, Paris, 2015. En ligne sur le site des Amis de Talleyrand, pp. 170-201.
  • 45.« Le tournant de 1815. Entre fin de l’Empire et retour des Bourbons », in Actes du colloque : Le groupe de Coppet face à la chute de Napoléon (L. Burnand et G. Poisson, dir.), Genève, éditions Slatkine, 2016, pp. 13-31.
  • 46.« L’argent de la pieuvre : Les fonds secrets de Monsieur Fouché (1799-1810) », in Actes du colloque : l’Economie selon Napoléon (P. Branda, dir.), Paris, Vendémiaire, 2016, pp. 111-127.
  • 47.« Félicie de Fauveau à Florence (1833-1886). Le monument à Louise Favreau », in Renaissance italienne et architecture au XIXe siècle. Interprétations et restitutions, (A. Brucculeri, S. Frommel, dir.), Campisano editore, Roma, 2016, pp.169-180.
  • 48.« Souscription nationale, pouvoir et politique. L’exemple de l’érection de la statue en bronze d’Henri IV sur le Pont Neuf (1814-1818) » Journée d’étude du laboratoire Histara : Art et pouvoir, le pouvoir de l’art (I) ( dir. Sabine Frommel), septembre 2016.
  • 49.« L’ambassade de Pozzo di Borgo à Paris. Un ministre in partibus de la Restauration (1815-1830) », Colloque : Pozzo di Borgo (1764-1842). Cousin et ennemi juré de Napoléon, Alata-Ajaccio, 26 et 27 mai 2017 (M. Vergé-Franceschi, dir.)
  • 50.« Magnifier la souveraineté de la nation. Les images du serment du jeu de paume sous la Révolution ». Journée d’étude du laboratoire Histara : Art et pouvoir, le pouvoir de l’art (II) (S. Frommel, dir.), octobre 2017.
  • 51.« La Bastille ou les métamorphoses de la liberté (1789-1814) ». Journée d’études du laboratoire Histara : Art et pouvoir, le pouvoir de l’art (III) (S. Frommel, dir.), décembre 2018, in Arts et pouvoirs. Un dialogue entre continuités, ruptures et réinventions, Paris, Hermann – Campisano, 2023.
  • 52.« Louis-Philippe ou la revanche de l’histoire », in catalogue de l’exposition : LouisPhilippe à Fontainebleau. Le roi et l’histoire, Réunion des musées nationaux-Grand-Palais, 2018, pp 12-25.
  • 53.« L’histoire comme antidote ». Commentaire, 2018/1, n° 161, pp. 104-105.
  • 54.« Marie-Antoinette. Mémoires croisées d’un procès et d’une exécution sous la Terreur (1793 – XIXe siècle) », Revue Parlement(s) (2020 n°31) (O. Tort et C. Legoy, dir.), pp. 19-38.
  • 55.« Le procès de Marie-Antoinette », in Les Cahiers de la justice, « La prison au-delà des murs », Dalloz, 2020/1, n° 1, pp. 139-151.
  • 576.« Madame de Staël ou l’éloge de la mixité », in Actes du colloque : Madame de Staël – Femme de notre temps, Publications de l’Unesco, 2018, pp. 101-110.
  • 57.« Louis XV et Madame du Barry, une conspiration du secret », in catalogue de l’exposition : Louis XV. Passions d’un roi (Y. Carlier, H. Delalex, dir.), Château de Versailles – In Fine éditions d’Art, 2022.
  • 58.« Sur les chemins de la révolution. De Versailles aux Tuileries, mai-octobre 1789 », introduction au catalogue de l’exposition : Louis XVI, Marie-Antoinette et la révolution » (I. Aristide-Hastir, J.-Ch. Petitfils, E. de Waresquiel, dir.), Gallimard – Archives nationales, 2023, pp. 17-54.
  • 59.« Etienne-Denis Pasquier. Un portrait », in Actes du colloque : Etienne-Denis Pasquier (1767-1862) : un parlementaire gallican sous la Restauration et la monarchie de juillet, Le Mans Université, octobre 2023 (P. Allorant, J.B. Pierchon, dir.), Mare et Martin, 2024.
  • 60.« Elie Decazes ou la modernité », in catalogue de l’exposition : Elie Decazes 1780-1860. Une ascension libournaise au service de la France, Silvana Editoriale, 2024, pp. 28-35.

 Autres articles de vulgarisation, interviews et tribunes :

 E. de W. a publié une centaine d’articles de vulgarisation (L’Histoire, Historia, Historama, Revue Napoléon Ier, Revue du souvenir napoléonien, Figaro-Histoire, Histoire-magazine, Le Monde-Histoire) et de nombreux articles, interviews ou tribunes (Libération, Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Figaro, Le Figaro Magazine, La Croix, Le Point, L’Express, Marianne, Télérama, Le Journal du dimanche, Les Échos, Valeurs actuelles, Causeur, La Cause freudienne, Revue freudienne de psychanalyse).

 

Journée d’étude « Raisonner la raison d’État, Où en est l’Europe ? »

L’Académie coorganisait, ce mardi 27 mai, la troisième édition des Printemps du Droit sur le thème : Raisonner la raison d’État, Où en est l’Europe ?

Objet d’un ouvrage majeur publié à la fin des années 80 (Raisonner la raison d’État, vers une Europe des droits de l’homme), le thème de la raison d’État permet d’interroger le moment de contestation des droits humains, de la prééminence du droit et des formes démocratiques dont la construction et les expériences européennes offrent un observatoire de premier plan.
Au moment de la rédaction de l’ouvrage, l’Europe est toute autre : le mur est encore là, l’Union n’existe pas encore, seules les communautés sont installées mais n’exercent qu’une contrainte apparemment marginale sur ces questions auxquelles elles ont peu les moyens de s’intéresser. Aussi est-ce avant tout l’Europe du Conseil de l’Europe et en particulier le mécanisme de sauvegarde des droits humains qui est au cœur de l’ouvrage et permet d’examiner le rôle et la place reconnus à la raison d’État, les formes éventuellement nouvelles ou particulières au moyen desquelles elle se déploie. Titre et sous-titre soulignent alors que la raison d’État loin de disparaître avec l’avènement d’une « Europe des droits de l’homme » est à la fois légitimée et encadrée, ouvrant la voie à la perspective qu’elle soit ainsi « raisonnée ».
La création et le développement de l’Union européenne, la place centrale et le rôle existentiel qu’y ont pris les droits humains, la prééminence du droit et la question démocratique ont profondément modifié le paysage.
Aujourd’hui, le moment dans lequel se trouve prise l’Union européenne – entre « libéralisme autoritaire », « illibéralisme » et démocratie militante, sécuritarisme et sécuritisation – paraît appeler à une reprise de la démarche, non que la raison d’État soit la clé de lecture de ce moment mais peut-être plutôt l’un des impensés (ou peu pensés) sur lesquels il serait fécond de revenir.
Pour ce faire, la journée est conçue autour de quatre séquences, croisant les approches de théorie politique et théorie du droit, de politique criminelle et de droit public, de droit constitutionnel, droit pénal et droit européen.
La première séquence a pour ambition de revisiter les catégories du droit de la raison d’État (entre dérogation, exception et restriction) en explorer les variantes éventuellement nouvelles et les usages.
La deuxième séquence examine la combinaison des modes (méthodes ou techniques) de légitimation, d’encadrement et de « raisonnement » -sorte de synthèse (dont il faudra discuter des conditions de possibilité) de la légitimation et de l’encadrement- de la raison d’État.
La troisième séquence prend acte d’une involution des processus d’internationalisation du droit, soumis à des contre-dynamiques dont il s’agit de prendre la mesure en dégageant les forces motrices et les résistances.
La quatrième et dernière séquence ouvre sur l’hypothèse d’une raison d’État européenne qui saisirait l’ensemble, la relation Europe(s)-États, les relations Europe-Europe et Europe-monde.
Chacune de ces séquences sera animée par un.e ou deux « passeurs » (passeur de parole et passeur de pensée, leur tâche serait de faire le lien soit entre les interventions soit entre
celles-ci et la pensée de Mireille Delmas-Marty) et comportera des interventions brèves (15-20 minutes), en nombre décroissant au fil de la journée, construites à partir de la lecture ou relecture de passages de « Raisonner la raison d’État ». Ce texte constituant le trait d’union entre intervenants qui ne sont pas forcément familiers de la pensée de Mireille Delmas-Marty ou en accord avec elle.

9h : Propos d’ouverture

Pierre-Michel Menger, Membre de l’Académie des Sciences morales et politiques (verbatim)

9h20-10h50 : Les catégories de la raison d’État

Point de vue d’un philosophe, Thomas Berns, professeur à l’Université Libre de Bruxelles

Point de vue d’une constitutionnaliste, Charlotte Girard, professeure à l’Université Paris Nanterre

Point de vue d’un pénaliste, Florian Jessberger, professeur à l’Université Humboldt de Berlin

Passeur :

  • Luis Arroyo Zapatero, Président de la Société internationale de défense sociale, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques

11h10-13h : Les modes de « raisonnement » de la raison d’État

Législation anti-terroriste et infractions contre l’État : Manuel Cancio Melia, Professeur à l’Université Autonome de Madrid / Olivier Cahn, professeur à l’Université Paris Nanterre

Droit des étrangers, Karine Parrot, Professeure à l’Université de Cergy

Droit des réseaux de communication, Félix Tréguer, chercheur associé au Centre Internet et Société du CNRS

Passeur :

  • Françoise Tulkens, ancienne vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme

14h50-16h10 : Raison d’État et internationalisation du droit : les contre-dynamiques à l’œuvre

Atteintes à la dignité humaine, Emanuela Fronza, professeure à l’Université de Bologne

Criminalité économique, Stefano Manacorda, professeur à l’Université de Campanie

Passeur :

  • Nicolas Guillou, juge à la Cour pénale internationale

16h30-17h45 : L’hypothèse d’une raison d’État européenne

Perspective intra-européenne : Juliette Tricot, maîtresse de conférences à l’Université Paris Nanterre

Perspective extra-européenne : Francesca Bignami, professeure à l’Université Georges Washington

Passeurs :

  • Geneviève Giudicelli-Delage, professeure émérite à l’Université Paris 1
  • Carlo Sotis, professeur à l’Université de Tuscia

17h45 : Mots de clôture

Bernard Stirn, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences morales et politiques (verbatim)

Verbatims des intervenants

Propos d’ouverture par Pierre-Michel Menger

Propos de conclusion de Bernard Stirn

Déplacement de SAR le Prince El Hassan Bin Talal de Jordanie, associé étranger de l’Académie

Le Secrétaire perpétuel Bernard Stirn et le vice-président Jean-David Levitte ont accueilli au Palais le 23 mai dernier SAR le Prince El Hassan Bin Talal de Jordanie, associé étranger de notre Académie, en présence de l’ambassadrice du royaume hachémite son excellence Leena Al-Hadid. Ils ont notamment pu aborder sa vision de la coalition des bienveillants.

Le conservateur des bibliothèques de l’Institut de France Yann Sordet a sorti pour l’occasion deux pièces extraordinaires des archives :  la première traduction du Coran en Latin datant du XVème siècle, ainsi qu’un recueil des premières photos de Petra et du royaume de Jordanie.

Remise du rapport sur « La culture générale aujourd’hui » à Élisabeth BORNE, ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Le vendredi 23 mai, Bernard Stirn, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, Jean-David Levitte, vice-président, et Olivier Houdé, membre et auteur du rapport sur « La culture générale aujourd’hui : une question d’éducation et de pédagogie » (Cycle d’études soutenu en 2023-24 par la Fondation Simone et Cino Del Duca de l’Institut de France) ont remis officiellement ce rapport de 100 pages dont 10 recommandations à la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Élisabeth Borne.

Très attentive à ce travail, réalisé par notre compagnie avec le concours des quatre autres académies de l’Institut de France, la ministre d’Etat s’est montrée favorable à sa diffusion au sein de l’Education nationale afin qu’il soit tenu compte de ses recommandations dans les actions en cours pour améliorer l’école, qu’il s’agisse des programmes, de l’évaluation des acquis des élèves (via un nouveau baromètre de la culture générale) ou de la formation et de l’incitation des professeurs à coopérer pédagogiquement pour réinstaurer un enseignement transversal de culture générale.

Par ce Cycle d’études Del Duca et la remise de ce rapport aux autorités éducatives du pays, l’Académie des sciences morales et politiques est au cœur de ses missions de réflexion et d’action.

Consulter le rapport

La Fondation Simone et Cino Del Duca fête ses cinquante ans sous la Coupole

Créée en 1975, la Fondation Simone et Cino Del Duca fête cette année ses cinquante ans. À cette occasion, le secrétaire perpétuel Bernard Stirn s’est exprimé sous la coupole le jeudi 15 mai dernier pour saluer l’engagement de Cino et Simone Del Duca et remercier la Fondation pour le soutien qu’elle apporte aux travaux de l’Académie.

Discours prononcé par Bernard Stirn lors de la séance anniversaire de la Fondation Simone et Cino Del Duca (15 mai 2025)

Si chère à Cino et Simone Del Duca, la liberté de la presse est au cœur des valeurs qui inspirent les réflexions, les travaux et les projets de l’Académie des sciences morales et politiques. Dans le monde d’aujourd’hui, la proclamation de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme conserve toute son actualité et réclame toujours la vigilance : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». En application de ces principes, notre académie ferait volontiers sienne la réaction de Chateaubriand à l’ordonnance du 25 juillet 1830 qui suspendait la liberté de la presse, telle qu’il la rapporte dans les Mémoires d’outre-tombe : « La presse est un élément jadis ignoré, une force autrefois inconnue, introduite maintenant dans le monde ; c’est la parole à l’état de foudre ; c’est l’électricité sociale. Pouvez-vous faire qu’elle n’existe pas ? Plus vous prétendrez la comprimer, plus l’explosion sera violente. Il vous faut donc vous résoudre à vivre avec elle, comme vous vivez avec la machine à vapeur ». La formule pourrait s’appliquer de nos jours à l’audiovisuel, au numérique, aux moteurs d’intelligence artificielle.

L’attachement partagé à la liberté de la presse rend naturels les liens très étroits qui se sont établis entre la Fondation Del Duca et l’Académie des sciences morales et politiques. La Fondation soutient les publications de l’Académie, elle lui ouvre ses locaux, elle contribue à la bonne réalisation de nombre de ses activités.  Plus encore, elle permet à l’Académie d’organiser, selon un cycle pluriannuel, une réflexion approfondie sur des questions d’ordre économique et social qui touchent la société contemporaine. Les travaux se déroulent sur deux ou trois ans. Ils associent des membres de l’Académie et des personnalités extérieures et débouchent sur une publication.

Les thèmes retenus dans ce cadre par l’Académie illustrent les interrogations et les préoccupations que notre société inspire. Menée de 2005 à 2007, une étude intitulée La France prépare mal sa jeunesse a été publiée avec une préface cosignée par Pierre Messmer et Raymond Barre. De 2008 à 2010, l’Académie a réfléchi sur Les inégalités et le sentiment de justice en France. Un travail considérable sur Guerre et société, mené sous la conduite de notre regretté confrère Jean Baechler, s’est traduit, de 2011 à 2015, par quatre grands colloques internationaux, treize journées d’études et la publication de plusieurs ouvrages. Chantal Delsol a animé de 2016 à 2018 un cycle sur Dissidence et pardon politique en Europe centrale.  Daniel Andler a ensuite dirigé les études sur Technologies émergentes et sagesse collective. La réflexion conduite par Olivier Houdé sur la Culture générale vient de s’achever par la publication d’un riche rapport qui sera remis la semaine prochaine à Mme la ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Chantal Delsol, Daniel Andler et Olivier Houdé sont parmi nous ce soir. Sous la responsabilité d’Hervé Gaymard, un nouveau cycle, consacré à l’Avenir de la démocratie, vient de s’ouvrir. Alors que la fin du XXème siècle avait été marquée par un optimisme sans doute trop confiant sur les progrès constants des libertés, notre académie est conduite à s’interroger aujourd’hui sur les difficultés rencontrées par les démocraties les plus solidement établies, sur la mise en cause même du modèle de démocratie libérale et sur l’affirmation de régimes qui revendiquent d’autres inspirations.

Par leur durée, suffisamment longue pour réunir les informations nécessaires à l’approfondissement des analyses, par leur ouverture sur l’extérieur, par les publications qui les accompagnent, ces cycles stimulants aident notre académie à remplir pleinement sa mission. Aussi l’Académie des sciences morales et politiques est-elle heureuse d’exprimer à la fondation Simone et Cino Del Duca, à l’occasion de son cinquantième anniversaire, toute sa reconnaissance et son sincère attachement.

Bernard Stirn

Vivian Laugier « Le droit administratif de Léon Aucoc » (2025)

Bernard STIRN

Bernard STIRN a déposé l’ouvrage suivant en séance du 12 mai 2025 :

Le droit administratif de Léon Aucoc de Vivian Laugier, (LGDJ, collection Bibliothèque de droit public, 2025, 448 p.).

Texte prononcé en séance

La thèse soutenue par Vivian Laugier, sous la direction de la professeure Pascale Gonod, vient d’être publiée sous le titre Le droit administratif de Léon Aucoc, dans la collection de la Bibliothèque de droit public que dirige note confrère Yves Gaudemet.

            Cette excellente thèse analyse de manière solide et convaincante les apports de la pensée de Léon Aucoc à la construction du droit administratif dans la seconde moitié du XIXème siècle. Attentif à l’organisation administrative, Léon Aucoc, aurait selon Vivian Laugier, été l’inventeur du mot « déconcentration ». Il a contribué à l’affirmation de l’obligation pour l’administration d’inscrire son action dans le respect du droit. Attaché à l’histoire et au droit comparé, il a présidé la Société de législation comparée  et il a été un pionnier dans la systématisation de droit administratif, qu’il conçoit comme une véritable science, liée aux autres sciences sociales.

            Au-delà de la qualité de ses analyses juridiques, la thèse de Vivian Laugier permet de faire revivre une personnalité peut-être éclipsée par celle d ‘Edouard Laferrière et quelque peu oubliée, dont le parcours est le reflet d’une époque et qui a joué un rôle important pour notre académie comme pour l’Institut.

            Né en 1828 à Paris, dans une famille de la bourgeoisie commerçante, Léon Aucoc a été élève de l’éphémère Ecole d’administration créée par le IIème République.  Il rejoint en 1851 le Conseil d’Etat. Guy Braibant a écrit qu’il est alors « entré en droit administratif comme on entre en religion ».  Au cours d’une belle carrière sous le Second Empire et les débuts de la République, il occupe, en particulier, les fonctions de commissaire du gouvernement de 1864 à 1869 puis celles de président de la section des travaux publics, de 1872 à 1879. A cette date, et bien qu’il n’ait pas été personnellement concerné par l’épuration républicaine, il décide de démissionner par solidarité avec ceux de ses collègues qui se trouvent alors écartés du Conseil en raison de leurs opinions politiques. Il rejoint la compagnie des chemins de fer du Midi, qu’il présidera et dont il sera administrateur jusqu’à son décès en 1910.

            Parallèlement à ses activités administratives, Léon Aucoc a beaucoup enseigné et publié. Son cours à l’Ecole des Ponts et Chaussées est à l’origine d’un ouvrage de référence, qui fait l’objet de trois éditions successives, intitulé Conférences sur l’administration et le droit administratif. Il prend part en 1871 à la création de l’Ecole libre des sciences politiques. Ses nombreux articles sont d’une grande richesse.

            Elu en 1877 dans notre académie, qu’il a présidée en 1890, Léon Aucoc s’est pleinement investi dans ses travaux et dans l’organisation de l’Institut. Alors que cela était loin d’être reconnu par tous à la fin du XIXème siècle, il a su convaincre que l’Institut de France dispose d’une personnalité juridique distincte de celle de l’Etat et d’une nature particulière. Il a dénoué les complications que suscitait la mise en œuvre de la donation de Chantilly faite par le duc d’Aumale le 3 décembre 1886. Il a rassemblé l’ensemble des lois, statuts et règlements applicables depuis les origines aux académies et à l’Institut. En rappelant ces points, la thèse de Vivian Laugier cite un extrait du discours prononcé par Léon Aucoc lors de son élection à la présidence de notre académie, qui soulignait ainsi son attachement à celle-ci : « Appartenir à l’Académie, c’est vraiment une carrière qui s’ajoute aux autres, qui leur donne plus d’éclat pendant l’activité, qui enlève l’amertume des retraites prématurées et qui assure aux retraites que l’âge commande ou légitime la douceur d’un repos laborieux ». Sans constituer le cœur d’une thèse centrée sur le droit administratif de l’époque, les liens avec notre académie de Léon Aucoc y sont ainsi très bien évoqués. C’est aussi une raison pour que cette thèse me paraisse mériter de retenir l’attention de celle-ci.

Accueil de l’ambassadrice du Royaume de Jordanie à l’Académie

Le secrétaire perpétuel Bernard Stirn et le vice-président de l’Académie Jean-David Levitte ont accueilli à l’Académie l’ambassadrice de Jordanie en France, son excellence Leena Al Hadeed, à l’occasion du tournage de l’émission « Echoes of Jordan in the Heart of Paris » pour la télévision publique jordanienne.

Ils ont répondu aux questions des journalistes jordaniens Randa Karadsheh et Hazem Jameel Ali Rahahleh de la télévision publique du royaume hachémite à l’occasion de leur déplacement à Paris et ont pu leur faire découvrir l’Institut de France, son histoire et son fonctionnement, ainsi que notre Académie dont est membre associé depuis 2008 S.A.R. le prince El Hassan Bin Talal, oncle de S.A.R. le roi Abdallah II.

Reportage complet

Bernard STIRN et Jean TARRADE rencontrent le Garde des Sceaux et le président de la Chambre des notaires de Paris

A l’occasion de la fin des travaux de rénovation du siège de la Chambre des notaires de Paris, Bernard Stirn participait, ce mardi 8 avril 2025, avec le correspondant de l’Académie Jean Tarrade, à une réception organisée par le président de la chambre Pierre Tarrade en présence du Garde des Sceaux Gérald Darmanin.
Notre Académie noue des liens étroits avec la profession notariale dans le cadre de la Fondation Solon de l’Académie qui organise chaque année, depuis 2013, un concours de légistique à destination des étudiants à l’initiative de la chambre des notaires de Dordogne.

Colloque en hommage au Général Michel Forget « La France face aux enjeux de l’aviation militaire »

Ce lundi 31 mars était organisé un colloque en hommage au général (2 S) de corps aérien Michel Forget, correspondant de l’Académie élu le 26 octobre 1998 dans la section générale, et décédé en 2020. La conférence s’est tenue, à l’initiative de Benoit Lopez, maître de conférence, et en présence du président Jean-Robert Pitte, du secrétaire perpétuel Bernard Stirn, des académiciens Jean-Claude Casanova, André Vacheron, Haïm Korsia, Yves Gaudemet et Lucien Bély, d’Emmanuel Maury, correspondant de l’Académie qui occupe la place laissée vacante par le décès du Général Forget, du Général Le Saint et d’une quinzaine d’élèves officiers à l’École de l’air et de l’espace de Salon de Provence.

Né le 4 mai 1927, il a fait une carrière complète d’officier pilote de chasse. Il a notamment commandé la première opération extérieure mettant en œuvre des avions de combat à réaction modernes et, de 1979 à 1983, a été à la tête de la Force aérienne tactique (FATac). Mis en congé du personnel navigant en 1986, il quitte le service actif pour se consacrer à des études sur la défense, la stratégie et le fait aérien. Il est l’auteur de 6 ouvrages, parmi lesquels on retiendra Puissance aérienne et stratégies (2001), Notre défense dans un monde en crise (2006), Nos forces aériennes en OPEX : un demi-siècle d’interventions extérieures (2013) et Nos armées au temps de la Ve République (2016). À l’Académie, il présidait depuis 2007 le jury du Prix Edmond Freville – Pierre Messmer, couronnant des ouvrages consacrés à la stratégie militaire.

La France face aux enjeux de l’aviation militaire
Hommage au général Michel Forget

Présentation de la Conférence: La pensée du général Forget s’est déployée dans de nombreux domaines et sa contribution offre un terreau remarquable pour concevoir l’avenir des forces armées en général et singulièrement celui des forces aérospatiales. À ce titre, plusieurs disciplines et champs de la recherche scientifique peuvent en tirer parti tant pour le rôle clé que le général a connu dans les débats sur la pensée stratégique française que pour la diversité des sujets qu’il a abordée. Dans cette logique trois disciplines au confluent de ses réflexions et despréoccupations de l’Académie ont été retenues : l’histoire, la science politique et le droit.

Le Général Michel Forget

Un itinéraire militaire et intellectuel

Afin d’expliciter l’originalité de la pensée et du positionnement pour l’armée de l’air et de l’espace des écrits du général Forget il convient de revenir sur quelques jalons de son parcours. Ce dernier prend la plume principalement à partir de 1983 avec ses premières contributions à la Revue Défense Nationale et à la suite d’une carrière d’active qu’il achèvera comme général de corps aérien. La richesse de son parcours ayant indéniablement joué un rôle dans la cristallisation de certaines de ses idées et largement irrigué les analyses qu’il produira il convient d’y revenir brièvement à travers quelques dates clés.
Il intègre l’École de l’air le 28 octobre 1946, comme élève-officier du corps des officiers de l’air (promotion Antoine de Saint-Exupéry), et sera un peu moins d’une décennie plus tard promu capitaine le 1er janvier 1955. Il est alors nommé commandant en second de l’Escadron II/4 La Fayette puis en décembre de la même année il prendra le commandement de !’Escadron 1/4 Dauphiné toujours à Bremgarten. En janvier 1958, il est affecté en Algérie comme second du poste de commandement Air 10/540 à Batna avant dès l’année suivante de rejoindre l’État major interarmées commandé par le général Challe à Alger. Pendant son séjour, il totalisera 673 heures de vol en 345 missions de maintien de l’ordre sur plusieurs types d’avions et obtiendra la croix de la Valeur militaire avec palme. Il a donc une expérience de première main de ces territoires et du rôle qu’y a joué l’armée française jusqu’à son départ en 1960 pour la BA 102 de Dijon où il devient chef des opérations de la 2e Escadre de chasse, volant sur le tout nouveau Mirage IIIC.

Les élèves-officiers de l’Ecole de l’Air et de l’Espace (qu’a fréquentée le Général Forget) étaient présents ce lundi. Au premier plan : Benoit LOPEZ et Jean-Patrice LE SAINT

Dans un autre registre, sa pensée stratégique se développera également à l’occasion de l’année qu’il passe de 1968 à 1969 comme chef du bureau « Prospective et études » de l ‘État-major de l’ Armée de l’air (1968-1969). Par la suite, son poste comme chef du cabinet militaire du ministre de la Défense, Yvon Bourges, durant un peu plus d’un an lui aura probablement donné un regard particulier sur les grands enjeux de la politique de défense française. Pour ne prendre qu’un exemple, le Président Valéry Giscard d’Estaing a voulu donner une impulsion nouvelle à la politique de défense à la faveur de la loi de programmation militaire 1977-1982. Celle-ci fut adoptée en juin 1976, et va aboutir à une augmentation des crédits d’équipement des armées. En tant que chef du cabinet militaire du Ministre il a ainsi été un témoin privilégié de la mécanique des arbitrages financiers et de la rédaction de l’exposé des motifs et la loi.

La fin de sa carrière sera marquée par plusieurs commandements aux enjeux stratégiques conséquents. De novembre 1977 à février 1978, il prend ainsi les fonctions de commandant interarmées des forces françaises engagées dans l’opération Lamantin en Mauritanie. Élevé ensuite au rang et à l’appellation de général de corps aérien en novembre 1978, il exercera le commandement de la FATAC 1ère RA de février 1979 à mai 1983.

Enfin en 1998 il est élu correspondant de l’Académie des Sciences morales et politiques, au sein de la section générale, au fauteuil de l’historien américain Nicholas Wahl.

Dans sa pensée, le général Forget traduit d’abord un attachement à décrire la dimension aérienne dans les conflits armés. Cependant on ne saurait le cantonner à un rôle de grand témoin. Au contraire, il n’hésitera pas à aborder la place de la France sur la scène internationale et sa politique de défense au fil de ses écrits. Quelques exemples permettent de souligner le rôle qu’il
a su jouer dans les grands débats des dernières décennies.
Ainsi, dans les années 1980, il dénoncera dans « Vaincre … les illusions » l’idée de sanctuarisation élargie pourtant initialement reprise par Valéry Giscard D’Estaing. L’idée était alors d’étendre la garantie nucléaire stratégique française à tout ou partie de l’Europe occidentale. Si le Président finira par revenir sur sa position au profit d’une approche nationale, ce débat refait surface aujourd’hui avec le potentiel renforcement d’une Europe de la Défense.

De même, à la fin du XXe siècle, la publication de deux documents de références : Le livre blanc sur la Défense en 1994 et le concept d’emploi des forces de 1997 vont traiter des enjeux militaires futurs pour le continent. À cette occasion ces productions officielles jugeaient peu vraisemblable le retour d’un conflit de haute intensité en Europe. Outre la résonnance toute particulière que trouve cette question aujourd’hui avec l’Ukraine on signalera surtout qu’en 1998, dans son article « Capacités de nos forces et sixième scénario », le Général Forget proposera un discours critique sur ce sujet. Ce dernier en partant du cas de 1938, alertera sur la difficulté et surtout la lenteur d’une remontée en puissance de l’outil militaire laquelle implique à la fois une augmentation de l’équipement, mais aussi la formation des soldats.

Dans la continuité, il exprimera dans son livre « Nos forces aériennes en Opex, un demi-siècle d’opérations extérieures» l’insuffisante prise en compte pour les opérations extérieures des expériences passées. Il fustigera notamment l’occultation imposée de l’expérience algérienne et du plan Challe, dont il a naturellement été l’un des artisans.

La conférence s’est tenue en plusieurs temps :

  • Ouverture par le Général de brigade aérienne Jean-Patrice Le Saint, directeur du Centre d’études stratégiques aérospatiales
  • Le général Forget et la Guerre d’Algérie (15 min)
    • Par le capitaine Guillaume Muller, enseignant-chercheur au Centre de recherche de l’École de l’Air
  • Le général Forget, les armées françaises et la Ve République (15 min)
    • Par le capitaine Yves Auffret, chercheur à l’Institut de recherche stratégique de l’École Militaire
  • Le général Forget, la guerre électronique et l’ambition du législateur pour 2030 (15 min)
    • Par M. Benoît Lopez, maître de conférences détaché au Centre de recherche de l’École de l’Air

Bibliographie indicative autour des thématiques de la conférence :

Ouvrages:

  • Guerre froide et guerre d’Algérie (préface de Pierre Messmer), Économica, 2002.
  • Nos forces aériennes en Opex, un demi-siècle d’opérations extérieures, Économica, 2013 ; 195 pages
  • Nos Armées au temps de la Ve République, Économica, 2016.

Articles:

  • « Le changement dans la troisième dimension », Défense nationale n° 455, juin 1985, p. 31-40
  • « Vaincre … les illusions», Défense nationale n° 458, octobre 1985, p. 11-26.
  • « La dissuasion: un concept galvaudé», Défense nationale n° 570, décembre 1995, p. 7-13.
  • « Capacités de nos forces et sixième scénario», Défense Nationale, juillet 1998, p. 30-37.
  • «Laguerre électronique dans les unités de combat de l’Armée de l’air, 1950-1980 » in La Guerre électronique en France au XXe siècle (actes de colloque}, Comité pour l’histoire de l’armement,
  • Association Guerrelec, Centre d’études d’histoire de la Défense, 2000, p. 73-83.

Accueil de Bernard ARNAULT et de Carole TALON-HUGON à l’Académie

Bernard Arnault, élu le 2 décembre 2024, au fauteuil 1 de la section Économie politique, Statistique et Finances, laissé vacant par le décès de Denis Kessler, a été accueilli en séance par le Secrétaire perpétuel Bernard Stirn ce lundi 17 mars 2025. Le Président Jean-Robert Pitte lui a remis la médaille de l’Académie en signe de bienvenue. L’élection de Bernard Arnault a été approuvée par décret du président de la République en date du 7 février 2025.

Carole Talon-Hugon, élue le 9 décembre 2024, au fauteuil 2 de la section Philosophie, laissé vacant par le décès d’Alain Besançon, a été accueillie à son tour en séance par le Secrétaire perpétuel. La médaille de l’Académie lui a aussi été remise par le Président Jean-Robert Pitte. L’élection de Carole Talon-Hugon a été approuvée par décret du président de la République en date du 7 février 2025.