La semaine des académiciens (22-28 juin 2026)

PUBLICATION

La Reine et le Sabre (Jean Tulard)

Jean TULARD

🔗 Jean Tulard a préfacé le dernier ouvrage de Yasmine Murat consacré à la sœur de Napoléon, Caroline Murat. Il est paru aux éditions de l’Archipel Romans le 25 juin dernier.

DANS LA PRESSE ET SUR LES ONDES

Être mortel, être pressé (Rémi Brague)

Rémi BRAGUE

🔗Rémi Brague a donné un entretien le 23 juin dernier au journal Valeurs actuelles consacré à son livre L’Homme pressé. Il s’interroge sur une expérience devenue banale : le sentiment de manquer de temps. Plutôt que d’en rechercher les seules causes sociales ou technologiques, il en propose une analyse philosophique. La question centrale n’est pas « pourquoi notre époque accélère ? », mais « pourquoi l’être humain est capable d’éprouver cette pression du temps ? ». Selon lui, cette expérience distingue profondément l’homme de l’animal. Les animaux peuvent être très rapides, mais leur vitesse répond toujours à une nécessité immédiate : fuir ou chasser. L’homme, en revanche, peut courir « contre la montre » sans menace extérieure précise. Il ressent qu’il lui reste quelque chose à accomplir avant qu’il ne soit trop tard, même lorsqu’il ne sait pas exactement quoi. Rémi Brague distingue également la « presse » de la simple précipitation. La précipitation est un défaut qui conduit à agir sans réflexion ; la presse est plus fondamentale. Elle exprime la conscience que le temps est limité et que l’existence est soumise à une forme de contrainte intérieure. Cette réflexion le conduit à relire la tradition chrétienne. Il rappelle que le Nouveau Testament évoque fréquemment une forme de pression ou de tribulation qui pèse sur l’homme. Le christianisme introduit ainsi un sentiment d’urgence : le temps est compté et l’existence doit être orientée vers ce qui a une véritable valeur. Pour le philosophe, la source ultime de cette expérience réside dans la conscience de la mort. L’homme est le seul être vivant qui sache qu’il devra mourir. Cette certitude crée une tension permanente et explique ce sentiment diffus que le temps manque toujours. Mais cette pression possède aussi une dimension positive. En nous rappelant nos limites, elle nous fait prendre conscience de notre condition réelle. Lorsque le temps ou l’espace nous manquent, nous découvrons qu’ils ne sont pas des biens que nous possédons, mais les cadres mêmes de notre existence. Rémi Brague ne voit ainsi dans l’homme pressé non pas seulement un produit de la modernité, mais une figure profondément humaine : un être conscient de sa finitude, habité par le sentiment qu’il lui faut accomplir quelque chose avant que le temps qui lui est donné ne s’achève.

L’avenir de l’Europe (Jean-Claude Trichet)

Jean-Claude TRICHET

🔗 Jean-Claude Trichet a donné une interview à la revue française Le Trombinoscope – qui coopère aussi avec le Parlement européen – sur l’avenir de l’Europe et sur les raisons pour lesquelles il fallait aller plus loin dans la construction de l’Europe politique.

🔗 L’ancien président de la Banque centrale européenne a donné une longue interview en langue allemande à la revue Focus Money dans le cadre d’un vaste tour d’horizon, allant de la grande crise de 2008 aux défis d’aujourd’hui.

Le Royaume-Uni face à une crise de transformation (Jean-Claude Casanova)

Jean-Claude CASANOVA

🔗Ce samedi 27 juin, Jean-Claude Casanova et Jean-Marie Colombani ont mis en lumière, dans l’émission Commentaire diffusée sur Radio Classique, les difficultés profondes que traverse aujourd’hui le Royaume-Uni. Avec le journaliste Marc Roche, correspondant du journal L’Opinion à Londres, ils font le constat que la démission de Keir Starmer, pourtant vainqueur des élections de 2024, symbolise une instabilité politique inédite. Fragilisé par les mauvais résultats locaux, la progression de Nigel Farage et les divisions du Parti travailliste, il a perdu la confiance de sa majorité. Ils soulignent également la dégradation de la situation économique britannique : croissance faible, déficit budgétaire élevé, endettement important et coût de la dette supérieur à celui de plusieurs pays européens. À ces difficultés s’ajoutent les conséquences durables du Brexit, désormais largement considéré comme un échec économique, même si aucun responsable politique ne souhaite rouvrir le débat sur une réadhésion à l’Union européenne. La question migratoire occupe par ailleurs une place centrale dans les tensions actuelles. Malgré une baisse récente de l’immigration sous Keir Starmer, une partie de l’opinion considère que le modèle multiculturel britannique est en crise. Cette situation alimente la montée du parti Reform UK de Nigel Farage, aujourd’hui très haut dans les sondages. L’arrivée probable d’Andy Burnham ouvre une nouvelle séquence politique. Ancien maire de Manchester, pro-européen convaincu, il souhaite développer une politique sociale plus ambitieuse. Mais sa principale difficulté sera de financer ses projets dans un contexte budgétaire très contraint. Son premier budget sera donc déterminant pour juger de sa crédibilité. Sur le plan international, le Royaume-Uni conserve une influence importante grâce à son soutien à l’Ukraine, à son rapprochement avec la France, l’Allemagne et la Pologne, ainsi qu’à ses liens étroits avec les États-Unis. Toutefois, plusieurs épisodes récents ont révélé l’affaiblissement de ses capacités militaires, notamment navales, alimentant le sentiment d’un déclin stratégique. Enfin, la monarchie elle-même apparaît moins solide qu’auparavant. La popularité de Charles III recule, tandis que le courant républicain progresse, notamment chez les jeunes générations. Les efforts de transparence engagés par le roi témoignent de la nécessité pour l’institution de se réinventer afin de conserver sa légitimité. Le Royaume-Uni est en quête d’un nouveau modèle. Entre les séquelles du Brexit, les difficultés économiques, la montée des populismes et les interrogations sur son rôle international, le pays doit redéfinir à la fois son projet national et sa place dans le monde.

À SAVOIR

50 millions d’euros pour les mathématiques : le geste inédit de Bernard Arnault à Polytechnique

Bernard ARNAULT

L’École polytechnique a annoncé la création, d’ici 2030, d’un Institut de mathématiques et des sciences fondamentales Bernard Arnault, rendu possible grâce à un don exceptionnel de 50 millions d’euros de l’académicien, ancien élève de l’école et PDG de LVMH. Ce financement, apporté par la société familiale Agache, constitue le plus important don jamais enregistré dans l’enseignement supérieur français. L’institut aura pour vocation de devenir un centre international d’excellence en mathématiques, physique et informatique. Il accueillera les laboratoires de mathématiques de Polytechnique, ainsi que des enseignants-chercheurs, doctorants, post-doctorants et chercheurs invités. Le projet vise également à favoriser les échanges interdisciplinaires et à renforcer l’attractivité scientifique du plateau de Saclay, où collaborent déjà étroitement l’Institut polytechnique de Paris et l’université Paris-Saclay. La direction de l’École présente ce nouveau bâtiment comme un lieu de rencontre et de brassage intellectuel, inspiré de grands centres de recherche internationaux tels que le Courant Institute de New York ou le Simons Institute de Berkeley. L’ambition est notamment d’accueillir des chercheurs de premier plan grâce à un système de résidences scientifiques temporaires. Au-delà du projet lui-même, l’École polytechnique voit dans cette initiative un moyen de développer la culture de la philanthropie scientifique en France, moins répandue qu’aux États-Unis. La direction espère que ce don servira d’exemple et encouragera d’autres mécènes à soutenir l’enseignement supérieur et la recherche. Un comité scientifique composé de chercheurs sera chargé de définir et de piloter le programme scientifique.

L’Europe fédérale : Un idéal au service de la prospérité (Jean-Claude Trichet)

Jean-Claude TRICHET

Jeudi 25 juin à la demande du Bureau de représentation en France du Parlement européen, Jean-Claude Trichet est intervenu à « l’Europa Expérience Paris » situé 28 place de la Madeleine. Le gouverneur honoraire de la Banque de France a pu porter deux messages de son discours de Strasbourg devant la session plénière du Parlement européen après sa remise de l’Ordre européen du Mérite : la résilience de l’Euro et de la zone Euro, et la nécessité de s’engager résolument dans la construction d’une Europe fédérale. Participaient notamment à cette manifestation : Laurence Boone, ancienne secrétaire d’État à l’Europe et Aurore Lalucq, présidente de la Commission monétaire du Parlement européen.

🔗La presse de l’université allemande d’Hildesheim a publié, entièrement en anglais, le livre de Jean-Claude Trichet « The ECB during the Eurocrisis and its future role in global disruption ». L’ouvrage est largement concentré sur une réflexion autour de la période de la très grande crise de 2007-2008. L’université a tenu à imprimer en annexe des lectures universitaires portant sur la crise, en particulier : la « Clare lecture » sur le risque systémique au Clare College de l’Université de Cambridge en 2009 et la « Stavros Niarkos lecture : Lessons from the crisis » au Peterson Institute de Washington en 2012. De même, on trouve dans ce livre la « Per Jacobsson Lecture : Central Banking in the crisis: conceptual convergence » à Washington en 2013. Enfin, la fin de l’ouvrage est consacrée à une leçon récente « Inflation: the new challenges for monetary policy » donnée aux étudiants européens dans le cadre de l’Erasmus Mundus Joint Master à l’Université Paris Cité en janvier 2026.

Intervention de Jacques de Larosière

Jacques de LAROSIERE

Jacques de Larosière a prononcé une allocution sur la sortie de crise financière de la France le mardi 23 juin 2026 sous l’égide de parlementaires qui s’intéressent particulièrement à ces questions. Cette réunion a rassemblé plusieurs centaines de participants. L’intervention de l’académicien a été suivie par celle d’Agnès Verdier Molinier.

Le Club de Paris, un modèle de gestion des crises de la dette (Jacques de Larosière)

Le gouverneur honoraire de la Banque de France a été invité par le ministre des Finances à intervenir à un Forum international pour commémorer les 70 ans du Club de Paris, initiative de la direction du Trésor Français qu’il a présidée lorsqu’il y travaillait. Il y a souligné le rôle majeur de cette institution dans le traitement des crises de dette souveraine. Selon lui, son succès tient à trois caractéristiques : une origine pragmatique née des besoins réels des États, une méthode fondée sur la négociation plutôt que sur la contrainte, et une vocation résolument internationale. Le Club de Paris s’est ainsi imposé comme un instrument essentiel du multilatéralisme financier. L’ancien directeur du Trésor rappelle qu’une crise de la dette ne peut être résolue que par un accord entre créanciers et débiteurs. Les premiers ont intérêt à récupérer une partie de leurs créances ; les seconds doivent restaurer leur crédibilité financière. La réussite repose donc sur la transparence, la bonne foi, le réalisme économique et la recherche de solutions négociées. À ses yeux, la flexibilité et l’esprit de coopération sont plus importants que l’application mécanique de règles rigides. Il estime que l’évolution récente du système financier mondial, notamment avec la montée en puissance de la Chine, impose une adaptation des mécanismes existants. Les initiatives du G20 vont dans la bonne direction, mais elles ne doivent pas remettre en cause les principes qui ont fait le succès du Club de Paris : approche multilatérale, égalité de traitement et souplesse dans les négociations. Pour illustrer cette philosophie, Jacques de Larosière revient sur la crise mexicaine de 1982. Lorsque le Mexique se trouva incapable d’honorer sa dette extérieure, le risque d’une crise bancaire mondiale était réel en raison de l’exposition des grandes banques internationales. Avec Paul Volcker, alors président de la Réserve fédérale américaine, il contribua à mettre en place une solution négociée : report concerté des échéances, intervention du FMI et mobilisation des créanciers privés. Cette « stratégie collaborative » permit d’éviter un défaut désordonné et de préserver la stabilité du système financier international. Enfin, le gouverneur honoraire de la Banque de France conteste l’idée selon laquelle les années 1980 auraient constitué une « décennie perdue » pour l’Amérique latine. Selon lui, les réformes engagées au Mexique après la crise ont permis un assainissement durable des finances publiques et renforcé la stabilité du pays. Les restructurations de dette, puis le plan Brady, ont contribué à rétablir progressivement une situation financière saine. Il voit dans l’expérience du Club de Paris la démonstration qu’une crise de dette se résout avant tout par le dialogue, la responsabilité et la coopération entre les parties prenantes. Ces principes demeurent, selon lui, indispensables au bon fonctionnement du système financier international.

L’ancrage de change et la crédibilité : les enjeux de la stabilité monétaire du Liban (Jacques de Larosière)

Jacques de Larosière a continué à participer, à la demande du Gouvernement libanais, à une négociation avec les autorités libanaises destinée à les conseiller sur le choix de leur politique monétaire. Dans son intervention, il a partagé son analyse du rôle des currency boards (caisses d’émission) dans les programmes d’ajustement économique, ainsi que leur pertinence dans un contexte de crise comme celui du Liban. Dans les pays marqués par des années de mauvaise gestion, toute nouvelle équipe gouvernementale souffre d’un déficit de crédibilité, même si elle est compétente. Dans ce contexte, l’adhésion à des règles strictes et contraignantes, comme celles imposées par un currency board (ancrage d’une monnaie sur une autre) peut apparaître comme un moyen de restaurer la confiance. Il souligne à cet égard que le courage politique consiste précisément à accepter de renoncer à une part de ses prérogatives pour rétablir la crédibilité. Il recommande d’assurer la stabilité monétaire au Liban en réancrant le taux de change, tout en traitant les déséquilibres structurels (finances publiques, secteur énergétique, administration, etc.). Enfin, l’objectif ultime ne doit pas être de protéger ou de fermer l’économie, mais au contraire de la rouvrir et de restaurer la confiance internationale. Une stabilité monétaire combinée à des réformes structurelles soutenues par le FMI, doit permettre d’attirer de nouveaux capitaux, de renforcer le système bancaire et d’assurer une amélioration durable des réserves.

Comprendre le passé pour penser la nation

Emmanuel de WARESQUIEL

🔗Le cercle Saint-Honoré vient de publier la vidéo de l’intervention d’Emmanuel de Waresquiel du 5 décembre dernier autour de ses deux derniers ouvrages : Il nous fallait des mythes et Rien ne passe, tout s’oublie. L’académicien propose une réflexion sur les liens entre histoire, mémoire et identité nationale. Pour lui, les sociétés ont besoin de mythes fondateurs, mais ceux-ci ne doivent pas être confondus avec la vérité historique. Le rôle de l’historien n’est pas de les détruire ni de les célébrer, mais d’expliquer leur naissance, leur évolution et leur fonction dans la construction des imaginaires collectifs. Son analyse porte principalement sur la Révolution française. Il montre que des événements comme le Serment du Jeu de paume, la prise de la Bastille ou la Fête de la Fédération ont été progressivement transformés en récits fondateurs destinés à légitimer la République. L’historien cherche donc à retrouver les faits tels qu’ils furent vécus par leurs contemporains, avant leur réinterprétation par la mémoire nationale. Emmanuel de Waresquiel insiste sur la méthode historique. Toute source doit être interrogée : qui l’a produite, dans quel contexte, pour quel public et avec quelle intention ? Il souligne également qu’aucun historien n’échappe totalement à son époque, mais que l’honnêteté intellectuelle consiste précisément à limiter ses propres biais et à respecter les faits. Plus qu’une vérité absolue, il recherche une « justesse » permettant de comprendre les mentalités et les sensibilités d’un temps révolu. Une part importante de l’entretien est consacrée aux rapports entre la Révolution et le religieux. Selon lui, la Révolution n’a pas simplement détruit le sacré monarchique ; elle a tenté de le transférer vers la nation souveraine. Le Serment du Jeu de paume, les fêtes civiques ou encore le culte de l’Être suprême témoignent de cette volonté de créer une nouvelle forme de sacralité politique. Cette ambiguïté expliquerait en partie certains débats contemporains autour de la laïcité. Évoquant Marie-Antoinette, il rappelle qu’elle demeure une figure profondément clivante : condamnée par une partie de la mémoire républicaine, exaltée par la mémoire royaliste. Son procès lui apparaît avant tout comme le symbole tragique de l’affrontement entre deux mondes, celui de l’Ancien Régime et celui de la Révolution. Enfin, dans un registre plus personnel, il défend la lecture, la lenteur et le goût des archives à l’heure des réseaux sociaux et des algorithmes. Il invite les jeunes générations à cultiver la curiosité, à prendre le temps de lire et à résister à l’immédiateté du numérique. Pour lui, comprendre le passé exige patience, humilité et liberté d’esprit. L’entretien dessine ainsi le portrait d’un historien qui considère que les mythes sont indissociables de la vie des peuples, mais dont la mission consiste à éclairer leur fabrication afin de mieux comprendre la manière dont une nation construit son propre récit.

Actualité de Rémi Brague et de Françoise Mélonio

Rémi BRAGUE

Rémi Brague et Françoise Mélonio sont intervenus, ce jeudi 25 juin, à la conférence de l’Academia Tocqueville sur le thème «  The secondarity of the West ».

Actualité d’Emmanuel Maury

Le correspondant de l’Acaémie Emmanuel Maury est intervenu, ce vendredi 26 juin, lors d’une séance spéciale de l’Académie des sciences d’outre-mer consacrée au sujet « Vers le Sommet de Phnom Penh : quelles perspectives pour la Francophonie ? », en présence de l’ambassadeur du Cambodge et de diverses personnalités.

Accueil d’Emmanuel DE WARESQUIEL à l’Académie

Le Président a ouvert la séance du lundi 16 juin 2025 en donnant lecture du décret du 2 juin 2025, signé du président de la République et approuvant l’élection d’Emmanuel de Waresquiel, élu le 5 mai 2025 au fauteuil n°4 de la section Histoire et Géographie, laissé vacant par le décès d’Emmanuel Le Roy Ladurie. Le Président lui a remis la médaille de l’Académie en signe de bienvenue.

Présentation d’Emmanuel de Waresquiel

Emmanuel de Waresquiel est né à Paris le 21 novembre 1957.

Ses débuts sont ceux de ses concours académiques. Il est ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, docteur en histoire sous la direction de Jean Tulard (Paris IV, 1996 : La chambre des pairs héréditaires de la Restauration : débat idéologique et pratiques politiques, 1789-1831), docteur habilité à diriger des recherches en décembre 2004 sur le thème Comprendre la Restauration 1814-1830 : le débat socio-politique des élites, idées et représentations. Son habilitation et sa thèse ont été publiées aux éditions Fayard : L’histoire à rebrousse-poil en 2005, Un groupe d’hommes considérables en 2006.

Il a été nommé en 1999, professeur à l’Ecole pratique des Hautes études (IVe section), avec le titre d’ingénieur de recherche hors classe. Il y a conduit un séminaire en iconographie politique sur la période contemporaine (Révolution, XIXe siècle), autour des rapports qu’entretiennent les textes et les images dans l’histoire des représentations sociales et politiques.

Il a publié une soixantaine d’articles scientifiques, participé ou présidé une trentaine de colloques internationaux et journées d’études, siégé dans une quinzaine de comités et jurys de thèse. Il dirige actuellement une équipe autour de la publication intégrale et critique des mémoires de Charles de Rémusat, l’une des figures de proue du libéralisme politique au XIXe siècle.

Il travaille depuis une trentaine d’années sur l’histoire des cultures et des représentations politiques, sociales, esthétiques des XVIIIe et XIXe siècles, sur la question de l’opinion publique, des mémoires révolutionnaires et contre-révolutionnaires, de leurs imaginaires, des institutions et de leurs symboles, du « concert européen », de la place des élites et de l’idée de « peuple », de l’expérience parlementaire sous la Révolution et la Restauration au regard des grands dogmes révolutionnaires et de leur postérité : indivisibilité de la nation, liberté, égalité, fraternité, laïcité, etc.

Ses ouvrages sur la Restauration et les monarchies constitutionnelles (Histoire de la Restauration ; Penser la Restauration), sur les Cent Jours (Cent jours. La tentation de l’impossible), sur les commencements de la Révolution française en juin 1789 (Sept Jours), sur ses mythes et leurs déformations de mémoires (Il nous fallait des mythes) sont autant de contributions à ses axes de recherches qui parfois trouvent certains échos dans notre actualité politique et sociale. Ses travaux universitaires l’ont conduit à siéger dans divers organismes institutionnels et autres comités de rédaction éditoriaux.

Il est également biographe. Il aborde dans ses biographies des thèmes proches de ceux de ses essais, déclinés sous l’angle singulier d’une « vie ». A ce titre il a publié plusieurs articles sur l’écriture biographique, sur les sources de l’historien, sur sa méthode, sur la construction de son récit autour de la notion de ce qu’il appelle le « récit analysé ».

Ses biographies du duc de Richelieu, de Talleyrand, de Fouché, de Marie-Antoinette et de Jeanne du Barry ont été salués par la presse comme par de nombreux prix littéraires et réédités à plusieurs reprises. Son Talleyrand et son Fouché sont aujourd’hui considérés comme des classiques.

Par tempérament et par goût, il a consacré en contrepoint de ses recherches plusieurs essais à des artistes (Félicie de Fauveau) et à des écrivains (Stendhal, Ligne, Constant, Nerval, Léautaud, Rigaud et Vaché, Zweig, Gracq) (J’ai tant aimé le soleil ; Entre deux rives). Il a publié des extraits de son Journal (Le temps de s’en apercevoir ; Tout est calme, seules les imaginations travaillent ; Rien ne passe, tout s’oublie), ses souvenirs d’enfance (Voyage autour de mon enfance) et plusieurs recueils de poésie, entre autres Brèves machineries du silence, au Cherche Midi éditeur en 1995. Il s’intéresse également à la botanique et a publié à ce titre une monographie sur le jardin classé de Kerdalo en Bretagne près de Tréguier et sur son « inventeur » Peter Wolkonsky (La Maison rustique, 1999).

Il a été en charge dans les années 1990 d’un département éditorial, directeur d’ouvrages et de collections chez Perrin, Tallandier et Larousse. Principales collections créées : « L’histoire en mémoires » (Perrin, 12 titres, dont les mémoires de Boni de Castellane dont il a assuré l’édition critique) ; « Textes essentiels » (Larousse, 21 titres, recueils de textes en sciences humaines). Il a dirigé chez Larousse de grands ouvrages collectifs : Le Siècle rebelle. Dictionnaire de la contestation au XXe siècle (1999), le Dictionnaire des politiques culturelles de la France, de 1958 à nos jours (2001, en coédition avec les éditions du CNRS) ; aux éditions de l’Iconoclaste : Mémoires du monde. Cinq siècles d’histoire inédite et secrète au Quai d’Orsay (2002) ; Mémoires de la France, deux siècles de trésors inédits et secrets à l’Assemblée Nationale (2006).

Il s’est beaucoup intéressé comme éditeur aux rapports des textes et de l’image et a été à ce titre commissaire scientifique de plusieurs expositions. Il a dirigé, coécrit et publié autour de ce thème divers catalogues d’exposition : Talleyrand ou le miroir trompeur (Somogy, 2005) ; Les lys et la république. Henri, comte de Chambord (1820-1883), (Somogy, 2013) ; et dernièrement, aux Archives nationales, Louis XVI, Marie-Antoinette et la révolution : la famille royale aux Tuileries,1789-1792, (Gallimard, 2023)

Il a été membre de la Commission d’avance sur recette du cinéma au CNC (Centre national du cinéma) de 1999 à 2001, membre du Conseil scientifique des Rendez-vous de l’Histoire de Blois de 2005 à 2012. Il a été nommé en 2010 par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, membre de la commission scientifique d’évaluation de la Maison d’histoire de France. Il a été chargé en 2011 de la rédaction d’un rapport scientifique au CMN (Centre des Monuments nationaux) sur l’aménagement muséographique des sites de la Sainte-Chapelle et de la Conciergerie.

Il a fondé et codirigé la Revue de la Société d’Histoire de la Restauration et de la Monarchie Constitutionnelle (1987-1996). Il est membre des comités de rédaction de la revue Commentaire et de la Revue des Deux Mondes, de la revue en ligne Napoleonica publiée par la Fondation Napoléon. Il a été critique régulier au Monde des livres dans les années 2000, chroniqueur régulier au quotidien La Croix (2019-2021) et au mensuel Historia (depuis 2017)

Il a rédigé une dizaine de préfaces, préside ou siège dans plusieurs prix littéraires : le prix de la Fondation Napoléon, le prix du livre d’histoire du château de Versailles, le prix Talleyrand, le prix Max Gallo créé en 2024. Il donne régulièrement des conférences en France et à l’étranger.

Il préside en Mayenne depuis 1997 une association a vocation culturelle déclarée d’utilité publique : les Arts réunis de la Mayenne. Il est membre de l’Académie du Maine, de l’Académie de Versailles, de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire. Chevalier des Arts et Lettres en 2005, chevalier de la Légion d’honneur en 2011.

Œuvre

Principaux ouvrages publiés :

  • Le duc de Richelieu, un sentimental en politique (Perrin, 1991, 498 p., nouvelle édition 2009, Grand prix Gobert de l’Académie française) 
  • Histoire de la Restauration, 1814-1830. Naissance de la France moderne (en collaboration avec B.Yvert, Perrin, 1996, 512 p., rééd. poche Perrin/Tempus, 2003) 
  • Talleyrand, le prince immobile (Fayard, 2003, 856 p., nouvelle édition augmentée. 2006, rééd. poche Tallandier/Texto, 2014, Grand prix de la Fondation Napoléon 2003, prix Thiers de l’Académie française, sélectionné parmi les dix meilleurs livres de l’année 2003 par Le Point et Lire)
  • L’Histoire à rebrousse-poil (Fayard, 2005, 190 p., rééd. poche Tallandier/Texto 2014)
  • Un groupe d’hommes considérables. Les pairs de France et la Chambre des pairs de la Restauration (1814-1831) (Fayard, 2006, 538 p.) 
  • Cent Jours. La tentation de l’impossible (mars-juillet 1815) (Fayard, 2008, 704 p., rééd poche Tallandier/Texto 2014, grand prix d’histoire de la Vallée aux loups 2009, prix des écrivains combattants 2009) 
  • Une femme en exil. Félicie de Fauveau (1801-1886) (Robert Laffont, 2010, 275 p. ; rééd. poche Robert Laffont/Documento, 2013, sous le titre Félicie de Fauveau. Portrait d’une artiste romantique
  • Talleyrand, dernières nouvelles du Diable (CNRS éditions, 2011, 214 p., prix Du Guesclin, prix des Ambassadeurs 2012) 
  • Entre deux rives. Dix écrivains devant la mort (L’Iconoclaste, 2012, 336 p.) 
  • Fouché, les silences de la pieuvre (Fayard-Tallandier, octobre 2014, 832 p., élu meilleure biographie de l’année 2014 par le magazine Lire, prix spécial de la biographie politique, prix du Cercle de l’Union, prix André Castelot, prix Essai France Télévisions 2015, prix du Mémorial de la ville d’Ajaccio) 
  • C’est la révolution qui continue ! La Restauration (1814-1830), (Tallandier, 2015, 430 p., rééd. poche sous le titre : Penser la Restauration 1814-1830, Tallandier/Texto, 2020) 
  • Juger la reine. 14-16 octobre 1793 (Tallandier, 2016, 350 p., rééd. poche sous le titre : Les derniers jours de Marie-Antoinette, Tallandier/Texto, 2020, prix Combourg, prix Brantôme 2017) 
  • Fouché, dossiers secrets (Tallandier, 2017, 318 p.) 
  • Le temps de s’en apercevoir, (l’Iconoclaste, 2018, 266 p., prix des Deux-Magots, prix Marianne 2019) 
  • J’ai tant vu le soleil. Pour Stendhal (Gallimard, 2020, 128 p.) 
  • Sept jours. 17-23 juin 1789. La France entre en révolution (Tallandier, 2021, 480 p., rééd. poche Tallandier/Texto, 2023, prix Jules Michelet) 
  • Tout est calme, seules les imaginations travaillent (Tallandier, 2021, 252 p.) 
  • Voyage autour de mon enfance (Tallandier, 2022, 184 p., prix Jean d’Ormesson 2022) 
  • Jeanne du Barry. Une ambition au féminin (Tallandier, 2023, 586 p., sélectionné parmi les 30 meilleurs livres de l’année 2023 par Le Point, Prix de la biographie de la ville d’Hossegor 2024)
  • Il nous fallait des mythes. La révolution et ses imaginaires de 1789 à nos jours (Tallandier, 2024, 446 p.)
  • Rien ne passe, tout s’oublie (Tallandier, avril 2025, 222 p.)

Éditions de textes :

  • Lettres d’un Lion. Correspondance inédite de Georges Mouton, comte de Lobau,1812-1815 (Nouveau Monde éditions, 2005)  
  • Mémoires et correspondances du prince de Talleyrand (Bouquins, Robert Laffont, 2007)

Principaux articles scientifiques (avec comité de lecture) :

  • 1.« Note sur la fonction sociale et politique du portrait sous la Restauration. Le cas Clermont-Tonnerre ». Revue de la Société d’histoire de la Restauration et de la Monarchie Constitutionnelle, n°1, 1987, pp. 83-91.
  • 2.« Le duc de Richelieu et le comte Decazes d’après leur correspondance inédite pendant le congrès d’Aix-la-Chapelle (septembre-novembre 1818) ». Revue de la Société d’histoire de la Restauration et de la Monarchie Constitutionnelle, n°2, 1988, pp. 79-107.
  • 3.« Le duc de Richelieu et la réforme de la cour, novembre 1820 ». Revue de la Société d’histoire de la Restauration et de la Monarchie Constitutionnelle, n°4, 1990, pp. 27-34.
  • 4.« Fortune et patrimoine du marquis Jacques de Pange, pair de France (1770-1850) ». Les Cahiers lorrains, 1991, n°1, pp. 49-64.
  • 5.« Un paradoxe politique. La Chambre introuvable et la naissance du parlementarisme français (octobre 1815-avril 1816) ». Commentaire, n°58, été 1992, pp. 409-416.
  • 6.« Les Doctrinaires et l’éloge du centre (1816-1820) ». Commentaire, n°62, été 1993, pp. 349-357.
  • 7.« Quand les Doctrinaires visitaient l’Angleterre au début du XIXe siècle ». Commentaire, n°66, été 1994, pp. 361-367.
  • 8.« La crypte « ultramontaine » de Poligny ». 303. Arts, recherches et créations. Revue des Pays de Loire, n° XLII, 3e trimestre 1994, pp. 43-51.
  • 9.« Benjamin Constant et la Chambre des pairs. Liberté, égalité, hérédité. Histoire d’une hésitation constitutionnelle ». Commentaire, n°73, printemps 1996, pp. 159-167.
  • 10.« Une introduction à l’iconographie politique de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Champs, méthodologie, problématique ». Revue de la Société d’histoire de la Restauration et de la Monarchie constitutionnelle, n°8, 1996, pp. 11-21.
  • 11.« L’émigration dans les débats politiques français de la Restauration à la IIIe République. Naissance d’un mythe ». Colloque : L’Europe des émigrés. Institut français de Londres, juillet 1997. Article complété et publié sous le même titre dans la Revue d’histoire administrative. Histoire, droit, société, juillet 2008, n° 364, pp. 410-417. Repris dans les Actes de la journée d’études du 16 octobre 2007. Histoire du droit public et de l’administration, École pratique des hautes études, sept. 2009, pp. 15-23.
  • 12.« La caricature antinobiliaire sous la Restauration, de l’émigration à l’ultracisme (1814 -1820) ». Colloque : Histoire, Images, Imaginaire (fin XVIe – début XXe siècle). Université du Maine, 21-23 mars 1996. Actes publiés sous le même titre par l’Université du Maine (M. Ménard dir.), 1998, pp. 427-441.
  • 13.« Intolérance et Révolution ». Revue des Deux Mondes. « Les nouvelles intolérances », novembre-décembre 1999, pp. 369-374.
  • 14.« Talleyrand. Portrait d’un ministre de Bonaparte ». Commentaire, n° 104, 2003, pp. 1025-1028.
  • 15.« Talleyrand diplomate. La méthode et la manière ». Revue des Deux Mondes. « La Parole diplomatique », avril 2004, pp. 103-116.
  • 16.« La Restauration est-elle juste-milieu ? ». Colloque : « Juste Milieu ». The search for a middle way between Revolution and tradition. Huizinga Institut. Utrecht, 11-12 novembre 2004.
  • 17.« La figure de Napoléon dans la bataille : Austerlitz, Iéna, Wagram. Variations héroïques, de l’Empire à la Troisième République ».  Cahiers du Centre d’Etudes d’histoire de la Défense, n° 23, 2004 : « Nouvelle histoire bataille » (II), pp. 201-220.
  • 18.« Portraits du roi et de ses élites sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Une contribution à l’étude des représentations du pouvoir ». Versalia. Revue de la société des amis de Versailles, 2006, n°9, pp. 178-194.
  • 19.« Talleyrand et la légitimité : la « révolution » du 31 mars 1814 ». Colloque : (Re)penser la Restauration (1814-1830). Université de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines, 22-24 septembre 2003. Actes publiés sous le même titre (J.Y. Mollier dir.), Nouveau Monde éditions, 2005, pp. 57-68.
  • 20.« Talleyrand : une vision européenne ». Colloque : Regards sur la politique européenne de Napoléon. Fondation Napoléon/Direction des Archives du ministère des Affaires étrangères, 18-19 novembre 2004. Actes publiés sous le titre : Napoléon et l’Europe, coordonné par Thierry Lentz, Fayard, 2005, pp. 131-141.
  • 21.« Talleyrand et la vente du duché de Bénévent. Les dessous d’une négociation internationale, d’après les lettres inédites de Talleyrand conservées aux archives de Naples. » Convegno internazionale di studi storici. Charles-Maurice de Talleyrand principe di Benevento 1806-2006. 24-25 marzo 2006. En ligne sur le site des Amis de Talleyrand.
  • 22.« Le roi Léopold à Compiègne en 1832, d’après un récit inédit : la Vie historique et anecdotique du maréchal Sébastiani par le docteur Fauconneau-Dufresne, Châteauroux, 1875 ». Museum Dynasticum, Anvers, 2006-2, pp. 11-14.
  • 23.« Talleyrand et Napoléon : Tilsit, échec et mat – première partie ». Journée d’étude : La Russie et la France en 1807. Institut français de Saint-Pétersbourg, Saint-Pétersbourg, 21 juin 2007.
  • 24.« Louis XVIII et la Charte du 4 juin 1814 : transaction d’un homme, transaction d’un texte ». Colloque: Transitional politics. The quest for stability after war and revolution in modern European history. Utrecht University, 6-9 décembre 2007.
  • 25.« Talleyrand et la paix, de Paris à Vienne (1814-1815) ». Colloque: Assecuratio Pacis. Les conceptions françaises de la sûreté et de la garantie de la paix de 1648 à 1815. Institut historique allemand, 16 mai 2008. Actes publiés en ligne http://www.perspectivia.net.
  • 26.« La personnalisation de l’action administrative sous la Restauration : le duc de Richelieu et la réforme de la Cour (nov. 1820) ». Actes de la journée d’études du 23 octobre 2008. Histoire du droit public et de l’administration, Ecole pratique des Hautes études, sept 2009, pp. 118-124.
  • 27.« Après l’Empire, le peuple était-il royaliste ? Eléments d’un royalisme populaire sous la première Restauration (avril 1814-mars 1815) d’après les archives de la Police ». Grandes signatures, « La vie en France de Napoléon à Charles X », hors-série, mars 2009, pp. 68-73.
  • 28.« Fouché et la fin des provinces Illyriennes (29 juillet – 3 octobre 1813) » Actes du Colloque : Les Croates et les Provinces Illyriennes (1809-1813) Académie croate des Sciences et des Arts, Zagreb-Zadar, 1-03-10-2009.
  • 29.« Talleyrand, homme des Lumières (1754 -1838) » Colloque : Napoléon, l’Empire et l’héritage des Lumières, Fondation Napoléon et Cercle Condorcet-Voltaire, Divonne-les-Bains, 9-10-10-2009. Actes publiés in Napoleonica. La Revue, n° 8, octobre 2010/2, pp. 77-82.
  • 30.« Présence et permanence de Talleyrand » Colloque : Talleyrand et la négociation, Association des Amis de Talleyrand, Paris, hôtel de Clermont, 29 mai 2010. En ligne sur le site des Amis de Talleyrand, http://www.amis-talleyrand.org.
  • 31.« Du pouvoir et de la disgrâce de M. Fouché » Colloque : 1810. Le tournant de l’Empire, Fondation Napoléon – Direction des Archives du ministère des Affaires étrangères, Paris, 8 et 9 juin 2010. Actes publiés sous le même titre in Nouveau Monde éditions, 2010, pp. 117-130.
  • 32.« Le serment fraternel du 14 juillet 1790. Grandeur et décadence d’une promesse » Colloque : La fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Histoire et héritage, Paris, École militaire, 25 juin 2010.
  • 33.« Henri IV et la Restauration. De la mémoire politique et des nécessités de la légitimité » Centre d’Études historiques, Le Mans, 8-11-07-2010.
  • 34.« Talleyrand et la délégation française au congrès de Vienne (septembre 1814-juin 1815) ». École pratique des hautes études, IVe section. Journée d’études 2010 : La collégialité et la décision administrative. Actes publiés par l’EPHE en 2011, pp. 13-19.
  • 35.« Napoléon, la police de Fouché et le pouvoir militaire. Quels héritages pour la Révolution ? » École pratique des hautes études, IVe section. Journée d’études du 25 janvier 2011 : La collégialité et les dysfonctionnements dans la décision administrative. Actes publiés par l’EPHE en 2011, pp. 97-103.
  • 36.« Le Conseil d’État sous la Restauration (1814-1830) à travers les mémoires de Pasquier, Molé, Barante, Broglie et Guizot » Comité d’histoire du Conseil d’Etat, journée d’études du 20 mai 2011 : Le conseil d’Etat et le développement économique de la France au XIXe siècle.
  • 37.« Écrire l’Histoire sous la Restauration (1814-1830) » Journée d’étude de l’INHA (Institut national d’Histoire de l’art) du 17 novembre 2011 : Le Musée des monuments français et la construction de l’Histoire.
  • 38.« Joseph Fouché et la question de l’amnistie des émigrés (1799-1802) » Journée d’études de l’Ecole pratique des hautes études du 16 janvier 2012 : Experts et décision. Article repris et augmenté in Annales historiques de la Révolution française, n° 372, avril-juin 2013, pp. 105-121.
  • 39.« Les lieux du pouvoir policier à Paris sous les deux ministères Fouché ». Actes de la Journée d’études du 14 janvier 2013 : Les « lieux » de la décision. École pratique des Hautes études, 2014, pp. 23-29.
  • 40.« L’obstination d’un roi. Louis XVIII en exil, 1791-1814 ». Napoleonica. La revue, 2015/1, n° 22.
  • 41.« Joseph Fouché et la mémoire révolutionnaire » in L’écriture d’une expérience. Histoire et mémoires des conventionnels (M. Biard, H. Leuwers, Ph. Bourdin, O. Yoshiaki [dir.]), Société des études robespierristes. Collection Études révolutionnaires, n° 15, 2016, pp. 159-166.
  • 42.« Le sacre de Charles X et le tournant de 1825 », in Actes du colloque : Rien appris, rien oublié ? Les restaurations dans l’Europe post napoléonienne (1814-1830) (J.-Cl. Caron, J. -Ph. Luis [dir.]), Presses universitaires de Rennes, 2015, pp. 319-328.
  • 43.« Fouché contre Napoléon. Cent jours pour un combat singulier », in Actes du colloque : L’année 1815. Revue du Souvenir napoléonien, 78e année, hors série n° 8, décembre 2015, pp. 76-83.
  • 44.« Talleyrand au congrès de Vienne et les caricatures du Nain jaune », inActes duColloque : 200e anniversaire du congrès de Vienne : Talleyrand l’indispensable, Association des Amis de Talleyrand, ambassade des Etats-Unis, Paris, 2015. En ligne sur le site des Amis de Talleyrand, pp. 170-201.
  • 45.« Le tournant de 1815. Entre fin de l’Empire et retour des Bourbons », in Actes du colloque : Le groupe de Coppet face à la chute de Napoléon (L. Burnand et G. Poisson, dir.), Genève, éditions Slatkine, 2016, pp. 13-31.
  • 46.« L’argent de la pieuvre : Les fonds secrets de Monsieur Fouché (1799-1810) », in Actes du colloque : l’Economie selon Napoléon (P. Branda, dir.), Paris, Vendémiaire, 2016, pp. 111-127.
  • 47.« Félicie de Fauveau à Florence (1833-1886). Le monument à Louise Favreau », in Renaissance italienne et architecture au XIXe siècle. Interprétations et restitutions, (A. Brucculeri, S. Frommel, dir.), Campisano editore, Roma, 2016, pp.169-180.
  • 48.« Souscription nationale, pouvoir et politique. L’exemple de l’érection de la statue en bronze d’Henri IV sur le Pont Neuf (1814-1818) » Journée d’étude du laboratoire Histara : Art et pouvoir, le pouvoir de l’art (I) ( dir. Sabine Frommel), septembre 2016.
  • 49.« L’ambassade de Pozzo di Borgo à Paris. Un ministre in partibus de la Restauration (1815-1830) », Colloque : Pozzo di Borgo (1764-1842). Cousin et ennemi juré de Napoléon, Alata-Ajaccio, 26 et 27 mai 2017 (M. Vergé-Franceschi, dir.)
  • 50.« Magnifier la souveraineté de la nation. Les images du serment du jeu de paume sous la Révolution ». Journée d’étude du laboratoire Histara : Art et pouvoir, le pouvoir de l’art (II) (S. Frommel, dir.), octobre 2017.
  • 51.« La Bastille ou les métamorphoses de la liberté (1789-1814) ». Journée d’études du laboratoire Histara : Art et pouvoir, le pouvoir de l’art (III) (S. Frommel, dir.), décembre 2018, in Arts et pouvoirs. Un dialogue entre continuités, ruptures et réinventions, Paris, Hermann – Campisano, 2023.
  • 52.« Louis-Philippe ou la revanche de l’histoire », in catalogue de l’exposition : LouisPhilippe à Fontainebleau. Le roi et l’histoire, Réunion des musées nationaux-Grand-Palais, 2018, pp 12-25.
  • 53.« L’histoire comme antidote ». Commentaire, 2018/1, n° 161, pp. 104-105.
  • 54.« Marie-Antoinette. Mémoires croisées d’un procès et d’une exécution sous la Terreur (1793 – XIXe siècle) », Revue Parlement(s) (2020 n°31) (O. Tort et C. Legoy, dir.), pp. 19-38.
  • 55.« Le procès de Marie-Antoinette », in Les Cahiers de la justice, « La prison au-delà des murs », Dalloz, 2020/1, n° 1, pp. 139-151.
  • 576.« Madame de Staël ou l’éloge de la mixité », in Actes du colloque : Madame de Staël – Femme de notre temps, Publications de l’Unesco, 2018, pp. 101-110.
  • 57.« Louis XV et Madame du Barry, une conspiration du secret », in catalogue de l’exposition : Louis XV. Passions d’un roi (Y. Carlier, H. Delalex, dir.), Château de Versailles – In Fine éditions d’Art, 2022.
  • 58.« Sur les chemins de la révolution. De Versailles aux Tuileries, mai-octobre 1789 », introduction au catalogue de l’exposition : Louis XVI, Marie-Antoinette et la révolution » (I. Aristide-Hastir, J.-Ch. Petitfils, E. de Waresquiel, dir.), Gallimard – Archives nationales, 2023, pp. 17-54.
  • 59.« Etienne-Denis Pasquier. Un portrait », in Actes du colloque : Etienne-Denis Pasquier (1767-1862) : un parlementaire gallican sous la Restauration et la monarchie de juillet, Le Mans Université, octobre 2023 (P. Allorant, J.B. Pierchon, dir.), Mare et Martin, 2024.
  • 60.« Elie Decazes ou la modernité », in catalogue de l’exposition : Elie Decazes 1780-1860. Une ascension libournaise au service de la France, Silvana Editoriale, 2024, pp. 28-35.

 Autres articles de vulgarisation, interviews et tribunes :

 E. de W. a publié une centaine d’articles de vulgarisation (L’Histoire, Historia, Historama, Revue Napoléon Ier, Revue du souvenir napoléonien, Figaro-Histoire, Histoire-magazine, Le Monde-Histoire) et de nombreux articles, interviews ou tribunes (Libération, Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Figaro, Le Figaro Magazine, La Croix, Le Point, L’Express, Marianne, Télérama, Le Journal du dimanche, Les Échos, Valeurs actuelles, Causeur, La Cause freudienne, Revue freudienne de psychanalyse).