Remise des prix du concours Solon

Yves Gaudemet, président du jury, a remis ce lundi 29 septembre les trois prix Solon aux étudiants en droit notarial lauréats du concours : Hippolyte FRANZIN (1er Solon), Laetitia MONTAUFRAY (2ème Solon) et Virgile BILLOD (3ème Solon).

Cette année, les candidats devaient réfléchir à l’une des propositions du 120e Congrès sur l’urbanisme durable : une proposition visant à doter l’arbre d’un statut dans le Code civil.

Il était accompagné de Pierre Delvolvé et des autres membres du jury les notaires Marie-Hélène Pero Augereau-Hue, présidente du 120e Congrès des notaires de France, Etienne Casimir, rapporteur de synthèse du 121e Congrès des notaires de France, Hervé de Gaudemar, notaire et professeur, rapporteur général du 120e Congrès des notaires de France, d’Eric Meiller, notaire et président de la 1ère Commission du 120e Congrès des notaires de France, et de la professeur Élise Carpentier. La cérémonie s’est tenue en présence du vice-président Jean-David Levitte, d’Olivier Grenouilleau, du correspondant Jean Tarrade et du président de la chambre de notaires de Paris Pierre Tarrade qui pilote le concours Solon.

 

Réunion du jury du prix Solon

Le jury du prix Solon 2024 s’est réuni, ce lundi 17 mars, en présence, de gauche à droite sur la photo, d’Etienne Casimir, rapporteur de synthèse du 121e Congrès des notaires de France, Eric Meiller, notaire et président de la 1e Commission du 120e Congrès des notaires de France, Louis Vogel, académicien, Hervé de Gaudemar, notaire et professeur, rapporteur général du 120e Congrès des notaires de France, Pierre Delvolvé, académicien, Marie-Hélène Pero Augereau-Hue, notaire et présidente du 120e Congrès des notaires de France, Serge Sur, académicien, Yves Gaudemet, académicien et président du jury et de Pierre Tarrade, notaire et responsable de la Fondation Solon avec le concours de l’académicien Bruno Cotte. Les membres du jury ont dû départager les 48 copies candidates au concours.

Remise des prix Solon aux lauréats

Comment mieux protéger les familles confrontées à un divorce, notamment en matière de logement ?
C’était le questionnement posé lors de la dernière édition du concours Solon, fondé par la Chambre départementale des notaires de la Dordogne et abrité par notre Académie, qui vise à sélectionner les meilleurs talents dans l’art de bien rédiger la loi.

Sur les 43 candidats au concours, nos trois lauréats cette année sont :
– 1er prix : Johan Pouvesle, étudiant en M2 droit notarial européen à l’Université Paris-Saclay,
– 2ème prix : Guillaume Tison, étudiant M2 droit notarial à Panthéon-Assas université,
– 3ème prix : Hugo Lefeuvre, étudiant en M2 droit notarial à l’Université de Montpellier.

Après un accueil par Bernard Stirn, les prix leur ont été remis par le président du jury Yves Gaudemet en présence des académiciens membre du jury Pierre Delvolvé et Louis Vogel, et du correspondant Jean Tarrade.
Sont intervenus : Etienne Dubuisson, représentant la compagnie des notaires de Dordogne, le président de la chambre des notaires de Paris Pierre Tarrade, le président du 119ème Congrès des notaires de France Yves Delecraz et la rapporteur du jury Gwenaëlle Durand-Pasquier.

Nous tenons à remercier les autres membres du jury : le président Bruno Cotte, Eric Cevaer, Vincent Morati ainsi que la présence de Jean-Philippe Louton, président de la compagnie des notaires de Dordogne, qui perpétue la mobilisation de la chambre au sein de la fondation.

Le prix est soutenu par nos partenaires Septeo Solutions Notaires, la Chambre des notaires de Paris, Coutot-Roehrig Recrutement, Unofi, LSN Assurances et par nos les éditeurs Lefebvre Dalloz, LexisNexis et Lextenso.

La prochaine édition du concours se tiendra en décembre prochain.

Découvrez les lauréats du prix 2023 de la Fondation culturelle franco-taïwanaise

Lundi 23 septembre 2024 a eu lieu à l’Institut de France en Grande Salle des Séances, la cérémonie de remise des prix de la 27ème édition de la fondation culturelle franco-taïwanaise abritée à l’Académie depuis 1996.

Cette cérémonie présidée par le Président de l’Académie, Monsieur Bruno Cotte, s’est tenue en présence de la nouvelle Ambassadrice/Représentante de Taïwan en France qui a pris ses fonctions au 1er septembre 2024, Madame HAO Pei-Chih, et de la vice-ministre de la Culture, Madame WANG Sue, qui représentait le ministre de la Culture, retenu à Taïwan, Monsieur LI Yuan. La cérémonie a été l’occasion de mettre en lumière les travaux des trois lauréats sélectionnés par le jury de la 27ème édition, composé de Madame Marianne Bastid-Bruguière, Monsieur Pierre Delvolvé et Monsieur Daniel Andler et co-présidé par le ministre de la Culture et le Secrétaire perpétuel, Monsieur Bernard Stirn.

Conformément à l’objet de la fondation, les lauréats de la 27ème édition contribuent, chacun dans leur domaine, artistique ou culturel, aux échanges et au rayonnement de la culture européenne à Taïwan et de la culture taïwanaise en Europe.

Zoom sur les trois lauréats :

Gwennaël Gaffric, maître de conférences à la faculté des langues de l’université Jean Moulin Lyon III et directeur de la collection « Taiwan Fiction » pour la maison d’édition française L’Asiathèque s’est impliqué dans de nombreux projets de recherche, d’enseignement, de traduction et d’édition d’œuvres littéraires taïwanaises en France, à travers la traduction d’ouvrages et la publication d’articles académiques.

Elizabeth Zeitoun, chercheuse en linguistique, est membre de l’Academia Sinica depuis 1992. Au cours des trente dernières années, elle s’est consacrée à la promotion de l’étude des langues austronésiennes de Taiwan. Elle a contribué à la collecte, la documentation, la préservation, la dissémination et l’enseignement des langues parlées par les peuples autochtones de Taiwan.

Yifen Chen est diplômée du conservatoire royal de La Haye. Elle s’est consacrée à la promotion de la musique classique et a fondé le Formosa Baroque Orchestra, formation qui invite régulièrement à Taiwan des musiciens internationaux renommés pour des concerts et organise des activités éducatives, servant de pont entre Taiwan et l’Europe dans le domaine de la musique classique.

Accueil du nouveau correspondant Jean TARRADE

De gauche à droite sur la photo : Jean Tarrade, Lucrezia Reichlin et Jaime Antúnez Aldunate

Jean TARRADE, né en 1948 à Saint-Jory-de-Chalais, a été élu le 29 avril 2024 correspondant à la cinquième place de la section Législation, Droit public et Jurisprudence. Il a été accueilli à l’Académie en séance ce lundi 3 juin 2024. Il succède à Rodolfo SACCO.

Notaire honoraire, il a successivement occupé les fonctions de président de la Chambre des notaires du Paris, de président du Conseil supérieur du notariat et a présidé le Conseil des Notariats de l’Union européenne.

Discours d’accueil d’Yves GAUDEMET, prononcé par Pierre DELVOLVÉ en son absence

Pierre Delvolvé (au centre), accompagné de Jean-Claude Casanova (à gauche), de François Saint-Pierre (à droite) et du fils de Jean Tarrade, Pierre Tarrade, à l’arrière plan.
Yves GAUDEMET

Il était temps… Sauf erreur de ma part, notre Compagnie à ce jour n’avait jamais accueilli de notaire. Et pourtant le notariat est au cœur de nos institutions ; et Maître Tarrade est d’abord – mais pas seulement j’y reviendrai – un grand notaire.

1/ Un grand notaire….

Je vais laisser parler ici ceux qui, au tournant de la Révolution, ont confirmé le notariat, attributaire du sceau de l’État et investi, avant la lettre, d’un véritable service public de la sécurité juridique.

Peu avant de se séparer, le 30 septembre 1791, l’Assemblée constituante prenait deux mesures, apparemment en sens inverse mais commandées en réalité par une même logique : la suppression des ordres d’avocat et la réorganisation du notariat. À cette dernière, trois séances furent consacrées, sur le rapport de Le Chapelier (avocat lui-même) au nom du comité de constitution.

Le rapport de Le Chapelier pose d’emblée la question de l’utilité du maintien du notariat au moment où l’ensemble des institutions judiciaires de l’Ancien Régime et notamment les ordres d’avocat sont supprimés ; et il conclut qu’il faut à la société des certificateurs de contrats, des officiers qui leur impriment ce caractère d’authenticité sans lequel la loi ne peut les reconnaître ni assurer les droits qui en héritent ». Il faut au citoyen « un moyen de constater son droit au moment même où il l’acquiert ; il est du devoir, il est intérêt de la société de les lui procurer. Or ce moyen existe seulement dans l’intervention de la société, à la formation même du contrat, par la présence d’un officier revêtu d’un caractère légal qui le rend propre à constater la vérité de la convention, le temps de sa rédaction, enfin d’en devenir le certificateur ».

« Nous avons donc pensé, Messieurs, que les notaires n’étaient pas seulement nécessaires comme rédacteurs des conventions ; qu’ils étaient indispensables comme certificateurs de la vérité et de la date des contrats ».

Ce sont ces principes qui seront inscrits dans la loi du 25 ventôse An XI – véritable charte du notariat en 12 articles (on savait écrire le droit à l’époque) -, et dont le rapporteur au Tribunat, Favart ouvre son rapport par la formule qui sera inscrite sur le sceau des notaires : « le notaire exercice ici une partie de l’autorité publique ; ce qu’il écrit fait la loi des parties ; lex est quod notamus ».

Ainsi investi d’une sorte de service public de la sécurité juridique, le notariat s’est organisé en conséquence et constitue même un modèle pour l’ensemble des professions réglementées.

Et Maître Jean Tarrade, quelques 40 années durant, a pris part à ce service public, à tous les niveaux, et jusqu’à la présidence et au cumul des présidences du Notariat français, du Notariat européen, du Notariat latin, et d’autres encore…

2/ Mais le président Jean Tarrade n’est pas seulement un grand notaire, une figure remarquable et remarquée de la Profession ; il est un grand juriste et, ajouterais-je, un juriste bien de son temps, prenant part à tous les débats, présent surtout les fronts, attentif à toutes les réformes – et elles n’ont pas manqué ces derniers temps – pour les apprécier, les modérer et les accompagner ; et cela chaque fois que sont en cause, non pas tant les intérêts propres du Notariat mais les intérêts de la société confiés à celui-ci, comme le disait si bien Le Chapelier.

Il est régulièrement associé, es qualité ou à titre personnel, aux réflexions de la Chancellerie sur l’évolution de plusieurs aspects du droit privé, notamment à l’occasion du bicentenaire du Code civil, ou encore aux travaux de révision de la directive sur la qualification professionnelle en Europe.

Particulièrement, il sera l’interlocuteur naturel des pouvoirs publics, puisqu’alors Président du Conseil supérieur du notariat, au moment de l’élaboration de la loi du 5 aout 2015 dite « loi Macron », laquelle, emportée par le grand mouvement de la concurrence, conduit à ce résultat contre nature d’inscrire la profession notariale dans le code de commerce.

Qu’en eût pensé Le Chapelier !

En tous les cas, on peut penser qu’il eût approuvé l’attitude du président Tarrade, toute de modération, de disponibilité mais attachée à rappeler les principes fondateurs du système français.

Jean Tarrade œuvrera encore régulièrement à la diffusion ou au rétablissement du modèle français ; plus performant à tous égards que le système anglo-saxon, ou plutôt l’absence d’un tel système dans les pays de common law et le recours au mécanisme des assurances nourrissant elles-mêmes un abandon contentieux. Il accomplit à ce titre plusieurs missions d’assistance, notamment auprès des autorités polonaises, tchèques, hongroises pour la restauration de la fonction notariale après la chute du mur de Berlin.

Et il est remarquable et particulièrement heureux que Jean Tarrade succède ainsi à notre regretté confrère Roberto Sacco, immense juriste, maitre incontesté du droit comparé, résistant de la première heure dans la division alpine italienne Val Chisone avant de devenir, dans le monde entier, le grand professeur de droit civil que l’on sait, et qui resta fidèle à nos séances jusqu’à ce qu’il nous quitte, presque centenaire.

C’est notamment notre confrère François Terré qui avait souhaité sa présence parmi nous. Nous l’accompagnerons demain pour un dernier adieu.

C’est avec François Terré en pensée que nous sommes heureux de vous accueillir aujourd’hui dans notre Compagnie, cher Président Tarrade.

Yves GAUDEMET, 3 juin 2024

Discours prononcé par Jean TARRADE, correspondant élu le 29 avril 2024 à la place de Rodolfo SACCO

Coupole comble pour la Nuit du Droit de l’Académie !

La Nuit du Droit est une initiative nationale lancée par le Conseil constitutionnel en 2018 qui vise à célébrer l’anniversaire de la Constitution de la Vème République le 4 octobre sous la forme d’événements autour du droit au sein de différentes institutions.

L’Académie des Sciences morales et politiques, à l’initiative de la section Législation, droit public et jurisprudence et à l’occasion du 65ème anniversaire de la Constitution, a organisé un événement au Palais de l’Institut pour l’occasion avec le soutien de la Fondation Del Duca.

Programme

19h – 19h10 : Ouverture par le chancelier Xavier Darcos

19h10 – 20h30 : Table ronde : Les 65 ans de la Constitution

Table ronde animée par le secrétaire perpétuel Bernard STIRN avec les académiciens Pierre DELVOLVE, Alain DUHAMEL, Eric ROUSSEL et Serge SUR.
D’où provient la résilience de la Constitution ? De ses textes ? De ses acteurs ?

20h30 – 22 h : Temps théâtral

  • Dialogue imaginaire entre François Mitterrand et Michel Barbier animé par Christophe BARBIER, Journaliste et éditorialiste
  • Pièce de théâtre extraite des Plaideurs de Jean Racine interprétée par la compagnie Oghma
Oghma

Remise des prix de la Fondation culturelle franco-taïwanaise

La Fondation culturelle franco-taïwanaise, abritée à l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1996, a remis les prix de sa 26ème édition lundi 18 septembre en présence du ministre de la Culture de Taïwan, monsieur SHIH Che, du Représentant de Taïwan en France, Monsieur François WU, ainsi que de la Directrice du Centre Culturel de Taïwan à Paris, Madame Ching-Fang HU.

Les membres du jury, Madame Marianne Bastid-Bruguière, Messieurs Pierre Delvolvé, Daniel Andler et le Secrétaire perpétuel, Bernard Stirn, co-président du jury, ainsi que l’ancien Secrétaire perpétuel, président du jury de cette 26ème édition, Jean-Robert Pitte, ont félicité les 3 lauréats pour la diversité et la richesse de leurs parcours et de leurs activités au service de la diffusion et de l’intensification des rapports culturels entre Taïwan et l’Europe.

Pour cette 26ème édition, la fondation a honoré de son prix Madame TCHEN Yu-Chiou, ancienne ministre de la Culture, conseillère près la présidence de la République et ambassadrice chargée de la coopération culturelle avec les pays européens. Madame TCHEN est aujourd’hui présidente du conseil d’administration de la « Taiwan Public Television Service Foundation ».

Monsieur Thilo Diefenbach, qui est l’auteur de nombreux articles et traductions en allemand sur Taïwan et sa littérature – notamment la littérature relative à la loi martiale qui fut en vigueur à Taïwan de 1949 à 1987.

Madame Charlotte Pollet qui est Professeure de philosophie et d’histoire des sciences à la National Yangming Chiaotung University, à Taïpei, et depuis 2020, directrice de la plateforme nationale de contact en sciences humaines entre Taïwan et l’Union européenne dans le cadre du programme « Horizon Europe » du ministère taïwanais des Sciences et Technologies.