« Henri de Lubac, théologien » de Michel Fédou (2026)

Jacques de LAROSIERE

Jacques de Larosière a déposé l’ouvrage suivant en séance du 23 mars 2026 :

Henri de Lubac, théologien de Michel Fédou, (Cerf, 2026, 384 p.).

Présentation prononcée en séance

Michel Fédou, longtemps Directeur du Centre Jésuite de la rue de Sèvres, est un des meilleurs théologiens français.

Il a étudié systématiquement l’œuvre à la fois très diverse et très profonde du Père de Lubac.

Chacune des œuvres de Lubac est étudiée et analysée de façon précise et lumineuse.

L’œuvre de Lubac se caractérise par une grande diversité de centres d’intérêts (Proudhon, Dostoiesky, le Bouddhisme, Claudel…) et par une cohérence intérieure que l’auteur analyse avec clarté et dans un style parfait.

Le Père Fédou traite, en profondeur, de l’interprétation de St Thomas, qui a valu à Lubac critiques et interdiction d’enseigner pendant près de 3 décennies.

La querelle sur le Thomisme a, aujourd’hui, de quoi surprendre. Contrairement à la thèse officielle des scolastiques, Lubac considère que l’œuvre de St Thomas souligne que l’être humain – composé de 2 natures conjointes : la nature humaine et la nature divine – cherche et aime Dieu, alors que l’interprétation courante – contestable aux yeux de Lubac – pense que l’Homme est l’objet d’une grâce gratuite et qu’il ne saurait d’être rattaché à l’enracinement d’une disposition naturelle de l’Homme à l’ouverture à Dieu.

Michel Fédou fait une analyse très claire des thèses en présence ainsi que des vues d’un théologien qui a beaucoup réfléchi sur cette question Karl Rahmer.

La richesse de pensée du Père de Luba en cette matière a conduit le Pape Jean-Paul II à conférer à ce théologien le titre de Cardinal et sa participation aux travaux du Concile.

Il n’est évidemment pas question ici de résumer l’œuvre monumentale de celui qui a intimement étudié l’exégèse médiévale, mais il est intéressant de noter que Lubac n’était pas seul. Il faisait parti d’un groupe de théologiens remarquables parmi lesquels on peut citer : Blondel, Gaston Fessard, Hans Von Baltazar, Ratzinger (Pape Benoit XVI), Gilson, Chaillet, Teillard de Chardin, Danielou…

Jacques de Larosière

22/03/2026

« Des enfants instruits. Réconcilier l’école et la culture » de Denis KAMBOUCHNER (2026)

Jacques de LAROSIERE

Jacques de Larosière a déposé l’ouvrage suivant en séance du 16 février 2026 :

Des enfants instruits. Réconcilier l’école et la culture de Denis Kambouchner (Les Belles Lettres, 2026, 264 p.)

 

Discours prononcé en séance

« Ce livre est écrit par un philosophe.

Certes, l’ouvrage montre les insuffisances de notre éducation nationale, le déclassement de notre fonction enseignante et les performances médiocres de nos élèves telles que analysées par l’OCDE.

Mais le propos essentiel du livre est différent.

La question principale est : « pourquoi faut-il instruire les enfants ? » et se poursuit par cette autre interrogation : « comment le faire ? ».

L’auteur explique clairement les fondements du sujet : il faut aux enfants des bases et sur ces bases il faut construire.

L’auteur, s’aidant de Montaigne et de son cher Descartes, explique avec clarté, que nos enfants ont besoin des « humanités ».

Ce livre est un plaidoyer intelligent et très cultivé des humanités. C’est-à-dire des connaissances qui nous relient à l’homme et à son histoire.

L’auteur montre qu’acquérir cette culture est indispensable.

Mais l’époque moderne ne laisse guère de temps pour se cultiver et l’on est pressé de passer à autre chose… La question, souvent posée par nos contemporains, est : « pourquoi s’embarrasser et se remplir l’esprit de beautés abolies ? » mais comme le souligne M. Kambouchner « abolit » ne veut pas dire mort ou définitivement dépassé. Les humanités, belles et profondes sont vivantes et elles éclairent toutes les problématiques modernes.

Un livre remarquable à lire et à méditer…

Jacques de Larosière

16/02/2026 » 

Cérémonie de remise du prix Messe Frankfurt (7ème édition)

Le prix Messe-Frankfurt, délivré par l’Académie des sciences morales et politiques, a été remis lundi 8 décembre à l’entreprise Stikoïa et à son président Jean-Marc Barki. C’était la 7ème édition de ce prix récompensant « une personne physique ou morale qui s’est particulièrement illustrée dans la promotion des valeurs humanistes et de l’économie sociale de marché ».

Le prix Messe Frankfurt 2025 a été attribué par un jury composé du Secrétaire perpétuel de l’Académie, Bernard Stirn, du Président de Messe Frankfurt France, Frédéric Bougeard, de son directeur administratif et financier, Xavier Ottavi et de messieurs Jacques de Larosière et Georges-Henri Soutou.

Crédit photos : Candice Ferrier