Colloque Technologies émergentes et Sagesse collective

Technologies émergentes
Comprendre – Faire comprendre – Maîtriser
Les conditions d’une sagesse collective

Les technologies émergentes forment un ensemble aux contours mouvants comprenant les technologies de l’information et de la communication (TIC) en y incluant l’intelligence artificielle et la robotique, les biotechnologies, les technologies dérivées des sciences cognitives et des neurosciences, les nanotechnologies. Ces domaines sont en constante interaction et leurs synergies souvent imprévisibles amplifient leurs effets disruptifs, qui s’étendent à la plupart des activités humaines.
Quels moyens nos sociétés peuvent-elles et doivent-elles se donner pour acquérir une sagesse collective, c’est-à-dire la capacité de prendre les meilleures décisions quant au développement et à l’usage des nouvelles technologies ?
Tel est l’objet du cycle d’études Technologies émergentes et sagesse collective conduit par Daniel Andler, au sein de l’Académie des sciences morales et politiques, qui entend s’appuyer sur de nombreuses collaborations avec des confrères de toutes les académies, des prospectivistes, des entrepreneurs, des représentants du monde associatif et des décideurs publics de l’application des nouvelles technologies dans des secteurs tels que l’éducation, la santé, le droit, la politique publique, la délibération collective, la sécurité et la défense nationale.

Le colloque de lancement qui s’est tenu les jeudi 30 et vendredi 31 janvier à l’Institut de France a permis de présenter le projet et d’entrer dans le vif du sujet, grâce à l’apport d’un groupe varié d’intervenants remarquables et à de nombreux temps de discussion.

Programme du colloque

Communication de Daniel Andler : Technologies émergentes et sagesse collective. Comprendre, faire comprendre, maîtriser. Un vaste programme de plus ? 

Actes multimédia à venir prochainement sur le site de TESaCO

Conclusions de Pierre Delvolvé, président de l’Académie des sciences morales et politiques

Retour sur images :

Les enjeux sociétaux des technologies émergentes
Modérateur : Florian Forestier. Avec Nicolas Chaillet, directeur du Service de la stratégie de la recherche et de l’innovation, Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ; Yannick Blanc, président de Futuribles International ; Elisabeth Grosdhomme, directeur général de Paradigmes et caetera,  Alain Bravo, ancien directeur de Supélec, membre de l’Académie des technologi

Qu’est-ce qu’une intelligence artificielle « véritablement éthique » ? Antonio A. Casilli, professeur Telecom Paris, Institut Polytechnique de Paris.

Yannick Blanc, président de Futuribles International, Jean-Paul Laumond, directeur de recherche émérite au CNRS, équipe Willow (ENS, CNRS, INRIA), membre de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies. Daniel Andler, membre de l’Académie des sciences morales et politiques

Séance solennelle de rentrée de l’Académie

La séance solennelle de rentrée de l’Académie qui s’est déroulée le 4 novembre 2019 a réuni 450 personnes sous la coupole. Revivez-la en parcourant les galeries de photos prises par la photographe Juliette Agnel (©julietteagnel) et en téléchargeant le discours du président Georges-Henri Soutou sur « L’action extérieure de la France » et celui du secrétaire perpétuel Jean-Robert Pitte sur « Les caractères originaux de la géographie de la France ».

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Colloque sur l’irrationalité

19-21 novembre 2019
Fondation Simone et Cino Del Duca

Fake news, antivax, peur des ondes, théories du complot … Au sein d’une société fondée sur l’accumulation des connaissances, les démonstrations irrationnelles semblent renforcées par un relativisme ambiant. Du 19 au 21 novembre 2019, 24 intervenants se réunissent en vue de dépeindre la mécanique de l’irrationalité, de sa fabrication à sa réception en passant par l’étude de la propension humaine à croire.
Organisé par Jean Baechler, sociologue et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, et Gérald Bronner, professeur de sociologie cognitive à l’Université Paris-Diderot, cet évènement est soutenu par la Fondation Simone et Cino Del Duca. Les actes en paraîtront à la fin de l’année 2020.

Fondation Simone et Cino Del Duca
10, rue Alfred de Vigny
75008 Paris

Présentation

Les sophistes grecs déjà soutenaient que, l’homme étant la mesure de toutes choses, il n’existait aucun point de vue et d’appui permettant de distinguer objectivement le bien du mal, le vrai du faux, le juste de l’injuste… Tout et n’importe quoi peut être soutenu, à condition de le faire avec  habileté, de manière à tromper ou rallier les naïfs et les sots. Socrate s’est dressé contre cette position et la philosophie grecque a pris son envol.

Notre temps pourrait tirer le plus grand profit d’une réaction même plus modeste, car l’irrationnel a, une fois de plus, fait son grand retour, comme si le balancement entre le rationnel et l’irrationnel devait fatalement aller de l’un à l’autre, sans jamais pouvoir s’arrêter sur la position rationnelle.

Depuis un bon demi-siècle, on voit passer avec stupeur des affirmations étranges. La mythologie grecque n’est qu’une manière de voir les choses différente de la vision scientifique moderne, qui ne saurait prétendre à une grande teneur en vérités. Tout énoncé se réclamant de l’objectivité n’est qu’une ruse de la part de qui occupe le pouvoir, pour l’exercer et le garder par des tromperies déguisées en faits avérés.
La démocratie, la justice, le droit, les libertés sont des produits culturels particuliers à l’Occident, sans la moindre validité universelle, quand ce ne sont pas des ruses pour asservir le reste du monde. Le créationnisme peut se prévaloir d’une validité égale à celle des théories de l’évolution et doit être enseigné dans les écoles comme une branche d’une alternative indécidable. Le conspirationnisme sévit sur les réseaux sociaux. La vaccination provoque l’autisme et inflige d’innombrables maux, que des groupes de pressions intéressées cachent à la population. L’écologisme à la même valeur que l’écologie et doit participer à égalité avec celle-ci au débat public. Et ainsi de suite…

Bref, le subjectivisme, le relativisme et le culturalisme partent sans répit à l’assaut de l’objectivité, de l’universalité et de la rationalité.

Il serait possible et instructif de montrer qu’il en est toujours allé ainsi dans toutes les sociétés à toutes les époques.
Aujourd’hui comme hier, ce constat soulève trois questions conjointes :
– La première porte sur la propension humaine à l’irrationnel, observable tant dans l’espèce et dans ses représentants que dans les cercles culturels qui les réunissent.
– La deuxième concerne la production de l’irrationnel, ses animateurs – qu’ils soient sincères ou rusés -, ses thèmes, ses campagnes, ses manœuvres.
– La dernière s’occupe de la réception de l’irrationnel, ses canaux de transmission, ses relais médiatiques, ses séductions, ses victimes, ses conséquences.

Jean Baechler, Gerald Bronner, organisateurs.

Actes publiés aux Editions Hermann en 2021 sous le titre L’irrationnel aujourd’hui

Consulter le programme sur le site de la Fondation ou le télécharger 

 

L’été, le long de … Canal Académie

Cet été, retrouvez les académiciens, les correspondants et les membres associés de l’Académie sur Canal Académie : revivez quelques temps forts des séances du lundi sur « L’action extérieure de la France » ; écoutez la lecture de la notice sur la vie et les travaux de leurs prédécesseurs par Claudine Tiercelin et Pierre-André Chiappori ainsi que les chroniques économiques de Jacques de Larosière ; découvrez des paroles de lauréats des prix décernés par l’Académie ; laissez-vous inspirer par les entretiens et les lectures des académiciens… Lire la suite