Remise du rapport sur « La culture générale aujourd’hui » à Élisabeth BORNE, ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Le vendredi 23 mai, Bernard Stirn, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, Jean-David Levitte, vice-président, et Olivier Houdé, membre et auteur du rapport sur « La culture générale aujourd’hui : une question d’éducation et de pédagogie » (Cycle d’études soutenu en 2023-24 par la Fondation Simone et Cino Del Duca de l’Institut de France) ont remis officiellement ce rapport de 100 pages dont 10 recommandations à la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Élisabeth Borne.

Très attentive à ce travail, réalisé par notre compagnie avec le concours des quatre autres académies de l’Institut de France, la ministre d’Etat s’est montrée favorable à sa diffusion au sein de l’Education nationale afin qu’il soit tenu compte de ses recommandations dans les actions en cours pour améliorer l’école, qu’il s’agisse des programmes, de l’évaluation des acquis des élèves (via un nouveau baromètre de la culture générale) ou de la formation et de l’incitation des professeurs à coopérer pédagogiquement pour réinstaurer un enseignement transversal de culture générale.

Par ce Cycle d’études Del Duca et la remise de ce rapport aux autorités éducatives du pays, l’Académie des sciences morales et politiques est au cœur de ses missions de réflexion et d’action.

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Cérémonie d’installation de Pierre-Michel MENGER à l’Académie et et lecture de la notice sur la vie et les travaux de Mireille DELMAS-MARTY

L’Académie est réunie en séance solennelle sous la coupole pour entendre la lecture de la notice sur la vie et les travaux de Mireille Delmas- Marty (1941 – 2022) par Pierre-Michel Menger.

Pierre-Michel Menger a été élu au fauteuil 1 de la section Morale et sociologie, le 27 novembre 2023. Cette élection a été approuvée par le décret présidentiel du 11 janvier 2024.

Le président Jean-Robert Pitte ouvre la séance en accueillant les membres des différentes académies présents, ainsi que toutes les personnes présentes sous la coupole.

Le président rappelle les nombreuses figures qui ont occupé ce fauteuil, depuis le baron Joseph Dacier en 1832 jusqu’à Jean Cazeneuve en 1973, en passant par Alexis de Tocqueville élu en 1838, Mireille Delmas-Marty, élue en 2007 et aujourd’hui Pierre-Michel Menger.

Pierre-Michel MENGER

Olivier Houdé prononce ensuite le discours d’accueil de Pierre-Michel Menger. Avant d’évoquer la brillante carrière institutionnelle de Pierre-Michel Menger, normalien, agrégé de philosophie, élu professeur au Collège de France en 2013 et désormais membre de l’Institut, Olivier Houdé retrace l’enfance et le parcours de Pierre-Michel Menger, né à Forbach, en Lorraine, le 10 avril 1953, dans un territoire qui va bientôt subir les soubresauts de l’industrie minière, née de l’exploitation du charbon, bousculée par l’arrivée du pétrole et du nucléaire. C’est dans l’écrin familial que la passion pour la musique de Pierre-Michel Menger naît, avant de devenir un sujet d’étude sociologique. Après une thèse de doctorat soutenue à l’EHESS, sous la direction de Raymonde Moulin – qui fit elle-même sa thèse sous la direction de Raymond Aron, et la soutint devant Raymond Barre – sur la sociologie de la musique (Le compositeur, le mélomane et l’État dans la société contemporaine), Pierre-Michel Menger entre au CNRS en 1981 où il est d’abord chargé de recherche puis directeur de recherche jusqu’à son élection au Collège de France en 2013 sur la chaire de Sociologie du travail créateur. Comment penser le travail, et notamment le travail créateur, est la question qui est au cœur du travail de Pierre-Michel Menger, comme l’attestent ses nombreuses publications qui abordent cette question aussi bien dans les domaines artistiques que scientifiques et dans lesquelles Pierre-Michel Menger explore la notion de talent, notamment dans les secteurs marqués par de très grands écarts de réussite et de rémunération. Olivier Houdé conclut son discours en citant la fable de La Fontaine Le laboureur et ses enfants, qui évoque si bien cette notion de travail et de talent.

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Pierre-Michel Menger procède ensuite à la lecture de la notice sur la vie et les travaux de Mireille Delmas- Marty.

Dernière d’une famille protestante de 6 enfants, apparentée par sa mère à la famille Monod, fille d’avocat, Mireille Delmas-Marty embrasse des études juridiques, mue par ce souci de la justice, au cœur de l’éducation rigoureuse qu’elle a reçue, et qui sera au cœur de son immense quête d’un humanisme juridique. Assistante à la faculté de droit de Paris en 1967, elle soutient son doctorat en 1969 et obtient en 1971, l’agrégation de droit privé et de sciences criminelles. Elle devient ensuite professeur à l’Université de Lille puis à celle de Paris XI, avant de rejoindre en 1990 l’Université de Paris I. Elle y dirige à partir de 1997 l’Unité de recherche de droit comparé qui regroupe 9 centres et 3 associations. Sa science et l’originalité de son expertise, remarquée dès sa première monographie sur le droit pénal des affaires, publiée en 1973, lui valent d’être très vite membre de nombreuses commissions associées au travail parlementaire. En 2002, elle est la première femme juriste élue au Collège de France, où elle occupe la chaire Études juridiques comparatives et internationalisation du droit, jusqu’à sa retraite en 2012. En 2007, elle est élue à l’Académie où elle est la seconde femme juriste, après Suzanne Bastid, élue en 1971. Elle y animera notamment un groupe de travail « Humanisme et mondialisation » qui réunira nombre de ses consœurs et confrères.

Les trois maximes nécessaires selon Emmanuel Kant pour qu’un penseur accède à la sagesse – penser par soi-même, se mettre par la pensée à la place de tout autre homme, toujours penser en accord avec soi-même – s’appliquent bien à la conception originale d’un humanisme à vocation universelle que va développer Mireille Delmas-Marty. Sa thèse de doctorat porte sur un sujet très technique : « Les sociétés de construction devant la loi pénale », qui deviendra un livre en 1973, Droit pénal des affaires. Dans ses ouvrages suivants, nourris en partie de la lecture de Michel Foucault et de Surveiller et punir, elle expose les principes de la justice pénale et prend position pour une autre politique criminelle. Sa participation à la commission de révision du droit pénal, lancée en 1981 par Robert Badinter, lui permet de contribuer à la faire advenir. Les innovations proposées sont orientées vers un nouvel équilibre entre pénalisation et dépénalisation et le recours plus fréquent à des sanctions alternatives. En 1992, elle fera partie d’un comité de réflexion qui, sous la présidence de Robert Badinter, sera à l’origine de la création d’un tribunal pénal international chargé de juger les crimes commis dans l’ex-Yougoslavie. Son intérêt pour la construction européenne dans le champ judiciaire, la fait s’intéresser aux discontinuités normatives et aux questions qu’elles suscitent. Mireille Delmas-Marty développe une sensibilité grandissante pour les formes émergentes et mouvantes d’un droit supranational. Sa quête est celle d’un idéal régulateur non hégémonique qui « ne s’imposerait pas à partir d’un seul système, mais tenterait de combiner les divers systèmes de droits nationaux entre eux et de se combiner avec les instruments juridiques internationaux ». Plutôt que de mener solitairement ses recherches dans la seule enceinte de la science juridique, Mireille Delmas -Marty pratique la recherche collective et son cercle de réflexion s’élargit aux philosophes, aux linguistes, aux biologistes aux économistes mais aussi aux poètes, aux peintres, aux sculpteurs. Elle cherche à développer un droit qui soit légitime tout en étant pluriel. Selon elle, il faut inventer un droit des droits, un droit qui puisse théoriser ce que peut le droit et à quelle échelle il le peut, un droit qui théorise les conditions de possibilité de ses incarnations multiples et variables. Mireille Delmas-Marty place ainsi les droits de l’homme au centre de ses recherches et en fait la clé de voûte de l’étude de la mondialisation du droit. Dans son enseignement au Collège de France de 2002 à 2012, elle va ainsi chercher à imaginer comment « humaniser la mondialisation » ou comment « résister à la déshumanisation ». En 2016, elle publie Aux quatre vents du monde. Petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, avec comme symbole en couverture une rose des vents représentant des couples d’opposés qu’elle estime impensables à tenir séparés (sécurité/liberté, coopération/compétition, intégration/exclusion, conservation/innovation). À partir de 2018, Mireille Delmas-Marty va recourir à l’art pour représenter son système de valeurs, notamment avec sa « boussole des possibles » qu’elle réalise avec l’artiste-bâtisseur Antonio Beninca et dont une version définitive du prototype mobile, haut de 4m, doit être prochainement installé dans l’enceinte du Château de Goutelas. Cette boussole est le symbole de l’humanisme « joyeusement obstiné » de Mireille Delmas-Marty et des valeurs qui ont porté une vie de travail et d’engagement.

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À l’issue de cette cérémonie, Jean-Claude Casanova a prononcé le discours de remise de l’épée d’académicien de Pierre-Michel Menger, en évoquant le sens de cet objet et de ce rituel, qui ne sont ni prescrits ni écrits dans les textes régissant les pratiques de l’Institut de France mais font partie de ses usages. Il la lui a remise sous les applaudissements.

Des intermèdes musicaux ont ponctué cette cérémonie : Monteverdi, L’incoronazione di Poppea : Pur ti miro, pur ti godo ; Boulez, Notations 2 pour orchestre ; Bach, Messe en Si : Et resurrexit ; Nina Simone, My way.

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La Fondation Simone et Cino Del Duca fête ses cinquante ans sous la Coupole

Créée en 1975, la Fondation Simone et Cino Del Duca fête cette année ses cinquante ans. À cette occasion, le secrétaire perpétuel Bernard Stirn s’est exprimé sous la coupole le jeudi 15 mai dernier pour saluer l’engagement de Cino et Simone Del Duca et remercier la Fondation pour le soutien qu’elle apporte aux travaux de l’Académie.

Discours prononcé par Bernard Stirn lors de la séance anniversaire de la Fondation Simone et Cino Del Duca (15 mai 2025)

Si chère à Cino et Simone Del Duca, la liberté de la presse est au cœur des valeurs qui inspirent les réflexions, les travaux et les projets de l’Académie des sciences morales et politiques. Dans le monde d’aujourd’hui, la proclamation de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme conserve toute son actualité et réclame toujours la vigilance : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». En application de ces principes, notre académie ferait volontiers sienne la réaction de Chateaubriand à l’ordonnance du 25 juillet 1830 qui suspendait la liberté de la presse, telle qu’il la rapporte dans les Mémoires d’outre-tombe : « La presse est un élément jadis ignoré, une force autrefois inconnue, introduite maintenant dans le monde ; c’est la parole à l’état de foudre ; c’est l’électricité sociale. Pouvez-vous faire qu’elle n’existe pas ? Plus vous prétendrez la comprimer, plus l’explosion sera violente. Il vous faut donc vous résoudre à vivre avec elle, comme vous vivez avec la machine à vapeur ». La formule pourrait s’appliquer de nos jours à l’audiovisuel, au numérique, aux moteurs d’intelligence artificielle.

L’attachement partagé à la liberté de la presse rend naturels les liens très étroits qui se sont établis entre la Fondation Del Duca et l’Académie des sciences morales et politiques. La Fondation soutient les publications de l’Académie, elle lui ouvre ses locaux, elle contribue à la bonne réalisation de nombre de ses activités.  Plus encore, elle permet à l’Académie d’organiser, selon un cycle pluriannuel, une réflexion approfondie sur des questions d’ordre économique et social qui touchent la société contemporaine. Les travaux se déroulent sur deux ou trois ans. Ils associent des membres de l’Académie et des personnalités extérieures et débouchent sur une publication.

Les thèmes retenus dans ce cadre par l’Académie illustrent les interrogations et les préoccupations que notre société inspire. Menée de 2005 à 2007, une étude intitulée La France prépare mal sa jeunesse a été publiée avec une préface cosignée par Pierre Messmer et Raymond Barre. De 2008 à 2010, l’Académie a réfléchi sur Les inégalités et le sentiment de justice en France. Un travail considérable sur Guerre et société, mené sous la conduite de notre regretté confrère Jean Baechler, s’est traduit, de 2011 à 2015, par quatre grands colloques internationaux, treize journées d’études et la publication de plusieurs ouvrages. Chantal Delsol a animé de 2016 à 2018 un cycle sur Dissidence et pardon politique en Europe centrale.  Daniel Andler a ensuite dirigé les études sur Technologies émergentes et sagesse collective. La réflexion conduite par Olivier Houdé sur la Culture générale vient de s’achever par la publication d’un riche rapport qui sera remis la semaine prochaine à Mme la ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Chantal Delsol, Daniel Andler et Olivier Houdé sont parmi nous ce soir. Sous la responsabilité d’Hervé Gaymard, un nouveau cycle, consacré à l’Avenir de la démocratie, vient de s’ouvrir. Alors que la fin du XXème siècle avait été marquée par un optimisme sans doute trop confiant sur les progrès constants des libertés, notre académie est conduite à s’interroger aujourd’hui sur les difficultés rencontrées par les démocraties les plus solidement établies, sur la mise en cause même du modèle de démocratie libérale et sur l’affirmation de régimes qui revendiquent d’autres inspirations.

Par leur durée, suffisamment longue pour réunir les informations nécessaires à l’approfondissement des analyses, par leur ouverture sur l’extérieur, par les publications qui les accompagnent, ces cycles stimulants aident notre académie à remplir pleinement sa mission. Aussi l’Académie des sciences morales et politiques est-elle heureuse d’exprimer à la fondation Simone et Cino Del Duca, à l’occasion de son cinquantième anniversaire, toute sa reconnaissance et son sincère attachement.

Bernard Stirn

Rencontre interacadémique avec l’Académie Royale de Belgique autour de la culture générale

Une délégation conduite par Bernard Stirn et Olivier Houdé  a été accueillie le 18 octobre 2024 à l’Académie royale de Belgique à l’invitation de son secrétaire perpétuel Didier Viviers pour participer à une séance interacadémique ayant pour thème : « La Culture générale aujourd’hui : une question d’éducation et de pédagogie ».

Cette séance s’inscrivait dans la suite d’un cycle d’études porté par Olivier Houdé pour l’Académie avec le soutien de la Fondation Simone et Cino Del Duca, et auquel des membres de l’Académie royale de Belgique ont apporté leur concours. La réflexion collective menée durant une année en groupes de travail a été synthétisée dans un Rapport : « La culture générale aujourd’hui. Que doit savoir « l’honnête humain » du 21e siècle ? Une question d’éducation et de pédagogie ».

Cette séance a permis de renforcer les liens entre les deux Compagnies et a donné lieu à des échanges fructueux et passionnants.

 

 

Programme de la journée 

 

14H Mot d’accueil de Didier Viviers, Secrétaire perpétuel de l’Académie Royale de Belgique.

14H10 Introduction par Valérie André, Directrice de la Classe des lettres et des sciences morales et politiques de l’Académie Royale de Belgique.

14H20 Co-introduction par Bernard Stirn, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques.

14H30 Présentation « panoramique » du Cycle d’études « La culture générale aujourd’hui » par Olivier Houdé, membre des deux Académies.

15H15 Comment relier les formats classiques et nouveaux ? Livres, BD, jeux vidéo, musées, plateformes numériques, intelligence artificielle (IA), etc. par Jean-Gabriel Ganascia et Catherine Mory, coordinateurs de l’un des quatre groupes de travail du Cycle d’études.

15H45 Pause-café

316H Le contrôle de l’information sur Internet : un enjeu stratégique et majeur par Jean Winand, membre de l’Académie Royale de Belgique, titulaire de la Chaire UNESCO Pour une science ouverte ! Les humanités au carrefour de l’interdisciplinarité” à l’Université de Liège.

16H30-17H30 Discussion générale

Rapport de synthèse : La culture générale aujourd’hui
Une question d’éducation et de pédagogie

L’objectif du cycle d’études « La Culture générale aujourd’hui. Que doit (encore) savoir « l’honnête humain » au 21e siècle ? Une question d’éducation et de pédagogie »  est d’établir un diagnostic exact de la situation et de trouver une série de leviers pour rehausser, en France, le niveau de culture générale des élèves. Non pas pour en (re)faire un filtre sélectif, mais un vecteur de curiosité et d’émancipation pour tous, une culture générale et partagée.

Après une journée de lancement le 7 mars 2023 à la Fondation Simone et Cino Del Duca, quatre groupes de travail interacadémiques (au sein de l’Institut de France), réunissant une centaine de participants, ont œuvré sur les thématiques suivantes : 1/ La culture générale sous toutes ses facettes : portrait-type de « l’honnête humain » du 21e siècle ; 2/ Formats et médiations de la culture générale : comment relier les formats classiques et nouveaux ? Livres, BD, jeux vidéo, musées, plateformes numériques, intelligence artificielle (IA), etc. ; 3/ Baromètre de la culture générale à l’école, en partenariat avec l’Éducation nationale ; et enfin, 4/ Pédagogie de la culture générale : éveil et outils.

Après un an de travaux, ce rapport (de 96 pages) fait état des premières analyses et conclusions, assorties de dix recommandations pour les pouvoirs publics.

Vous trouvez ci-après le Rapport général (à mi-parcours) coordonné par Olivier Houdé et ses Annexes coordonnées par Marianne Tomi.

 

RAPPORT

Rapport de synthèse « La culture générale aujourd’hui. Une question d’éducation et de pédagogie » par Olivier Houdé.

ANNEXES

Annexe 1 ARésultats du sondage IFOP-L’éléphant publié en 2023 sur la culture générale aujourd’hui : le sentiment des Français.

Annexe 1 BRésultats du sondage Lea.fr publié en 2023 sur la culture générale aujourd’hui : le point de vue des enseignants.

Annexe 2 – Programme et liste des intervenants de la journée officielle de lancement du Cycle d’études à la Fondation Del Duca à Paris le 7 mars 2023. Livret distribué en collaboration avec le service de la communication de l’Institut de France.  

Annexe 3 – Commentaire de Luc Fraisse, professeur de littérature à l’université de Strasbourg, sur l’adaptation de Proust en BD par Stéphane Heuet.  

Annexe 4 – Illustrations visuelles des jeux vidéo historiques Assassin’s Creed (présentation de Maxime Durand d’Ubisoft Montréal).  

Annexe 5 – Liste des membres du GT1 – La culture générale sous toutes ses facettes : portrait-type de « l’honnête humain »  du 21e siècle.

Annexe 6 – Contributions écrites et personnelles aux travaux du GT1.  

Annexe 7 – Auditions du GT1.  

Annexe 8 – Discours du Président de la République, Emmanuel Macron, à l’occasion de l’inauguration de la Cité internationale de la langue française au château de Villers-Cotterêts, le 30 octobre 2023.  

Annexe 9 – Liste des membres du GT2 – Formats et médiations de la culture générale : comment relier les formats classiques et nouveaux ? Livres, BD, jeux vidéo, musées, plateformes numériques, intelligence artificielle (IA), etc.

Annexe 10 – Inventaire des formats de la culture générale via une ontologie au sens informatique du terme (J.-G. Ganascia).  

Annexe 11 – Liste des membres du GT3 – Baromètre de la culture générale à l’école, en partenariat avec l’Éducation nationale.

Annexe 12 – Calendrier d’exécution et processus de qualité standard des évaluations de la Direction de l’Évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Éducation nationale.  

Annexe 13 – Liste des membres du GT4 – Pédagogie de la culture générale : éveil et outils.

 

Accueil des nouveaux correspondants Alexander BIRD et Axel CLEEREMANS

Alexander BIRD et Axel CLEEREMANS ont été élus correspondants de la section Philosophie le 11 décembre 2023. Ils ont été accueillis à l’Académie ce lundi 4 mars 2023 en début de séance.

Accueil d’Alexander BIRD

Discours d’accueil de Daniel ANDLER, membre titulaire de la section Philosophie

Discours prononcé par Alexander BIRD, correspondant élu le 11 décembre 2023 à la place d’Evanghelos MOUTSOPOULOUS

Accueil d’Axel CLEEREMANS

Discours d’accueil d’Olivier HOUDE, membre titulaire de la section Philosophie

« Axel CLEEREMANS, né à Bruxelles le 5 mars 1962, Directeur de Recherche au FNRS (l’équivalent de notre CNRS) est l’un des plus brillants psychologues universitaires actuels en Belgique, qui fait partie de ceux qui, dans le monde, on réintroduit, ces dernières décennies, la question de la conscience au coeur des études de psychologie cognitive expérimentale dont elle était exclue. Pour cela, il a reçu de nombreuses distinctions – notamment le très prestigieux Prix Solvay en 2015 pour les sciences humaines – et il occupe des positions de direction stratégiques à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), ainsi que dans différentes instances internationales. Il a aussi obtenu, ce qui est assez exceptionnel, deux ERC (European Research Council) Advanced Grant, dont le dernier pour la période 2023-28. Auteur de très nombreux articles scientifiques dans des revues internationales de premier plan en psychologie cognitive expérimentale, il a publié plusieurs livres de référence sur la conscience chez Oxford University Press et MIT Press. Axel CLEEREMANS est Membre titulaire, depuis 2009, de l’Académie royale de Belgique (ARB) dans la Classe des Lettres et des sciences morales et politiques, homologue de notre Académie l’ASMP. Nous y sommes confrères – sous le regard paternel de notre regretté Marc RICHELLE. L’élection d’Axel CLEEREMANS en décembre dernier, grâce à vos suffrages Chères Consoeurs, Chers Confrères, comme nouveau membre correspondant de notre Section de philosophie (où réside la psychologie depuis Théodule RIBOT), va permettre de cristalliser et d’amplifier nos relations avec cette prestigieuse académie d’Outre-Quiévrain, voisine européenne, sur des projets scientifiques franco-belges à venir, à propos de diverses questions tout à la fois psychologiques, philosophiques et éthiques, comme l’est la conscience ; en particulier, la question des apprentissages implicites vs. explicites (conscients) dans le domaine du développement et de l’éducation de l’enfant. »

Discours prononcé par Axel CLEEREMANS, correspondant élu le 11 décembre 2023 à la place de Denis HUISMAN

Cycle d’études sur « La culture générale aujourd‘hui » dirigé par Olivier Houdé : dernière séance du GT1 autour du rôle de la langue française avec Barbara Cassin

Lundi 26 février matin, dans le cadre du cycle d’études « La culture générale aujourd’hui – une question d’éducation et de pédagogie » (2023-2025), dirigé par Olivier Houdé pour l’Académie avec le soutien de la Fondation Simone et Cino Del Duca-Institut de France, le Groupe de travail 1, « La culture générale sous toutes ses facettes », a tenu sa dernière réunion avant la rédaction de son rapport de synthèse, fort d’une soixantaine de contributions écrites reçues au fil des séances depuis le 5 juin dernier.

La séance, qui a réuni une quarantaine de personnes parmi lesquels plusieurs membres de l’Académie, s’est déroulée en présence de Bernard Stirn, Secrétaire perpétuel de l’Académie, et de Pascal Ory, membre de l’Académie française et directeur scientifique de France Mémoire.

Par un geste symbolique fort, Olivier Houdé a tenu à ce qu’elle soit intégralement consacrée à la langue française à l’occasion de l’ouverture du parcours pédagogique de la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts : il a rappelé que la journée de lancement du cycle d’études, le 7 mars 2023, s’était ouverte sur la présentation, par la regrettée Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel de l’Académie française, du nouveau portail numérique interactif du Dictionnaire de l’Académie française. Parce qu’il ne peut y avoir de culture – et de culture générale – que pour des êtres ayant en partage une même langue, en l’occurrence la langue française, « entre autres », la réflexion sur la langue s’est articulée autour de l’audition de Barbara Cassin, membre de l’Académie française, dont la devise d’académicienne est « plus d’une langue ».

Elle s’est centrée sur la conscience réflexive de la langue, sous le signe de la joie, autour de la conception du parcours pédagogique de la Cité internationale auquel l’Académicienne a collaboré aux côtés de Xavier North (aussi présent), son commissaire scientifique. Cette séance s’est terminée par la formulation de premières propositions concrètes relatives à l’apprentissage de la grammaire, de la logique et de la traduction comme pédagogie, ainsi qu’au rôle appelé à jouer par la Cité internationale auprès de toutes les élèves de France, au profit de la langue française et de la culture générale.

Lancement des groupes de travail « La culture générale aujourd’hui »

À la suite du colloque inaugural « La culture générale aujourd’hui » qui a rencontré un vif succès, le cycle d’études « La culture générale aujourd’hui – une question d’éducation et de pédagogie » de l’Académie des sciences morales et politiques, soutenu par la Fondation Simone et Cino Del Duca et porté par Olivier Houdé, membre de l’Académie, engage une phase de réflexion collective.

Celle-ci débutera lundi 5 juin, de 9h à 12h30, en Grande Salle des Séances de l’Institut de France (23, Quai de Conti, Paris 6e) avec l’installation des groupes de travail :

Olivier HOUDE

9H – Ouverture de la salle, installation des participants

9H30 – Mot d’accueil par Bernard Stirn, Secrétaire perpétuel de l’Académie

9H40 – Bilan de la journée du 7 mars et lancement de quatre groupes de travail par Olivier Houdé, responsable du Cycle d’études :

  • GT1 : La culture générale sous toutes ses facettes : portrait-type de « l’honnête humain » du XXIe siècle.
  • GT2 : Formats et médiations : comment relier les formats classiques et nouveaux ? Livres, BD, jeux vidéo, musées, plateformes numériques, IA, etc.
  • GT3 : Baromètre de la culture générale à l’école. En partenariat avec l’Éducation nationale (DEPP).
  • GT4 : Pédagogie de la culture générale : éveil et outils. En partenariat avec le réseau pédagogique et collaboratif Lea.fr et L’éléphant, revue de culture générale.

10H15 – 12H30 : réunions parallèles des quatre groupes de travail dans des salles du Palais.

Pour toute demande de renseignement, merci d’écrire à Marianne Tomi.