L’Académie des sciences morales et politiques et l’Académie des beaux-arts ont organisé, ce jeudi 3 octobre, une Nuit du droit consacrée, cette année, au droit d’auteur et au droit moral sous la coupole de l’Institut de France.
Thème de l’événement : Droit d’auteur, droit moral au temps de l’intelligence artificielle
Revoir l’événement
Ouverture par le chancelier Xavier Darcos
1ère table ronde : Cadre général du droit moral (19h – 20h)
Animée par Bernard Stirn, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, président de section honoraire au Conseil d’État et ancien président de l’Opéra de Paris
Avec (par ordre d’intervention) :
Didier Bernheim, correspondant de l’Académie des beaux-arts, avocat
Michaël Levinas, membre de l’Académie des beaux-arts compositeur, pianiste
Didier Le Prado, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, ancien président de l’Ordre
Louis Vogel, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, sénateur
2ème table ronde : Les conséquences de l’intelligence artificielle sur le droit moral (20h – 21h)
Animée par Daniel Andler, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, mathématicien et philosophe, auteur d’Intelligence artificielle, intelligence humaine : la double énigme
Avec :
Raphaël Doan, premier conseiller au tribunal administratif de Paris, auteur de Si Rome n’avait pas chuté
Vincent Villette, maître des requêtes au Conseil d’État, adjoint au directeur général délégué du Centre national du cinéma et de l’image animée
Anne Démians, membre de l’Académie des beaux-arts, architecte
David El Sayegh, directeur adjoint de la Sacem
Crédit photos : Domingo So
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3ème table ronde : Œuvres d’art (21h – 22h)
Animée par Laurent Petitgirard, secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts, compositeur et chef d’orchestre
Avec :
Muriel Mayette-Holtz, membre de l’Académie des beaux-arts, metteur en scène et comédienne
Jean-Jacques Annaud, membre de l’Académie des beaux-arts, réalisateur
Lundi 23 septembre 2024 a eu lieu à l’Institut de France en Grande Salle des Séances, la cérémonie de remise des prix de la 27ème édition de la fondation culturelle franco-taïwanaise abritée à l’Académie depuis 1996.
Cette cérémonie présidée par le Président de l’Académie, Monsieur Bruno Cotte, s’est tenue en présence de la nouvelle Ambassadrice/Représentante de Taïwan en France qui a pris ses fonctions au 1er septembre 2024, Madame HAO Pei-Chih, et de la vice-ministre de la Culture, Madame WANG Sue, qui représentait le ministre de la Culture, retenu à Taïwan, Monsieur LI Yuan. La cérémonie a été l’occasion de mettre en lumière les travaux des trois lauréats sélectionnés par le jury de la 27ème édition, composé de Madame MarianneBastid-Bruguière, Monsieur Pierre Delvolvé et Monsieur Daniel Andler et co-présidé par le ministre de la Culture et le Secrétaire perpétuel, Monsieur Bernard Stirn.
Conformément à l’objet de la fondation, les lauréats de la 27ème édition contribuent, chacun dans leur domaine, artistique ou culturel, aux échanges et au rayonnement de la culture européenne à Taïwan et de la culture taïwanaise en Europe.
Zoom sur les trois lauréats :
Gwennaël Gaffric, maître de conférences à la faculté des langues de l’université Jean Moulin Lyon III et directeur de la collection « Taiwan Fiction » pour la maison d’édition française L’Asiathèque s’est impliqué dans de nombreux projets de recherche, d’enseignement, de traduction et d’édition d’œuvres littéraires taïwanaises en France, à travers la traduction d’ouvrages et la publication d’articles académiques.
Elizabeth Zeitoun, chercheuse en linguistique, est membre de l’Academia Sinica depuis 1992. Au cours des trente dernières années, elle s’est consacrée à la promotion de l’étude des langues austronésiennes de Taiwan. Elle a contribué à la collecte, la documentation, la préservation, la dissémination et l’enseignement des langues parlées par les peuples autochtones de Taiwan.
Yifen Chen est diplômée du conservatoire royal de La Haye. Elle s’est consacrée à la promotion de la musique classique et a fondé le Formosa Baroque Orchestra, formation qui invite régulièrement à Taiwan des musiciens internationaux renommés pour des concerts et organise des activités éducatives, servant de pont entre Taiwan et l’Europe dans le domaine de la musique classique.
Le cycle d’études « Technologies émergentes et sagesse collective » (TESaCo), qui se sera déroulé au sein de l’Académie des sciences morales et politiques de 2019 à 2024, s’est attaqué à l’une des problématiques majeures de l’époque : prendre la mesure de l’impact des nouvelles technologies, dans leurs effets séparés et conjugués, et préparer la société et ses membres à leur donner la place et l’orientation qu’ils jugent les meilleures.
Les technologies émergentes sont en constante interaction, et leurs synergies souvent imprévisibles amplifient leurs effets disruptifs, qui s’étendent à la plupart des activités humaines : l’éducation, la culture, la santé, la justice, la politique, l’économie, la génétique, l’écologie, la guerre, la recherche scientifique elle-même…
Ces technologies n’affectent pas seulement les activités, mais également les personnes et les communautés, et modifient certains notions clés relatives à la personne humaine et à la société. Ce qui donne une urgence particulière à l’effort pour les comprendre et les maîtriser ; mais qui montre aussi toute l’importance de l’influence que les individus et les communautés exercent, de manière délibérée ou pas, ouverte ou dissimulée, sur les technologies. L’importance nouvelle de cette interaction entre les technologies et leurs utilisateurs prend ici les proportions d’une véritable coévolution.
L’intelligence artificielle joue un rôle-pivot dans ces processus. Certains systèmes d’intelligence artificielle, en particulier les algorithmes d’IA générative, tirent leur puissance de l’exploitation de l’intelligence collective sous la forme de l’énorme corpus de connaissances et de textes utilisé pour entraîner ces systèmes. Mais d’autres systèmes visent à renforcer l’intelligence collective humaine en combinant les potentialités des systèmes d’IA avec les processus d’échange d’expertise, de prise de décision, de participation des agents humains.
Ce colloque qui marque la fin du cycle n’a pas pour fonction d’en faire un bilan, mais au contraire d’entendre d’éminents spécialistes aux perspectives complémentaires présenter, pour le bénéfice du public et de notre équipe, de nouvelles problématiques.
The « Emerging Technologies and Collective Wisdom » (TESaCo) cycle of studies, held at the Academy of Moral and Political Sciences from 2019 to 2024, is concerned with a major challenge of the era: measuring the impact of new technologies, in their separate and combined effects, and preparing society and its members to give them the place and direction they deem best.
Emerging technologies are constantly interacting, and their often unpredictable synergies amplify their disruptive effects, which extend to most human activities: education, culture, health, justice, politics, economics, genetics, ecology, warfare, scientific research itself, etc.
These technologies not only affect activities, but also people and communities, and change certain key notions about the human person and society. This gives particular urgency to the effort to understand and master them; but it also shows the importance of the influence that individuals and communities exert, deliberately or otherwise, overtly or covertly, on technologies. The new importance of this interaction between technologies and their users takes on the proportions of a true co-evolution.
Artificial intelligence plays a pivotal role in these processes. Some artificial intelligence systems, in particular generative AI algorithms, draw their power from the exploitation of collective intelligence in the form of the huge corpus of knowledge and texts used to train these systems. But other systems aim to strengthen human collective intelligence by combining the potential of AI systems with the processes of exchanging expertise, decision-making and participation of human agents.
The purpose of this conference, which marks the end of the cycle, is not to take stock, but rather to hear eminent specialists with complementary perspectives present new issues for the benefit of the public and our team.
L’équipe TESaCo
Daniel Andler, Stefana Broadbent, Soraya de Chadarevian, Serena Ciranna, Sonia Desmoulin, Jacopo Domenicucci, Florian Forestier, Bastien Guerry, Mehdi Khamassi, Anne Le Goff, Célia Zolynski
Comité scientifique du colloque
Daniel Andler, Stefana Broadbent, Mehdi Khamassi, Célia Zolynski
Coordination générale et communication
Serena Ciranna
Accueil – Bernard Stirn, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques
Introduction – Daniel Andler, professeur émérite de philosophie, Sorbonne Université, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, responsable de l’enquête TESaCo
Ouverture – Renaud Védel, directeur du cabinet de la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du numérique
Conférence introductive :
Philippe Aghion, professeur au Collège de France et à l’INSEAD « Impacts économiques de l’IA »
Introduction par Anne Le Goff, Professeure de bioéthique Institut SupBiotech Paris membre de TESaCo
Stéphanie Ruphy, Professeure de philosophie des sciences École normale supérieure directrice de l’Office français de l’intégrité scientifique « Une science utile à la société : faut-il un pilote dans l’avion ? »
Étienne Decroly, Directeur de recherche au CNRS responsable de l’équipe Réplicases virales : structure mécanisme et drug-design laboratoire Architecture et fonction des macromolécules (AFMB) Aix-Marseille Université :
« Bénéfices et risques des nouveaux outils de virologie moléculaire »
Introduction – Stefana Broadbent, professeure de sciences cognitives au département de design, Politecnico di Milano,membre de TESaCo
Nicolas Nova, professeur en anthropologie des techniques, Haute école d’art et de design, Genève
« Du smartphone aux systèmes d’IA comme prothèses cognitives »
Introduction par Célia Zolynski, professeur de droit privé Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne membre de TESaCo.
Sylvain Parasie, professeur de sociologie Sciences Po « IA et qualité de l’information ».
David Chavalarias, Directeur de recherche au CNRS directeur de l’Institut des systèmes complexes « On ne fait pas d’IA sans casser des [ə] ».
Introduction par Jacopo Domenicucci, Neukom Fellow The Neukom Institute for Computational Science Dartmouth membre de TESaCo
Michael Livermore, Professeur de droit Université de Virginie ancien directeur du Program in Law Communities and the Environment (PLACE) public member of the Administrative Conference of the United States
« AI Synthetic Life and New Subjectivities »
Henrik Skaug Sætra, Professeur de philosophie et éthique de la technologie directeur de l’équipe « Regenerative Technologies » Université d’Oslo
« Politics solved ? AI Challenging Democracy »
Introduction par Mehdi Khamassi, Directeur de recherche au CNRS en neurosciences et robotique – Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique Sorbonne Université/CNRS/INSERM membre de TESaCo
Claire Finkelstein, Algernon Biddle Professor of Law and Professor of Philosophy Université de Pennsylvanie
« Ethical and Legal Dilemmas of Embodied Artificial Intelligence »
Nathanaël Jarrassé, Chargé de recherche au CNRS Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique Sorbonne Université/CNRS/INSERM
« Enjeux éthiques des technologies robotiques d’assistance au corps »
Introduction – Sonia Desmoulin, Chargée de recherche au CNRS Laboratoire Droit et changement social Nantes Université membre de TESaCo
Virginie Courtier, Directrice de recherche au CNRS responsable de l’équipe Génétique et Évolution – Institut Jacques Monod Université Paris-Cité
« Manipulations de virus: questions soulevées par ces biotechnologies à fort impact potentiel »
Pierre-Benoît Joly, Directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture l’alimentation et l’environnement Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés Université Paris-Est Marne-la-Vallée
« Gouverner les technologies émergentes à l’ère de l’anthropocène »
Introduction par Florian Forestier, Conservateur en chef Bibliothèque nationale de France membre de TESaCo
Laura Létourneau, experte numérique, missionnée par Matignon
« Quelle sagesse collective pour les technologies émergentes ? Exemples dans la transformation numérique au service de politiques publiques »
L’Académie a accueilli, ce jeudi 27 juin à l’Auditorium Liliane et André Bettencourt, le congrès du centenaire de l’AIDP qui est la plus ancienne société savante internationale de droit pénal. Son congrès réunit tous les quatre ans environ 400 juristes du monde entier.
Le secrétaire perpétuel Bernard Stirn a ouvert la cérémonie consacrée au centenaire de l’AIDP et, à la demande des d’organisateurs, le président Bruno Cotte a rendu hommage à Robert Badinter.
Ouverture par Didier Rebut
Ouverture du congrès du centenaire par Bernard Stirn
L’objectif du cycle d’études « La Culture générale aujourd’hui. Que doit (encore) savoir « l’honnête humain » au 21e siècle ? Une question d’éducation et de pédagogie » est d’établir un diagnostic exact de la situation et de trouver une série de leviers pour rehausser, en France, le niveau de culture générale des élèves. Non pas pour en (re)faire un filtre sélectif, mais un vecteur de curiosité et d’émancipation pour tous, une culture générale et partagée.
Après une journée de lancement le 7 mars 2023 à la Fondation Simone et Cino Del Duca, quatre groupes de travail interacadémiques (au sein de l’Institut de France), réunissant une centaine de participants, ont œuvré sur les thématiques suivantes : 1/ La culture générale sous toutes ses facettes : portrait-type de « l’honnête humain » du 21e siècle ; 2/ Formats et médiations de la culture générale : comment relier les formats classiques et nouveaux ? Livres, BD, jeux vidéo, musées, plateformes numériques, intelligence artificielle (IA), etc. ; 3/ Baromètre de la culture générale à l’école, en partenariat avec l’Éducation nationale ; et enfin, 4/ Pédagogie de la culture générale : éveil et outils.
Après un an de travaux, ce rapport (de 96 pages) fait état des premières analyses et conclusions, assorties de dix recommandations pour les pouvoirs publics.
Vous trouvez ci-après le Rapport général (à mi-parcours) coordonné par Olivier Houdé et ses Annexes coordonnées par Marianne Tomi.
Annexe 9 – Liste des membres du GT2 – Formats et médiations de la culture générale : comment relier les formats classiques et nouveaux ? Livres, BD, jeux vidéo, musées, plateformes numériques, intelligence artificielle (IA), etc.
Le secrétaire perpétuel Bernard Stirn a procédé à la signature, ce mercredi 12 juin 2024, de la convention de création de la nouvelle Fondation « A chaque jeune sa voie – Académie des sciences morales et politiques » qui succède à l’ancienne fondation C’Possible.
Fondée par l’ancien vice-président du groupe L’Oréal François Vachey (à gauche de la photo) et par l’avocat Philippe Raymond (co-fondateur), son objectif est de « favoriser l’insertion des élèves de l’enseignement professionnel et technologique dans la société » en concourant « au rapprochement entre les lycées professionnels et les entreprises ainsi qu’à la recherche de nouvelles pratiques pédagogiques spécifiquement adaptées à ces jeunes ».
La signature de la convention s’est tenue, en sus des fondateurs, en présence d’Anne Carvallo, professeur honoraire de philosophie, de Philippe Sénéchal, professeur des universités et de Martin Chodron de Courcel, professeur de philosophie.
En présence de Bernard Stirn, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques
9h-9h30 : Introduction
Accueil par Xavier Darcos ancien ministre, Chancelier de l’Institut de France
Propos introductif par Eric Roussel, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil scientifique de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing
Message d’ouverture par Emmanuel Macron, Président de la République Introduction par Louis Giscard d’Estaing, Président de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing
9h30-10h10 : Un changement de style dans la conduite de la politique
Modérateur : Patrice Duhamel
Intervenants :
Philippe Augier, maire de Deauville, président de la Communauté de communes Coeur Côte Fleurie, ancien président des Jeunes Giscardiens
Dominique Bussereau, vice-président de la Fondation VGE, ancien ministre, ancien président des Jeunes Giscardiens ;
Pascal Perrineau, professeur des universités à Sciences Po, ancien directeur du CEVIPOF
Grand témoin : Catherine Nay, journaliste
10h15-11h25 : Modernité et innovations démocratiques
Modérateur : Guillaume Tabard
Intervenants :
Alain Duhamel, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques ;
Jean-Claude Casanova, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques ;
Patrick Gérard, conseiller d’État, professeur associé au Cnam ;
Jérôme Jaffré, politologue, chercheur associé au Cevipof de Sciences Po ;
Anne Levade, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, présidente émérite de l’Association française de droit constitutionnel
Grand témoin : Édouard Philippe, ancien Premier ministre, maire du Havre
11h30-12h30 : « Un libéralisme avancé » pour des réformes qui ont changé la société
Modérateur : Ruth Elkrief
Intervenants :
Dominique de la Garanderie, avocate, ancien bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Barreau de Paris ;
Anne Méaux, présidente d’Image 7, ancienne membre du service de presse de la Présidence de la République ;
Anne d’Ornano, ancienne maire de Deauville ; Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du Travail
Grand témoin : Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale
12h45 – 14h30 : Déjeuner-cocktail | Dédicace d’ouvrages avec Pierre Albertini, Jean-Claude Bartoll, Philippe Ratte, Eric Roussel et Antoine Vincent
14h30 : Intervention de Nicolas Sarkozy, Président de la République (2007-2012)
14h45-15h40 : Le modernisme économique : des réformes audacieuses
Modérateur : Nicolas Beytout
Intervenants :
Jean-Pierre Fourcade, ancien ministre de l’Economie et des Finances, et de l’Equipement ;
Mathilde Lemoine, chef économiste du Groupe Edmond de Rothschild, membre de conseils d’administration ;
Michel Pébereau, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, président d’honneur de BNP-Paribas ;
Michel de Rosen, président du Conseil d’Administration Forvia, membre du Conseil scientifique de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing ;
Jean-Claude Trichet, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, ancien Gouverneur de la Banque de France
Grand témoin : Nicolas Baverez, avocat, essayiste
15h45-16h40 : Pour une société prospère, des politiques novatrices
Modérateur : Florence de Soultrait
Intervenants :
Marie-Laure Denis, présidente de la CNIL ;
Daniel Laurent, professeur honoraire des universités, ancien vice-chancelier des universités de Paris, ancien directeur adjoint de cabinet d’Alice Saunier-Seïté, ministre des universités ;
Alain Lamassoure, ancien ministre, ancien conseiller environnement à l’Elysée ;
Christophe Léribault, membre de l’Académie des Beaux-Arts, président de l’Etablissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles
Grand Témoin : Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre
16h45-17h55 : Une nouvelle pensée de la diplomatie: l’Europe et le monde
Modérateur : Darius Rochebin
Intervenants :
Jacques de Larosière, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, ancien Gouverneur de la Banque de France ;
Enrico Letta, ancien Premier ministre de l’Italie, président de l’Institut Jacques Delors ;
Jean-David Levitte, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, Ambassadeur de France, chargé de mission, adjoint du conseiller diplomatique à l’Elysée de 1975 à 1981 ;
Gérard Longuet, député 1978-1981, sénateur honoraire, ancien ministre de la Défense ;
Message du Prof. Hans-Gert Pöttering, ancien président du Parlement européen
Grand témoin : message de Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre
À quelques jours de l’ouverture des débats relatifs à l’examen du projet de loi sur la fin de vie en séance plénière de l’Assemblée nationale, notre Académie accueille ce matin un colloque consacré à l' »accompagnement fraternel de la fin de vie » organisé par la Conférence des responsables de culte en France, en présence d’Haïm Korsia.
Le secrétaire perpétuel Bernard Stirn a ouvert ces travaux en abordant la difficulté rencontrée par les juges administratifs lorsqu’ils sont saisis sur ce sujet. Il a souligné l’importance de l’expertise médicale collégiale et l’impérieuse nécessité de recherche de la volonté des personnes concernées.
Sont notamment intervenus :
Chantal Delsol, académicienne et philosophe ;
Nicolas Bouzou, économiste et essayiste français, directeur du cabinet d’études Asterès
Sarah Dauchy, présidente du Centre National Soins Palliatifs Fin de Vie (CNSPFV)
Damien Le Guay, philosophe
Plusieurs chercheurs ont aussi apporté leur éclairage sur la prise en charge de la fin de vie dans différents pays :
Theo Boer, ancien membre d’un comité d’examen régional pour l’euthanasie, professeur d’éthique des soins de santé à l’Université théologique protestante de Groningue, membre du Conseil néerlandais de la santé
Steve Bobillier, professeur au Collège St.-Michel de Fribourg, docteur en philosophie et éthicien
Michèle Pieterbourg, docteur en soins palliatifs en Belgique
Trudo Lemmens, professeur à l’Université de Toronto
Afin d’alimenter la réflexion en cours de la section des études, de la prospective et de la coopération (ancienne section du rapport et des études) du Conseil d’État, sa présidente Martine de Boisdeffre et son président-adjoint Fabien Raynaud sont venus entendre des académiciens sur le sujet de la souveraineté.
Serge Sur a tout d’abord évoqué le cadre juridique de la souveraineté internationale, en soulignant que la souveraineté est un concept juridique et qu’il ne doit pas être confondu avec le concept de puissance.
Jean-David Levitte a évoqué l’évolution des différents présidents de la République quant à l’arme nucléaire et à la participation de la France au commandement intégré de l’OTAN, et l’évolution du concept de souveraineté nationale dans le contexte actuel marqué par le retour de la guerre sur le sol européen, la nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Chine et l’émergence de ce que l’on appelle le Sud global.
Les académiciens échangent avec Martine de Boisdeffre et Fabien Raynaud (à droite de la photo)
Jean-Claude Casanova a retracé l’évolution historique du concept de souveraineté depuis les Grecs et les Romains jusqu’à J.J Rousseau en passant par Jean Bodin et Althusius. Face aux deux problèmes politiques toujours présents (à savoir le rapport de l’individu à la collectivité et celui des collectivités entre elles) il interroge la notion de souveraineté en se demandant si elle est indispensable et ne serait pas comme le jugement de Pascal à propos de Descartes, inutile et incertaine ?
Jean-Claude Trichet a indiqué qu’il semblait difficile d’éviter d’être fédéraliste, soulignant que l’euro – qui est une monnaie solide et qui inspire confiance – pâtit de l’absence d’une fédération européenne et d’une signature unique. Il regrette qu’il n’existe pas de marché unique des capitaux et des banques commerciales et indique qu’à l’horizon 2100, s’il n’existe pas de fédération politique européenne, les Européens ne figureront pas dans les 20 premiers pays, au sommet desquels seront la Chine et l’Inde et loin derrière les États-Unis.
À l’issue de ces prises de parole, un échange s’en est suivi avec Gilbert Guillaume, Yves Gaudemet, Michel Pébereau, Bernard Stirn et Jean-Robert Pitte.
Ce lundi 25 mars 2024, l’Académie des sciences morales et politiques a organisé un colloque, à l’initiative de l’Association du Master 2 Gestion du Patrimoine Privé et Professionnel de l’Université Paris Panthéon-Assas, consacré aux libéralités philanthropiques et aux fondations.
Le colloque s’est tenu en présence d’Yves Gaudemet, membre de l’Académie et Professeur émérite de Droit public à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas.
Propos introductifs par Xavier Darcos, Chancelier de l’Institut de France et président de fondations
Premier temps : LE CADRE JURIDIQUE : L’ŒUVRE PHILANTHROPIQUE, sous la présidence de Bernard Stirn, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques
Propos introductifs par Bernard Stirn, secrétaire perpétuel et président de fondations
Quelles libéralités ? par Sophie Gaudemet, Professeur à l’Université Paris-Panthéon-Assas
Pour quelles fondations ? par Gilles Dumont, Professeur à l’Université Paris Cité
Deuxième temps : LES RÉALISATIONS PRATIQUES, sous la présidence de Sophie Gaudemet, Professeur à l’Université Paris-Panthéon-Assas
Les rôles du notaire par Laurent Mazeyrie, Notaire à Paris
L’expérience des fondations de l’Institut de France par Diane Margerit, Chef des affaires juridiques de l’Institut de France
Ce prix biennal créé en 1977 est décerné « à l’auteur d’un ouvrage juridique de valeur ou à l’auteur d’une action ou d’une œuvre civique méritoire ».
Le jury
Le jury est composé des membres de la section Législation, Droit public et Jurisprudence.
Les lauréats
2019 – Benjamin Lloret pour sa thèse, La protection internationale des minorités. Le regard de la doctrine française de l’entre-deux-guerres, soutenue le 18 mai 2018 à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas.
2017 – Olivier Jouanjan pour son ouvrage Justifier l’injustifiable. L’ordre du discours juridique nazi, Paris (PUF), 2017.
2015 – Athanasia Petropoulou pour son ouvrage Liberté et sécurité. Les mesures antiterroristes et la Cour européenne des Droits de l’Homme, Paris (Pedone), 2014.
2013 – Michel Troper et Dominique Chagnollaud (sous la direction de), Traité international de droit constitutionnel. Théorie de la Constitution, Paris (Dalloz), 2012, 3 tomes.
2011 – Brunessen Bertrand, pour sa thèse de doctorat Le juge de l’Union européenne, juge administratif, soutenue le 19 juin 2010 (Paris II).
2009 – prix non attribué.
2007 – François Givord, Claude Giverdon et Pierre Capoulade pour leur ouvrage La copropriété, Paris (Dalloz), 2006.
2005 – Béhibro K. Guy Claude Kouakou pour sa thèse de doctorat en droit Le contentieux de la fonction publique internationale. Contribution à l’étude du régime juridique des commissions de recours et d’appel de l’agence intergouvernementale de la francophonie, soutenue le 15 juin 2004 à l’Université René Descartes-Paris V.
2003 – Claire Bouglé – Le Roux, pour sa thèse de doctorat La cour de cassation et le code pénal de 1810. Le principe de légalité à l’épreuve de la jurisprudence (1811 – 1863), soutenue le 5 janvier 2002 à l’Université de Rennes-I
2001 – Roger -A. Lhombreaud, Mémoires et destin , fin d’une adolescence en temps de guerre, Paris (XXIe siècle – Gutenberg), 2000.
1999 – Matthieu Reeb pour l’édition du Recueil des sentences du Tribunal arbitral du sport, Berne (Stæmpfli), 1998.
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