La DAJ du ministère de l’Éducation nationale fête ses 30 ans à l’Académie

De gauche à droite : Laurence Marion, secrétaire générale du gouvernement, Xavier Darcos, Bernard Stirn, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale et Fabrice Brétéché, adjoint au directeur des affaires juridiques du Ministère de l’Éducation nationale

Notre Académie a accueilli ce lundi 22 juin une matinée d’échanges en grande salle des séances à l’occasion des 30 ans de la Direction des affaires juridiques (DAJ) commune aux ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, et de la jeunesse et des sports. Cette matinée a permis de retracer la genèse, l’évolution et les perspectives de cette direction, tout en mettant en lumière son rôle devenu central dans la mise en œuvre des politiques publiques des trois ministères. En présence notamment du ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, de la secrétaire générale du gouvernement Laurence Marion, de la rectrice des Hauts de France Sophie Béjean, la matinée a recueilli les témoignages d’anciennes directrices et directeurs et les retours d’expérience des partenaires institutionnels de la direction. L’importance stratégique de l’expertise juridique au sein de l’État a été le fil directeur de cette riche matinée pilotée par le directeur des Affaires juridiques du ministère Eric Buge et son adjoint Fabrice Brétéché.

Le chancelier Xavier Darcos puis Bernard Stirn ont ouvert la matinée. Dans son intervention d’ouverture, le secrétaire perpétuel a souligné l’importance de la DAJ de l’Éducation nationale en insistant sur le rôle structurant de cette création pour l’administration publique. Hors ministères régaliens, la création de la DAJ a constitué une innovation majeure, marquant le point de départ de la généralisation des directions juridiques dans l’ensemble des ministères, témoignant de la place croissante de la prise en compte du droit dans l’action administrative.

Il a mis également en avant les liens étroits entre l’Académie et le monde de l’éducation, ainsi que l’importance de la bonne application du droit et de l’organisation administrative dans les travaux académiques. Enfin, il a rendu hommage aux directeurs successifs de la DAJ, en particulier à son premier directeur, Serge Lasvignes, qui nous a quittés trop tôt, soulignant la continuité et la qualité de leurs actions.

Souâd Ayada, correspondante de l’Académie et ancienne inspectrice générale de l’éducation nationale a aussi pris la parole au cours de la matinée.

Une direction née d’un besoin de sécurisation juridique de l’action publique

Créée par décret du 10 janvier 1996, la DAJ s’inscrivait dans un contexte marqué par une série de défis juridiques majeurs au début des années 90 (constitutionnels, administratifs et pénaux) bien décrits par les intervenants. Sa création répondait à une nécessité croissante de structurer la fonction juridique au sein du ministère de l’Éducation nationale et, au-delà, de renforcer la sécurité juridique des politiques publiques.

La DAJ a constitué à cet égard une innovation administrative majeure. Elle marque alors le passage d’une approche du droit centrée sur la gestion du contentieux à une conception plus large, fondée sur l’anticipation et l’accompagnement des décisions publiques. Ce modèle s’est par la suite diffusé à l’ensemble des ministères, attestant de sa pertinence et de son efficacité.

Un rôle désormais central : conseiller, sécuriser, accompagner

L’ensemble des interventions ont souligné que l’action de la DAJ repose sur trois missions fondamentales : la gestion du contentieux, avec la représentation de l’administration devant les juridictions ; la fonction de conseil, au bénéfice des ministres, des cabinets et des directions ; l’ingénierie normative, impliquant la participation à l’élaboration et à la sécurisation des textes. La DAJ ne se limite plus à contrôler la régularité juridique des décisions, mais contribue activement à leur élaboration en proposant des solutions opérationnelles juridiquement sécurisées. Cette évolution traduit une attente forte de la part des responsables politiques : disposer d’un appui juridique capable de concilier respect de la norme et efficacité de l’action publique.

Une transformation du rôle du juriste face aux crises et à l’urgence

Les témoignages des anciens directeurs ont mis en évidence une évolution majeure du rôle du juriste, liée notamment au développement des procédures d’urgence (référés). Alors que le contentieux intervenait historiquement dans un temps différé, il s’inscrit désormais dans un « temps réel », étroitement lié aux enjeux politiques et médiatiques et au développement des procédures de référés.

Des exemples emblématiques, anciens tels que la fuite de sujets du baccalauréat ou les contentieux liés aux élections professionnelles, ou plus récents, comme l’interdiction des abayas, illustrent cette transformation. Ils montrent que la DAJ doit désormais faire preuve d’une réactivité immédiate, mobiliser des réseaux territoriaux et contribuer à la gestion de situations de crise susceptibles d’avoir des conséquences politiques majeures.

Une fonction d’interface entre droit, politique et administration

La DAJ occupe désormais une position singulière au sein de l’État, au croisement de plusieurs logiques institutionnelles. Cette position a été décrite comme une « quadruple loyauté » : à la Constitution, fondement de l’État de droit ; aux ministres, dont elle accompagne l’action ; au Conseil d’État, avec lequel elle entretient un dialogue constant ; au Secrétariat général du Gouvernement, garant de la cohérence interministérielle.

À ces relations s’ajoute un lien structurant avec les services déconcentrés (rectorats) et les établissements, qui fait de la DAJ un véritable appui au terrain. Cette dimension opérationnelle constitue une spécificité forte, particulièrement marquée dans les champs de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

Des enjeux spécifiques au secteur éducatif et universitaire

Le ministère de l’Éducation nationale et celui de l’Enseignement supérieur se caractérisent par une grande complexité institutionnelle et par la diversité de leurs acteurs. La DAJ y intervient sur des sujets sensibles, touchant notamment à la laïcité, aux libertés publiques, à l’égalité des usagers ou encore à l’autonomie des établissements.

Dans ce contexte, son rôle consiste à rendre la norme juridiquement robuste, mais aussi intelligible et applicable. Elle contribue ainsi à garantir l’équilibre entre des exigences parfois contradictoires : autonomie des acteurs, cohérence du service public et respect des principes fondamentaux.

Une activité en croissance et un modèle reconnu

La matinée a également mis en évidence une augmentation significative de l’activité de la DAJ, traduisant une demande accrue de sécurisation juridique. Cette dynamique s’accompagne d’une reconnaissance forte de son expertise, tant au sein des administrations centrales que dans les services territoriaux.

Par ailleurs, la DAJ est présentée comme une véritable « pépinière » de juristes publics, formant des agents qui contribuent ensuite au rayonnement de la fonction juridique au sein de l’État.

Des défis contemporains multiples

Plusieurs enjeux structurants ont été identifiés : la complexification normative, qui appelle un effort de simplification et de lisibilité du droit ; la gestion de contentieux sensibles, notamment dans le domaine des établissements privés ou de la protection des agents ; la montée des enjeux liés au numérique, à la cybersécurité et aux données personnelles ; la nécessité de concilier autonomie des acteurs et responsabilité de l’État. Ces défis renforcent la nécessité d’une expertise juridique à la fois rigoureuse, réactive et pragmatique.

Des perspectives marquées par les grandes transitions contemporaines

Enfin, les échanges ont ouvert des perspectives sur les transformations à venir, en particulier : les effets du changement climatique, notamment sur l’organisation du système éducatif ; l’essor de l’intelligence artificielle, susceptible de bouleverser les modalités d’enseignement, d’évaluation et de production des connaissances.

Ces évolutions posent des questions juridiques inédites et appellent une capacité d’adaptation accrue de la DAJ, afin de maintenir l’équilibre entre innovation, régulation et respect des principes fondamentaux. La DAJ apparaît en définitive comme un acteur incontournable de l’État contemporain. À la fois conseillère, sécurisatrice et facilitatrice de l’action publique, elle incarne une approche du droit fondée sur la recherche de solutions, l’anticipation des risques et l’accompagnement des transformations.

Face à des enjeux croissants de complexité, d’urgence et d’innovation, son rôle est appelé à se renforcer encore, confirmant la place centrale du droit dans la conduite des politiques publiques et dans la préservation de l’État de droit.

Colloque consacré au 80ème anniversaire du Plan

Le 3 janvier 1946, le général de Gaulle créait le Commissariat général du Plan et nommait Jean Monnet à sa tête pour répondre à l’immense défi de la reconstruction de la France. A l’occasion du 80e anniversaire du Plan, Bernard STIRN, secrétaire perpétuel et Clément BEAUNE, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, ont organisé une matinée à l’Académie pour célébrer et retracer l’action d’une institution qui a contribué à façonner la France d’aujourd’hui et à penser son avenir.

Revivre la matinée

Déroulé

⇒ Discours introductifs

Xavier DARCOS, Chancelier de l’Institut de France

⇒ Discours de Philippe AGHION, académicien, Prix Nobel d’économie, professeur au Collège de France

⇒ Discours d’Élisabeth BORNE, Ancienne Première ministre et députée

Table ronde n° 1 : Penser la planification : méthode, institutions et territoires

Modération Marie VISOT, Rédactrice en chef au Figaro économie

Participants : 

  • Pierre DELVOLVÉ, académicien et professeur émérite de l’Université de Paris II Panthéon-Assas ;
  • Jean-Robert PITTE, académicien et ancien président de Sorbonne Université ;
  • Eric ROUSSEL, académicien et historien.

⇒ Discours de Dominique DE VILLEPIN, Ancien Premier ministre

Table ronde n° 2 : Actualité de la prospective

Modération : Marie VISOT, Rédactrice en chef au Figaro économie

  • Christine LAVARDE, Sénatrice des Hauts-de-Seine, présidente de la délégation à la prospective du Sénat
  • Alain MINC, Auteur du rapport « La France de l’an 2000 » (1994).
  • Clément TONON, Coordinateur de l’exercice de prospective « France 2035, France 2050 ».

Carte blanche : « Mon Plan pour la France de demain » 

Participants : 

  • Delphine HORVILLEUR, Philosophe et rabbin
  • Gaspard KOENIG, Philosophe et écrivain
  • Catherine MACGREGOR, Directrice générale d’ENGIE
  • Arnaud MONTEBOURG, Ancien ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, fondateur des Équipes du Made in France

Clôture

  • Clément BEAUNE, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan

Colloque « Démocratie et désinformation scientifique »

Le colloque « Démocratie et désinformation scientifique » s’est tenu ce 11 mars. Il était co-organisé avec l’association des professeurs d’Histoire-Géographie, l’Académie des sciences et l’association Parlons démocratie.

Nos interventions auprès des jeunes, partout en France et dans des centaines de classes chaque année, nous en ont convaincus : les jeunes aspirent à devenir des citoyens à part entière et ils perçoivent l’importance de la démocratie. Mais ils en connaissent mal les rouages et, bousculés par les discours hostiles et la désinformation en ligne, beaucoup en viennent à douter de la démocratie.
Au point que, pour près d’un tiers des moins de 35 ans (CESE-Ipsos 2024), la démocratie ne serait plus forcément “le meilleur système”. Il se trouve que les assauts contre la démocratie se manifestent dans un domaine que l’on aurait pu croire préservé : celui de la santé et de la science. Or, s’attaquer à la science c’est contester l’obligation de la preuve, c’est affaiblir les experts, introduire le doute, ébranler les certitudes et faciliter l’attaque de la démocratie. Et de fait, nous le constatons au fil de nos rencontres, beaucoup de jeunes apparaissent perméables à des discours insolites ou irrationnels, non fondés scientifiquement mais attirants car simples, accessibles et viraux.
Les vérités scientifiques les plus solides apparaissent alors comme de simples opinions susceptibles de débat. Les grandes découvertes médicales, telles la vaccination, sont contestées et regardées comme de simples croyances. Au point qu’aujourd’hui, déroutés par ces attaques, il n’y a plus qu’un jeune sur trois (Ifop 2023) pour estimer que « la science apporte à l’homme plus de bien que de mal ». Nous espérons, par le débat d’aujourd’hui avec des experts et leurs enseignants, donner aux élèves les outils de la réflexion et les en convaincre : la science n’est pas une opinion.

Philippe Vigouroux, directeur honoraire de CHU et membre de l’association Parlons démocratie

Revoir le colloque

Déroulé :

  • 9h30-9h50 : ouverture
  • 9h30-9h40 Mots d’accueil : Antoine TRILLER, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences et Raphaël CULLIFORD, délégué général de Parlons démocratie,
  • 9h40 – 9h50 Introduction : Agnès BUZYN ancienne ministre des solidarités et de la santé (10 min)

9h50-10h35 : Table ronde « santé »

Participants :

  • Alain FISCHER, membre de l’Académie des sciences,
  • Mathieu MOLIMARD, chef de service pharmacologie au CHU de Bordeaux,
  • Agnès BUZYN ancienne ministre des solidarités et de la santé.
  • Modération : Cécile CHALMIN, secrétaire générale de l’Association des professeurs d’histoire-géographie.

10h-50-11h35 : Table ronde « désinformation et société »

Participants :

  • Étienne KLEIN, physicien et philosophe des sciences,
  • Laurent CORDONIER, docteur en sciences sociales et directeur de la recherche de la Fondation Descartes.
  • Modération : Cécile CHALMIN, secrétaire générale de l’Association des professeurs d’histoire-géographie.

11h35-11h50 : Conclusion :

  • Bernard STIRN, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, et Antoine STÉPHANY, Président de Parlons démocratie.

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Journée d’hommage à René Cassin (1887-1976)

L’Académie des sciences morales et politiques, le Conseil d’Etat, la Cour européenne des droits de l’homme et la Fondation René Cassin organisaient, ce vendredi 20 février 2026, une journée d’hommage pour commémorer les 50 ans de sa disparition.

Déroulé et discours prononcés

  • Nicole Questiaux, Présidente de section honoraire du Conseil d’Etat

14h30 – 15h30 René Cassin face à l’Histoire – sous la présidence de Xavier Darcos, Chancelier de l’Institut de France.

15h30 – 16h30 René Cassin dans son temps – sous la présidence de Philippe Etienne, Ambassadeur de France

  • Le progrès des droits de l’homme : Isabelle Rome, Ambassadrice aux droits de l’homme

16h30 – 17h00 Pause

17h00 – 17h45 René Cassin et l’État de Droit – sous la présidence de Laurence Burgorgue Larsen, Professeure à l’Université Panthéon-Sorbonne.

  • Intervention d’Éleonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger

  • René Cassin et les Archives, les chantiers à venir : Martine de Boisdeffre, Présidente de section honoraire au Conseil d’Etat

  • L’éducation aux droits de l’homme et la culture de la paix : Audrey Azoulay, Ancienne Directrice générale de l’UNESCO

Intervention liée

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Discussion avec Philippe ÉTIENNE autour de son dernier ouvrage « Le sherpa »

A l’initiative de l’Académie et de la Librairie de l’Institut, le président Jean-David Levitte et l’ambassadeur Philippe Etienne ont échangé autour de son livre Le Sherpa : Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’Histoire (ed. Tallandier). De l’Europe centrale jusqu’à Washington, où il a fait l’expérience de l’Amérique de Trump, en passant par Berlin et Moscou, où il a assisté à l’effondrement de l’URSS, le diplomate a été durant quarante ans aux avant-postes de l’Histoire.

Accueil de SAR le Prince El Hassan bin Talal de Jordanie

Le bureau de l’Académie ainsi que de nombreux académiciens ont accueilli SAR le Prince El Hassan bin Talal de Jordanie, membre associé étranger de l’Académie. Élu le 4 février 2008 au fauteuil précédemment occupé par Ronald Reagan, SAR le Prince El Hassan bin Talal a été reçu le 16 juin 2008 sous la coupole, par Thierry de Montbrial.

Dans son intervention, S.A.R. bin Talal de Jordanie alerte sur la dégradation du statu quo historique à Jérusalem, où l’instrumentalisation politique du religieux menace la coexistence des communautés et la liberté de culte. Il critique une conception transactionnelle de la paix, déconnectée de toute responsabilité morale, et appelle à un idéalisme constructif fondé sur la dignité humaine, le droit international et les droits des peuples. Évoquant la situation palestinienne, notamment à Gaza, il dénonce une destruction systémique des sociétés et des écosystèmes. Jérusalem devient ainsi le révélateur d’un désordre mondial marqué par le retour du rapport de force. Le Prince appelle à préserver l’esprit de Jérusalem comme pratique exigeante de coexistence, condition d’une paix juste et durable, s’inscrivant dans la solution des deux États.

Après son intervention, SAR le Prince El Hassan bin Talal de Jordanie a répondu aux questions et observations de A. Vacheron, L. Ravel, L. Bély, M. Bastid-Bruguière et B. Stirn.

Hommage à Ismaïl KADARÉ

Notre Académie, aux côtés de l’Académie française et de l’Ambassade d’Albanie en France, a commémoré l’écrivain d’exception albanais Ismaïl Kadaré le jeudi 29 janvier dernier en grande salle des séances. Jean-David Levitte, Bernard Stirn, Danièle Sallenave et l’ambassadeur d’Albanie à Paris Dritan Tola lui ont tour à tour rendu hommage.

Après des études littéraires à l’Institut Gorki de Moscou grâce à l’obtention d’une bourse universitaire, il a collaboré à la revue littéraire Drita de 1960 à 1965 puis a dirigé la revue Les Lettres albanaises, paraissant simultanément en albanais et en français. En 1970, il a été nommé député à l’Assemblée populaire albanaise. Prenant ses distances avec la dictature dont il devient un pourfendeur majeur, il a publié des écrits subversifs condamnés par le pouvoir et s’installe à Paris. Il a été élu correspondant au sein de notre compagnie dans la section Histoire et Géographie en 1989 en remplacement de Jean Marchand et a demandé l’asile en France en 1990 avant d’être élu, le 6 mai 1996, membre associé étranger au fauteuil n°7 laissé vacant par le décès de Karl Popper. Lauréat de nombreux prix prestigieux, dont le Man Booker International en 2005 et le prix Prince des Asturies en 2009, il a su capter l’âme de son pays à travers des romans teintés de critiques envers le régime totalitaire, tels que « Le Général de l’armée morte » et « Chronique de la ville de pierre » jusqu’à son décès le 1er juillet 2024.

 

Calendrier des séances de l’année 2026

Thème annuel : « Un monde en transformation profonde : de la déconstruction à la reconstruction de l’ordre mondial »

sous la présidence de Jean-David LEVITTE

Jean-David LEVITTE

Les séances ordinaires de l’Académie se tiennent le lundi à 15 heures sauf exception, en grande salle des séances, au Palais de l’Institut. Elles sont publiques dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

Le texte des communications est publié progressivement sur le site de l’Académie et un résumé en est fait chaque semaine dans la Lettre d’information diffusée par courrier électronique et publiée sur le site. L’enregistrement sonore est rendu accessible sur notre site et sur Canal Académies.

Pour assister aux séances, se présenter entre 14h30 et 14h50 à l’accueil de l’Institut de France, au 23 quai de Conti à Paris, muni d’une pièce d’identité (entrée libre sans inscription). L’accès n’est pas possible en dehors de ces horaires.
La sortie s’effectue à partir de 17h, à l’issue de la séance.
Les groupes de 3 personnes ou plus doivent se préinscrire auprès du secrétariat général de l’Académie.

La capacité de la salle en séance publique est limitée à 70 visiteurs. Au-delà, l’accès n’est alors plus possible.

Les intitulés des conférences ne sont pas définitifs et sont donnés à titre indicatif. 

5 janvierJean-David LEVITTE
Président de l’Académie des sciences morales et politiques
Présentation du programme de l’année 2026 : après cinq siècles de domination occidentale, quel avenir pour le monde ?
12 janvierCérémonie d’installation de Bernard ARNAULT (sur invitation)
19 janvierJean-Noël BARROT
Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
La France face à la transformation de l’Europe et du monde
26 janvierPhilippe ETIENNE
Ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis
L’impact de la présidence de Donald Trump sur la société et la démocratie américaines
2 févrierJean TIROLE
Membre de l’Académie
L’avenir de l’économie mondiale dans un contexte géopolitique transformé
9 févrierJérôme BONNAFONT
Ambassadeur de France auprès des Nations-Unies, New-York/Genève
L’avenir du multilatéralisme face aux nouveaux nationalismes
16 févrierBertrand LORTHOLARY
Ambassadeur de France en Chine
L’avenir des relations Chine/Etats-Unis et Chine/Europe, vu de Chine
9 marsPhilippe LÉGLISE-COSTA,
Représentant permanent de la France auprès de l’Union Européenne
Comment l’Union Européenne doit-elle réagir sur le plan économique dans le nouveau contexte géopolitique ?
16 marsSéance d’actualité de 15h à 16h
Franck MICHELIN
Professeur d’histoire à l’Université Teikyō (Japon), membre de l’Académie des Sciences d’Outre-mer
Les fantômes de l’empire japonais. Le Japon face à la question taïwanaise
23 marsChristoph HEUSGEN
Ancien président de la conférence de Munich sur la sécurité, ancien conseiller diplomatique d’Angela MERKEL
Le regard de l’Allemagne sur la France, l’Union Européenne et le continent européen
30 marsCérémonie d’installation de Sa Sainteté Mgr Bartholomée 1er, Archevêque de Constantinople et Patriarche œcuménique (sur invitation)
13 avrilPierre LÉVY
Ancien ambassadeur de France en Russie
La Russie et l’Europe : quel avenir pour la Russie ?
4 maiGaël VEYSSIÈRE
Ambassadeur de France en Ukraine
Quel avenir pour l’Ukraine ?
11 maiCamille GRAND
Ancien secrétaire général adjoint de l’OTAN
L’impact de la présidence de Donald Trump sur le continent européen dans le domaine militaire : la Russie, l’Ukraine et l’avenir de l’OTAN.
18 maiGénéral Thierry BURKHARD
Chef d’état-major des armées (à confirmer)
Quel réarmement pour la France et l’Europe
1er juinBruno TERTRAIS
Politologue
La transformation démographique du monde et son impact géopolitique
8 juinLionel ZINSOU
Président du think-tank Terra Nova
Quel avenir pour le continent africain ?
15 juinEmmanuel LENAIN
Ambassadeur au Brésil (auparavant en Inde)
L’émergence du « Sud Global » : l’Inde, le Brésil notamment
22 juinMattias GUYOMAR
Président de la Cour européenne des droits de l’Homme
Les droits de l’Homme dans les relations internationales
29 juinOlivier DELLENBACH
Président de ChapsVision
Géopolitique de l’intelligence artificielle

14 septembreElie BARNAVI, membre associé de l’Académie
et Chloé BERGER, docteur en sciences politiques en résidence à Abu Dhabi
Israël et les territoires palestiniens : la solution des deux Etats
21 septembreGhassan SALAMÉ, ministre libanais de la culture
et Manon-Nour TANNOUS, maître de conférences en science politique
L’avenir du Moyen-Orient : l’Arabie Saoudite, l’Iran et la Turquie
28 septembreCérémonie d’installation de Carole TALON-HUGON (sur invitation)
5 octobreNicolas ROCHE
Secrétaire général de la Défense et la Sécurité nationale
La manipulation des opinions comme outil de politique étrangère
12 octobreSerge SUR
Membre de l’Académie
La « gangstérisation » du monde
20 octobreSéance solennelle de rentrée de l’Institut et des cinq académies (sur invitation)
2 novembreBernard EMIÉ
Ambassadeur, ancien directeur général de la DGSE
La DGSE, son rôle, sa transformation
9 novembreSéance solennelle de rentrée de l’Académie (sur invitation)
16 novembreSéance d’actualité
23 novembreThierry de MONTBRIAL
Membre de l’Académie
Le rôle des « Think Tanks » dans la politique internationale : un demi-siècle d’expérience
30 novembreCérémonie d’installation d’Emmanuel de WARESQUIEL (sur invitation)
7 décembreHubert VÉDRINE
Ancien ministre des Affaires étrangères
De François Mitterrand à aujourd’hui : la transformation du monde et du rôle de la France
14 décembreLe Président de la République et protecteur de l’Académie, Emmanuel MACRON, sous la coupole en présence du corps diplomatique
(sur invitation – à confirmer)
Réflexions sur dix ans à la tête de l’État : la France dans le monde
01 décembre 2025

Calendrier des séances de l’année 2026

Thème annuel : « Un monde en transformation profonde : de la déconstruction à la reconstruction de l’ordre mondial » sous la présidence de Jean-David LEVITTE Jean-David LEVITTE Les séances…

01 décembre 2025